‹ Les mines et usines en 1889Chapitre 67 sur 199 · HI8TORI01JE · texte numérisé non relu

HI8TORI01JE

L'origine des établissements de cette Société remonte à 1816. On le voit« c'est de la noblesse industrielle.

Les pièces détaohéas de métiers de fHatures (Mrloatlen qn*eUe oontlnae toujours) tarent un débuu.

En 1819, la Société créa à Maubeuge, la fabrication de Toutillage connu, depuis cette époque, du monde entier, sous le nom d'articles de Maubeuge (clefls dites anglaises, filières, outils à métaux, etc., etc.).

Ces établissements, longtemps seuls, virent, par la suite, s'élever autour d'eux diverses usmes concurrentes qui,ensemble, ont contribué, dans une très grande proportion, au bien-être et à la prospérité de la contrée Les ouvriers employés aujourd'hui dans le pays, pour la fabrication de Tindustrie qu'elle a créée, peuvent s'évaluer de 2.500 à 3.000.

En 1855, elle a ajouté à sa fabrication les machines à travailler les métaux, et elle a successivement créé de petits modèles à bon marché, de machines à percer, à cintrer, à poinçonner, à cisailler, à refouler, tours, etc., etc., d'un prix accessible aux petits ouvriers des villes et campagnes, serruriers, mécaniciens, charrons, maréchaux, etc., etc.

MM. Dandoy-Haiilard, Laeq et C'*, ont donc été, sans conteste, les promoteurs et vulgarisateurs de la machine-outil, dans les petits ateliers où l'ouvrier ne travaillait qu'à la main et ils ont réussi au-delà de leurs espérances puisqu'il y a SO ans, ils faisaient à peine cinq cents machines par année, tandis qu'aiyourd'hui ils en produisent dix mille au minimum.

Ils ont donc aidé alors, et ils aident encore dans de très grandes proportions, les ouvriers du monde entier, qui ne peuvent s'approvisionner d'outils à bon marché, chez les grands constructeurs, car leurs machines-outils allient le bon marché à la bonne fabrication.

Ils ont dû, pour arriver à ces résultats, créer un immense outillage perfectionné pour la fabrication mécanique.

Cet outillage leur a permis de lutter contre toute la concurrence étrangère, même contre celle des Allemands qui, après avoir copié servilement leurs modèles, n'ont pu lutter avec eux comme précision, car ils fournissent toujours ces derniers et pour un chiffre important.

En dehors de l'outillage de fabrication considérable et perfectionné et la variété des modèles que ces Messieurs possèdent, ils ont dû s'organiser fortement pour l'écoulement de leurs produits. C'est pourquoi ils ont des voyageurs^ des représentants et des dépôts sur tous les points du globe,

La production annuelle se répand dans les pays suivants : France et Colonies, Angleterre, Belgique, Hollande, Suède, Allemagne, Autriche, Russie, Turquie, Espagne, Portugal, Italie, Sud Amérique, Indes, Australie, Chine et Japon.

Le chiffre d'affaires, il y aSO ans, n'était que de 1.200.000 fr., il est aujourd'hui de 8.000.000 û*.; c'est une notable majoration et ils comptent l'augmenter encore par suite de l'extension prise, dans leurs usines, par les nouveaux ateliers de construction de grosses machines-outils qu'ils ïournissent actuellement aux grandes industries, à la Marine, aux Directions d'artillerie et aux Compagnies de chemins de fer.

Depuis deux ans, ils ont également adjoint à leurs usines, un atelier spécial pour la fabrication des petits moteurs à vapeur de 3 à 18 chevaux. Ils en ont étudié les modèUs dans le in^me ordre dMdèei qa« lei maotaines-outlli. Ili roulent Tulgariier le petit moteur que les Industriels, oonitruoteuri

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et chaudronniers iï*ançais étaient obligés d'acheter, jusqu'à ce jour, à l'étranger. La faveur marquée avec laquelle ces petits moteurs ont été reçus dans le monde industriel a justement couronné de succès leur heureuse tentative.

La Société occupe un personnel de 1,000 ouvriers. Les usines de Meubeuge, Rousies et Ferrière-la-Grande ont ensemble une superficie de 35,000 mètres carrés; elles sont mues par deux turbines et 5 machines à vapeur, ensemble 300 cbevaux.

MM. Dandoy-Malilard, Laeq et Tautler ont donc augmenté

Erogressivement leur outillage, et, par suite, leur production, eurs ouvriers sont, pour la plupart, à la tâche, et leur salaire est presque douolé depuis 20 ans, bien qu'ils aient dû réduire les prix de vente dans une notable proportion, afin de lutter contre la concurrence étrangère, et c'est avec leur outillage perfectionné qu'ils ont pu arriver à ce résultat et rester les maîtres du marché.

Ils se sont toujours imposé les plus grands sacrifices pour procurer du travail à leurs ouvriers. C'est ainsi qu'en 1848, ils ont fabriqué des armes de guerre pour la France, la Turquie et le Mexique et que, pendant la guerre de 1870-71, ils ont continué leur fabrication sans en avoir l'écoulement.

En outre, ils ont (onde, dès 1854, une caisse de secours qui assure aux ouvriers les soins du médecin, les médicaments et une allocation journalière pendant la maladie.

Leurs produits variés out figuré à neuf expositions et ils y ont remporté les récompenses suivantes :

1849, Paris, médaille d'argent; 1851, Londres, médaille de prix; 1855, Paris, médaille de 1" classe; 1859, Rouen, médaille dor; 1867, Paris, 2 médailles d'argent; 1869, Amsterdam, médaille d'or ; 1873, Vienne, médailles de Mérite et de Progrès; 1878, Paris, médaille d'or et 2 médailles d'argent: 1885, Anvers, médaille d'or.

Le Jury de 1889 reconnaissant les progrès continuels et suivis accomplis par cette société depuis 73 ans, et voulant récompenser dignement les services qu'elle a rendus à la petite industrie, en construisant pour ses besoins, et en rapport avec ses moyens, des machines-outils et surtout des petits moteursy lui a décerné la plus haute récompense, un Grand Prix et deux JHéilailleii d'Or ! Ceci se passe de commentaires.

IVIédaille dL'j^r*seiit

U: BLANC, GEOROI ék C'«

Société des Usines Métallurgiques

de HARQUISE (P«»-de-C»l»i»)

Cette exposition couvre horizontalement un espace de plus de quarante mètres carrés, classe 41. Dans ce milieu rdstraint, TU les grandes dimensions des pièces exposées, la Société des usines métallurgiques de Marquise a réuni des spâcimins de fonderie aussi remarquables par leur grandeur et leur poids que par le âni de leur exécution.

Sur la table (à droite) recouverte d'un tapis vert, se trouvent deux vitrines fermées : dans la première, quatre échantillons de minerais servant à ces usines ainsi que trois échantillons de coke en provenant; dans la seconde, six échantillons de fontes de Marquise, depuis la fonte truttée à gros grains, jusqu'à la fonte blanche à grains fins, pins une collection de dix flacons de verre contenant un échantillon de sables employés au moulage des pièces aux fonderies de Marquise.

La façade donnant sur Tallée centrale est composée de spécimens de tuyaux coulés debout, moulés mécaniquement ; ces tuyaux sont des systèmes Ville de Paris et Somzée. Il y en a àe toutes les dimensions, depuis 30 ">/'» jusqu'à 1 m. 40 de diamètre ; la longueur varie suivant la destination, de 1 m. 30 à 5 m. 20.

Autour, nous voyons des tuyaux de descente et dauphins, des poulies et engrenages.

De chaque côté , des articulations de gazomètres avec eolonnes et genouillères ; à gauche, des colonnes ornées et des chapitaux d'une belle facture.

Remarqué, une embase de colonne employée à la construction des galeries des Beaux- Arts et des Arts libéraux, car cette Société a apporté sa cote part à l'édification de notre Exposition.

Puis, émergeant au milieu de spécimens de borne s-fontames, trappes de regards, coussinets de chemins de fer, on voit s'élever de très beaux types de candélabres.

Un bollard pour amarrage dans les ports; un tin pour formes de radoub.

Au milieu dd la foçade ^i donne sur l'allée centrale, pos-j

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