‹ Les mines et usines en 1889Chapitre 66 sur 199 · ACIER TRÈS DUR · texte numérisé non relu

ACIER TRÈS DUR

Résistance 80 à 90 k.

Allongement 10 à 5 0/0

USAGES

Rails — ressort — limes — outils tranchants — scies — fleurets de mine.

Nota. "- Les aUongementt sont mesurés sur 0 m. 100 de longueur.

Nous terminons là cette étude partielle et nous reviendrons aux autres établissements de la Société, en temps et lieu. Nous avons voulu seulement ici donner la notion de 1 existence d*un établissement modèle, peut-être unique, où les conditions du laminage étaient comprises de façon à donner le prix de revient minimum.

370 ROMAIN SARTIAUX

IMLédalUo dL'i%^ rasent

ROMAIN SARTIAUX

Établissements Métallurgiques et Industriels

D'HKltfliy-IilÉTARD

Dans le palais des machines, au centre de la classe 48<, lace à Texposition des mines de Courrières se trouve l'exposition de M. RoMain SartiMiix. Elle est remarquable. Exclusivement mais abondamment composée de berlines et de ix)ues de berlines, elle occupe un grand emplacement horizontal ainsi qu'un grand panneau vertical. Sur ce dernier sont disposés en trophée tous les accessoires de la berline, essieux, roues, crochets, coussinets..., etc. Ces différentes pièces sont arrangées arec goût. La maison Sartianx ne s'occupe que de la fabrication des berlines en acier, aussi est-elle en ce qui concerne cet article d'une compétence supérieure et incontestée. Elle a exposé non pas des modèles de oerlines, mais les berlines elles-mêmes; c'est bien plus concluant.

Nous voyons d'abord les types adoptés par les différentes mines du NoM et du Pas-de-Calais :

Berline de Nœux d'une contenance de 0 mc,600

— de Douchy 0 557

^ — de Courrière 0 592

— de Béthune 0 580

— d'Anzin 0 480

; — de Lens 0 580

— de Bruay 0 560

— de l'Escarpelle 0 513

— de Bourges 0 550

Les types galvanisés sont très remarqués.

Puis viennent les trains montés^ rôties^ essieux ^ coussinets^ pièces d*attelage dont les types sont adoptés par les sociétés de mines suivantes :

Vicoigne et Nœux^ Lens, Courrières^ Bourges (fosse Saint- Louis et fosse Sainte-Henriette), Bruay, Meurckin, Carvin^ BéthunCj Escarpelle, Anzin^Ferfay, Ltévin, Drocourt, Mar- Les et Douchy.

Uns brouette en acier fondu, très légère attire également l'attention.

^ Trois types de godets de norias pour le lavage des charbons

(mines de Vicoigne et Nœux) en tôle perforée ou uon sont à citer.

Dans le groupe des forges du Nord nous voyons :

1 berline, type des mines de Drocourt.

1 train monté, type des mines de Douchy.

1 train monté, type des mines de Liévin.

Après examen attentif de cette exposition on est bien convaincu, comme nous Tavons dit plus haut, que Ton se trouve en face d*un spécialiste dont la compétence et l'expérience en la matière ont été reconnues par 1 industrie minière.

Hiiloriqae et ConsUitimec.

Les Etablissements métallurgiques et industriels fondés en 1886 à Henin- Lié tard , par M. Sartlanx. au centre du bassin houillier du Pas-de-Calais, à proximité de celui du Nord, ont été créés en vue de la fabrication spéciale de la berline en acier, et du montage des trains en acier fondu.

Dès 18*73, M. Sartiaax, convaincu des avantages que donnerait remploi de l'acier, au lieu et place du bois dans la construction des berlines, fit faire des essais par des Sociétés de diarbonnage belges. Depuis, ces Sociétés ne se sont plus servi que des berlines en acier. C'est seulement en 1884 que les premières berlines en acier fondu ont été mises en service sur les instances de M. Sartlaux, dans les mines du Nord et du Pas-de-Calais. Avant cette époque, les Compagnies houillères de ces deux départements n'employaient que des berlines en bois, sauf à Anzin, à TEscarpelIe et à Meurchin, où la berline en fer était déjà en usage.

A cette époque, M. Sarilanx, obtint de la Société des Aciéries d'Imphy dont il était alors le représentant, qu'elle entreprit cette fabrication, et dans une seule année elle en fournit 2,650 à différentes Mines du Pas-de-Calais.

En 1886, la direction d'Imphy ayant résolu de cesser cette nouvelle fabrication en raison des ft*ais de transport et des prix de revient trop élevés, M. Sartiaax, n'hésita pas à prendre la suite de l'affaire. Il monta à Henin-Liétard une usine pour la fabrication spéciale de la berline en acier fondu, convaincu qu'il était, des avantages importants de son emploi dans les mines.

Ses prévisions ont été justifiées et même dépassées, car cette usine qui date de trois^ans, a déjà livré à la consommation :

12,107 berlines en acier fondu.

18,730 trains montés en acier fondu.

36,600 roues alésées d«

49,764 coussinets d«

Produisant un tonnage dé 3,Sî5,974 kilogr.

Pour un établissement naissant» c'est un beau début comme on voit.

Le succès de la berline en acier tient à ce que son prix est à peu près le même que celui de la berline en bois. Sa contenance, sous un même volume, est supérieure de 40 à 50 litres.

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La durée d*une berline en bois est en moyenne de trois ans ; la berline en acier reste en service hait a dix ans quand elle est galvanisée et six à huit ans quand elle est seulement goudronnée. Les frais d'entretien d'une berline en bois sont annuellement de 10 à 13 francs; l'entretien d'une berline en acier coûte environ 0 fr. 50 la première année, 1 franc la seconde et 2 francs par an pendant les années suivantes.

Quant aux trains en acier fondu, leur essai n'est plus à faire. Depuis 1871 que la maison Nartlans. les a introduits en France et en Belgique, leur emploi s'est universellement répandu.

Elle a joint à cette fabrication spéciale celle des wagons à caisses pour le transport du charbon, des wagonnets^ des tombereaux et des brouettes tout en acier.

Les établissements métallurgiques et industrie Is d'Uénln Liéiard occupent une superficie de 2 hectares dont 6,000 mètres carrés sont couverts.

Les ateliers sont actionnés par une force motrice de 50 chevaux et emploient un personnel de 90 à 100 ouvriers ou employés. Ils contiennent 16 forges et 3 fours alimentés par un ventilateur, 8 tours, 4 poinçonneuses, 1 cisaille poinçonneuse, 10 machines à percer et une presse hydraulique pour l'emmanchement des roues.

Nous terminerons cet article en donnant le bilan du dernier exercice du 1«' janvier au 31 décembre 1888 :

5,250 berlines en acier fondu, 11,552 trains montés en acier fondu, 23,377 roues alésées non montées en acier fondu, 31,369 coussinets en acier fondu.

Le jury des récompenses a reconnu, et c'était justice, l'impoi-tance des établissem,ents m,étallurgiques et industriels a'HéBlB-Liéuird en accordant à leur directeur-propriétaire une IIéd»ille d'Ari^ent.

OrandL I^rlx

SOCIÉTÉ DANDOT-MAHiliARD, LUCQ ék C*

M. VAUTIER, administratenr-gérant

MAIJBEUCIE (Mord)

Nous avons appris avec regret la mort de deux des trois administrateurs-gérants de la Société Dandoy^ Maillard, Lucq et C'S MM. Dandoy Haiiiard et Ch. Laeq.

Le troisième administrateur M. A. Vantler, qui avait succédé à son père en 1883, reste seul gérant de cette Société.

On a beaucoup remarqué la belle exposition de cette manufacture d outils dans la galerie des machines, aussi le jury a-t-il décerné à cette maison un Grand Prix et deux Médailles d'Or.

Les usines sont situées dans le nord de la France : Maubeuge, Perrière- la-Grande et Rousies.

Nous la voyons s'étaler premièrement dans la classe 45, sur une surface murale de plus de 60 mètres carrés et sur la paroi qui se trouve du côté de la galerie des Machines, du coté de l'avenue de Labourdonnais.

Elle brille autant par la beauté et le fini de ses produits que par la grande variété des types présentés.

En effet, dans cet immense cadre, nous voyons rangés en panoplies tous les petits outils manuels que l*on voit dans un atelier de constructions mécaniques: fllières, filières à plaques avec taraud et coussinets, alésoirs, clefs parisiennes, clefs anglaises, clefs à fourche, clefs à molettes, cliquets simples, cliquets montés, marteaux, petites foreries à main , étaux à main, etc.; enfin, tout ce qui constitue l'outillage et la quincaillerie

Tout en haut et formant guirlande sur toute la longueur, allant en décroissant de chaque coté jusqu'au centre, nous voyons suspendus par leur crochet toute une série de mouflos à deux et trois poulies Dans le milieu, se détache la îiiarquo(»n forme de cachet rond, au pourtour de laquelle émergent en rayons, des clefs anglaises, des cliquets, et des tourne à gauche de toutes les formes et grandeurs. Au-dessous e; disposés en arcs de cercle une foule de petits étaux à main et à agrafe, des filières, f te, le tout couronné par un diadème art de piècers de tour ô *puis le plus petit jusqu'au plus gros

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En basse trouvent trois tableaux dont deux carrés placés de chaque côté. Le troisième, de forme rectangulaire, se trouve au milieu. Dans ce dernier Ton voit des gammes de mèches, des forets cylindriques et à hélice, des tarauds ordinaires et aléseurs, des filières coudées et polies, des filières ordinaires, des ôquerres ordinaires et à chapeaux, etc., pour ajusteursmécaniciciens. Au-dessus de cette vitrine et sur son cadre même, est alignée une collection de poupées de tour .

Dans les deux tableaux de droite et de gauche, les yeux sont attirés par le miroitement de deux grands soleils formés avec des broches de métiers à filer, autour desquelles semblent graviter dans un ordre parfait tous les ustensiles employés dans les filature. C'est, parait-iK avec la fabrication des pièces détachées pour la filature que la maison a commencé. Nous verrons plus loin qu'elle est arrivée à produire dans ses ateliers les plus fortes machines-outils employées par l'industrie métallurgique.

Au-dessus de ces deux cadres sont rangées sur des marches allant jusqu'au faite, de petites machines à percer et à fraiser, marchant à manivelle et au moteur.

En bas et contre la manivelle sont rangées, dans un alignement militaire, deux séries d'étaux d'atelier, à pied en fer battu et une rangée d'essieux avec leur boîtes, à graisse et à huile ; dans le milieu un gros étaux de forge

De chaque côté, une collection de cisailles et de poinçonneuses. En avant et dans le milieu, se trouve un petit tour parallèle muni de tous ses ustensiles et accessoires, a droite de ce tour, une machine à refouler ; à gauche, une machine à cintrer, puis rangés dans les espaces libres des enclumes petit modèle, des bigorgnes, des vérins, etc.

€immme &•• — Motears m Tapeur

Dans la classe 5â, cette Société nous montre en deuxième lieu un groupe de petits moteurs à vapeur verticaux et horizontaux fixes et demi-fixes. Cette exposition située à peu près au milieu de l'allée centrale de la galerie des machines côté de l'Ecole militaire, occupe une surface horizontale de trente mètres carrés environ ef est composée principalement de:

1 machine verticale de la force de 2 chevaux. 1 — horizontale — 2 —

Parmi ces types exposés, nous remarquons la machine horizontale de G cnevaux, ce modèle est monté sur un socle en fonte formant réservoir pour l'alimentation ; à côté est placé la petite machine verticale de 2 chevaux. La forme générale de cette machine est gracieuse et élancée; elle n'occupe horizontalement qu'une surttice luinima.

Ces moteurs que la maison construit de la force de 2 à 19 chevaux vapeur ont été étudiés de manière à satisfaire 1«« besoins d« la petite industrie.

CTIoMie ftS.— MarliinfHi-Outils ^ ]fl»ehiiies h pereer

Dans la classe 53, troisième exposition. Cetto dernière occupe une surface horizontale de 160 mètres carrés. On a condensé dans cet espace les plus beaux tjpes aussi variés que nombreux des machines-outils construits dans les ateliers. Nous n'entreprendrons pas de les décrire tous, quoique tous méritent d'être cités (il y en a une cinquantaine) nous ne parlerons que des principales machines ou do celles présentant un caractère particulier ou de nouveauté.

Occupons-nous d'abord des machines à percer, il y a en a 12 toutes de force et de types différents.

En voici une pourtant pou vant percer 80 "»/" et alésant 200 ■/". Cette machine à percer est supportée par un fort bâti en fonte, elle est munie d'un monte et baisse à crémaillère, le porte-plateau se déplace ; elle est à double vitesse à cône. La pression est automatique et continue et à déclenchement instantané ; la distance au forêt à la colonne est de 600 «/", et le diamètre du plateau 675 "»/«, son poids total est de 2,225 kilog.

En voici une autre plus élégante, plus légère, d'une disposition toute spéciale, et dont le modèle est déposé, elle fait le même travail que la précédente ou à peu de chose près puisqu'elle perce 80 "/*", alèse 200 "»/»» et ne pèse que 1,200 kilog. environ.

Puis viennent les machines à percer spéciales ; voilà une machine à percer portative à engrenages^ puis une machine à percer, radiale universelle (système ThorDe) breveté en France et à l'étranger. Ces machines ont l'avantage de percer dans toutes les positions et inclinaisons possibles. Quelle que soit leur position, elles ne cessent de fonctionner par le moteur. Le contre-poids tendeur permet de percer à une très grande distance de la transmission ; elles peuvent percer depuis 25 jusqu'à 60 millimètres. Ces machines à percer sont très légères, très portatives, tenant très peu de place, le poids de la plus forte n excède pas 280 kilog.

Voici ensuite deux modèles de machine a percer ou forerie à pédale, l'une pouvant percer 6 millimètres et l'autre 12. Ce type de machine peut marcher au moteur en ajoutant deux poulies sur l'arbre du volant.

Pour clore la série de ces machines, citons encore une belle machine à percer radiale. Son bâti en fonte est solidement monté sur une plaque de fondation, la pression et le relevage du bras se fait par un mouvement automatique. Voici d'ailleurs les principales dimensions de ses organes :

Plus grand rayon 2™ 000

Plus petit rayon 0 700

Course du porte-forêt 0 500

Diamètre cfu porte-forêt en acier 0 080

Distance comprise entre la plaque et le

porte-forêt dans sa plus haute position 1 750

OoartHTertioalc du bras.. o ooo

Poids toM do la maoblno i S.07B kilog.

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Maeliines A ciitlrer

Nous voici maintenant devant les machines à cintrer. Nous apercevons une machine à cintrer les cercles de roues ; puis une machine à cintrer les fers spéciaux, tels que : cornières, simple T, double T, fers sur plat et sur champ, fers ronds et fers proUlés. Son bâti est en fonte, ses cylindres en fer trempé, la pression se fait en-dessous. Cette machine possède une ais-

Sosition spéciale pour cintrer droite à fro d les cornières eux par deux. Cette machine est très robuste ; son poids total est de 620 kilog. Voici d^ailleurs le travail que l'on peut faire avec elle.

On peut cintrer :

Des fers plats de 175 «■/"» sur 46 "/". Des fers a double T, sur champ de 100 "/"^ de hauteur.

— sur plat de 175 *"/"» de largeur.

— jusqu'à 70"*/".

Nous voyons également une machine à refouler et à cintrer les cercles de roues, bâtis d'une seule pièce. Cette machine se fait flxe ou transportable, c*est-à-dire que les quatre pieds peuvent se fixer sur un bâti ou être montés sur roulettes.

Maehiites A percer et enr^jer les moyeiix des roues

Voi(H une machine spéciale; c'est une machine k percer et enrayer les moyeux des roues, système Gonin (brevetés, g. d. g.)

Cette machine est garnie d'un appareil diviseur pour percer et mortaiser les moyeux ; de plus, au moyen d'une table plate montée sur l'axe porte-moyeux, on peut percer et mortaiser toutes les pièces de charronnage ; elle possède aussi un buttoir d'inclinaison pour enrayer, qui favorise le tracé des tenons sur les rais au moyen d'une règle que l'on appuie sur une petite équerre fixée à* l'extrémité de la machine.

Cisf%illee et Maeliine m étmnper

Voici également une Cisaille double, permettant de cisailler des tôles de 15 m/m d'épaisseur à 600 m/m d'un côté, et des cornières jusqu'à 100 ra/m d'ailes de l'autre c'^té. Le poids de cette machine est de 6,500 kilog.

Disons deux mots en passant d'une nouvelle machine à étamper, forger, cisailler, poinçonner, marchant à bras, système Veraet, breveté s. g. d. g., étamçantde 5 à 50 in/ra, cisaillant à ft*oid 10 m/m, épaisseur maxima, poinçonnant 10 X 10 maxima.

Cette machine d'invention récente a pour but de perfectionner et simplifier le travail des petites pièces de forge, et d'en diminuer la main-d'œuvre surtout lorsqu'elles se présentent en assez grandes quantités ; elle économise le (rappeur, ce qui est un grand point dans les ateliers où il n'y a pa^ il'hommes spéciaux et chez les ouvriers travaillant seuls.

La cisaille rend de très grands services pour couper à froid et à chaud.

L'outillage d*étampage est en fonte ordinaire et peut être fait par tous les fondeurs.

Le montage de ces outils sur la machine se fait instantanément et sans aucun tâtonnement.

L'étampe supérieure est montée avec une vis de pression et celle inférieure se pose dans deux tenons et du premier coup.

Le réglage des forces et épaisseurs à étamper se fait par un simple coin à vis.

Avec cette machine on peut étamper rond, carré, ovale, 6 et 8 pans, demi-rond, cône, ooules, etc., etc.

Avec des étampes déforme on peut aussi étamper des feuilles, rosaces, embases, lances, goigons, etc., enfin de quelque forme que ce soit puisque c'est une question d'étampe.

Cette machine est donc indispensable à tous les corps de métiers travaillant les métaux.

Citons encore :

Poinf onneiises % T»raadeases % Éteaix et inaeliines m rahotery eic«

Une poinçonufiLse simple pour tôles et fers; elle est fabriquée tout en acier.

Une poinçonneuse à deux leviers portative à grande ouverture, spéciale pour chantier.

Z7nc2)otnçonnei£se-cisai//e fonctionnant à bras ou au moteur. Poinçonnant en bas et cisaillant en haut ; cisaille oblique pour ébarber des tôles et couper de longues barres ; le débrayage se trouve çlacé sur le devant, de plus les poinçons et matrices peuvent être disposées par Ter cornière et fer à double T.

Une poinçonneuse-cisaille à triple effet, poinçonnant et cisaillant la tôle sur le devant et coupant dans le milieu les fers en barres, plats et carrés, ronds et cornières, fonctionnant à bras ou au moteur.

Etau à pied, à boite filetée et à rotule sur le devant, monté sur établi roulant, spécialement employé par les entrepreneurs de serrurerie, mécaniciens, chaudronniers, etc.

Une machine à tarauder^ pouvant fonctionner à bras ou au moteur, à deux vitesses, montée sur bâti formant réservoir d'huile, avec appareil porte-coussinets à rappel droite et gauche, ou appareil porte-lunettes; cette machine peut tarauder 20 m/m.

Un ètau' limeur, pouvant fonctionner à bras ou au moteur; table monte et baisse, étau parallèle, cône de renvoi.

Un é tau-limeur ne marchant qu'au moteur. Il est monté sur un banc de 3 mètres; il peut raboter automatiquement les surfaces horizontales, verticales ou inclinées, il est garni de deux tables mobiles, d'un étau parallèle avec mors en acier.

Un autre étau- limeur double monté sur un banc de 34,500 marchant au moteur.

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La course des outils est de 550 m/m.

La course sur le banc, 2m ,000.

Distance maxima entre les deux outils, 2m,500.

Hauteur sous les outils, 0,525.

Les mouvements des deux outils sont indépendants Tun de l'autre.

Trots machines à raboter : les deux plus faibles marchent au moteur ou à bras; la plus forte fonctionne au moteur seulement. Cette dernière est 'à crémaillère avec mouvement automatique du porte-outil dans tous les sens.

La course est de 2.100

La largeur 750

La hauteur sous l'outil TfSO

Deux machines à mortaiser dont les trois mouvements sont automatiques.

Trois machines à fraiser^ dont la plus forte réalise tout ce que Ton a pu faire jusqu'à ce jour comme force de machine et ingéniosité de mouvement ; c'est la machine à fraiser universcLle et elle mérite bien son nom. Elle est verticale à plateau mobile, et tous ses mouvements sont automatiques, réversibles, longitudinaux et transversaux ainsi que son déclanchement.

Sa course longitudinale est de 2",500, la largeur entre les montants est de 1"»,500, la hauteur sous la fVaise de l«n,200, et elle est d'un poids approximatif de 13,000 kilog.

Nous voici maintenant en face des tours :

D'abord deux petits tours parallèles d'amateur à fileter et cylindrer mécaniquement. Ils sont montés sur bancs coudés^ en fonte, rabotés et dressés, ils fonctionnent au pied et à bras, et ils sont munis de changement de marche pour fileter à droite et à gauche.

Voici un tour parallèle qui ne laisse rien à désirer, soit comme dispositif de mouvement, soit comme force. Les ressources de cet outil sont nombreuses, qu'on en juge :

Il peut fileter par vis et cylindrer par crémaillère^ il est avec changement de nnarche sur la pou'sée^ il possède un mouvement transversal pour surfacvr^ la poussée mobile est à pression automatique pour percer et aléser, il est monté sur un banc rompu ordinaire de 6^00 de longueur^ et a 0^^400 de hauteur de pointes.

Toutes les machines que nous venons de décrire, un peu trop rapidement peut-être, ont été fabriquées dans les usines de fa Société situées à Maubeu^e, derrière- la- Grande et Housses comme nous l'avons déjà dit et sous l'active et intelligente surveillance de Messieurs â>ae4 et Vaotler, administrateursgérants.

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