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OBTURATEUR AVEC TIROIR DEMONTE

La figure 5 montre la forme des barrettes de la glace et de la grille mobile. Il est à remarquer que quand les ouvertures sont fermées, le contact ne s'établit que sur une bande dorée de quelques millimètres de large, de sorte qu'aussitôt que la grille avance, tout contact cesse. Aussitôt la vapeur passe au-dessous des barrettes de la grille mobile, qui se trouve ainsi dégagée de touta pression, ainsi que toutes les articulations.

Nous avons donc des tiroirs parfaitement équilibrés.

Il résulte de ce qui précède que le pretnier déplacement

ETABLISSEMENTS DE QUILLAOQ

(c'est-à-dire alors que les barrettes sont en contact) se produit pendant que le triple système de leviers est vers son point mort, dans toute sa puissance prescju illimitée, mais qu'au moment où l'ouverture doit être activée, toute pression a cessé, et que cette ouverture s'opère presque instantanément avec un effort à peine sensible. Il ne reste plus en effet que les points de contact laissés pour assurer la stabilité du tiroir.

Par suite aussi, au moment oii le contre-poids doit suspendre l'introduction, le tiroir n'oppose pour ainsi dire aucune résistance, et son action est assurée, bien que le contre-poids et ressort n aient qu'une force de quelques kilos.

En fait, tous ces mouvements peuvent être mus à la main très facilement, comme dit plus haut, même dans les machines les plus puissantes, et sous les plus fortes pressions ; aussi le même régulateur peut-il être employé pour des machines de forces très différentes, bien qu'il ne poit pas plus puissant que le régulateur d'une machine à tiroirs ordinaires de quelques chevaux.

(Fig. 5)

Un des avantages les plus remarquables de la disposition décrite ci-dessus consiste en ce que chaque tiroir et son mouvement, sont portés sur une pièce indépendante, simplement placée dans le cylindre, sans l'emploi d'aucun boulon, sans chapeau, et sans aucune sorte de calfat, de sorte qu'un simple coup sec d'une masse en bois, à la petite extrémité de cette pièce ou support conique, permet de retirer tout le système qui peut être visité, réglé ou réparé, s'il y a lieu, sur l'établi même et remis en place dans quelques minutes, ou mé:ne remplacé par un système de rechange pour éviter tout arrêt.

Ce fait Inique peut, à lui seul, établir la supériorité de la machine \\ heelock. Il doit être remarqué aussi que le cylindre n'a à supporter aucune usure du fait de la distribution.

L'examen tle la ligure 2 montre que le tiroir d'échappement est relevé jusques dans les couvercles même du cylindre, l'espace nuisible se trouvant ainsi réduit à 1 ou 1 1/2 b/0 au plus.

Entin, comme dans l'ancienne machine Wheelock, on peut, eu cas de besoin, marcher à simple effet avec les seuls dlstri" buteurs loit d'avant, soit d'arrière.

Remarquons enfla que cette distribution peut être appliquée à tout système de machine à vapeur, notamment aux machines Corliss de tous les genres.

Telle est la description de cet organe curieux qui a fiait dire au jury dans les fameuses expériences qui eurent lieu à Cincinnati.

La machine Wheelock est un type unique en son genre, avec ses obturateurs placés dans le cylindre et dans le même plan.

Cette machine est une merveille de solidité et de simplicité, et nous pouvons dire d'originalité, car la plupart des mouvements sont spéciaux au constructeur. Quelques ingénieurs avaient hésité à reconnaître M. Vheeloek comme tenant le premier rang parmi les constructeurs de machines à vapeur, mais le rapport publié sur sa machine et déduit d'expériences sérieuses, lui assure la plus grande considération et le plus grand respect.

ReoMirque* générmlem «ur 1» ntaeltiiie Tlie^lMiL

Cette machine si parfaitement étudiée est pourtant antérieure à 1875. Elle ne fut remarquée par le public que lors de l'Exposition de Tlnstitut Américain en 1875 La grande médaille (for de Progrès lui fut décernée, après de nombreux essais en concurrence avec les machines de première classe, les plus connues du pays. A l'Exposition du Centenaire de Philadelphie, en 1876, un'très beau spécimen de ce système flt une grande sensation ; sa construction fht examinée scrupuleusement, et la simplicité de son mécanisme, ainsi que l'élégance de sa disposition générale, furent beaucoup admirées, et commentées favorablement par les différents Ingénieurs de toutes les parties du monde.

Cependant, ce ne fut qu'en 1878, à la grande Exposition Internationale de Paris, que le public européen comprit qu'une nouvelle machine lui était présentée, supérieure sous beaucoup de rapports à tout ce qui avait été construit jusqu'ici. Devant un jury de vingt-trois des Ingénieurs les plus émments de tous les pays, la machine Wheelock fut placée en concurrence avec un grand nombre de machines les mieux classées parmi lesquelles se trouvaient des machines à déclic de différents types. Après les essais les plus minutieux et les discussions les plus approfondies, sans aucune influence que son propre mérite, il fut décerné à la machine Wheelock, le grana Prix si convoité, et le seul décerné à la machine à vapeur.

Mais il restait à l'Exposition Internationale des Meuniers, à Cincinnati, en 1880, à trancher la question de supériorité des machines à détente automatique. Etendant les essais à toutes les questions intéressant la machine à vapeur, les rapports des experts, documents les plus intéressants, placèrent pratiquement la € Wheelock » à la tête de toutes les autres machines, et elle reçut la récompense promise de 2,500 fï*ancs, représentée par une magnifique médaille d'or.

Les qualités les plus remarquables d'ailleurs de la « Wheelock > sont :

Sa Bimplicité de construction, sa réiistanee à Tusure et son Mtion économique i

392 ÉTABUSSEMENTS DE QUILLACQ

Sa régularité absolue de vitesse sous toutes les charges les plus variables ;

Ses obturateurs équilibrés, avec joints métalliques, sans calfats d*aucune espèce, et qui présentent, en raison même de leur construction, une facilité de mouvement remarquable (voire môme la possibilité de mouvoir à la main toute la distribution, sous pression, pour opérer les changements de marche et faciliter la mise en train ) ;

L'indépendance de ces obturateurs, qui permet en cas de réparation, de marcher sans obturateur de détente, et môme à simple effet ;

La réduction des espaces nuisibles à leur minimum (l/lOO* environ) par le fait d'une seule lumière à chaque extrémité du cylindre;

La forme si simple du déclic, permettant une détente instantanée ;

La grandeur exceptionnelle des lumières ;

Le mouvement si assuré et si rapide des obturateurs de distribution et leur faible course ;

La disposition de ces obturateurs permettant un règlement déterminé de Tadmission, de la compression et de Téchappement ;

La possibilité de les retirer, les visiter, les régler sur rétabli, et les remettre en place en quelques minutes ;

Le régulateur si parfaitement sensible et si efâcace, avec mouvement d'arrêt automatique en cas d'accident ;

La manière si simple et si effective de régler la vitesse de régime, par un simple écrou à main, et pendant la marche ;

La simplicité des détails, et les belles proportions de l'ensemble, ainsi que sa construction sijudicieuse;

Tous ces avantages concourent à faire de la machine Wlieelock un engin supérieur par son économie, remarquable par la régularité absolue de sa marche sous toutes variations de charge, avec le minimum de frottement, et l'accès facile à toutes les parties du mouvement.

21 Etats d'Amérique et plusieurs Nations Européennes l'ont adoptée. (Voir l'ensemble Fig. 6 ci-contre).

L économie des machines a détente automatique a été si bien établie, qu'il est inutile de faire toute autre remarque en faveur de ce système en général.

Les objections résultant de la complication de ces machines à détente automatique les avaient empêchées de devenir d'un usage général ; mais ces objections ont été surmontées à un point remarquable dans la machine Wheeloch, par la grande réduction du nombre de pièces, et par le groupement à l'extérieur de la chambre de vapeur, du mécanisme nécessaire à l'ouverture des obturateurs, de manière à rendre tout déranl<ement parfaitement visible.

Si nous avons insisté sur cette disposition si originale des machines Wheeloch, c'est qu'il nous a paru indispensable de signaler qu'une maison française, la maison de Qalilaeq était seule concessionnaire de tous les nouveaux periectionnements. Pour donner une idée de l'importance qu'attachait à ces perfectionnements l'ëminent mécanicien, il écrivait à M. de ftalllMq en 1888 :

« Avant de quitter TAngleterre, je désire vous engager for-

tu s

es

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tement à faire tous vos efforts pour transformer les machines de tous systèmes, et spécialement celles du type Corliss et iVheeloek, ancien système avec distributeurs coniques en machines du nouveau système.

« Je suis convaincu que vous rendrez ainsi de grands services, comme je Tai fait en Amérique. »

HISTORIQUE

Parlons maintenant des origines de cette maison bien française, de la maison Qaillaeq :

Les ateliers de construction mécanique d'Anzin furent créés en 1857, par M. de QulUaeq, alors seul intéressé. La surf^ice de terrain était de 4,235 mètres carrés, le nombre d'ouvriers occupés était de 80 à 100, et Toutillage restreint était celui nécessaire à la construction de machines et matériel de mines, de forces et de hauts-fourneaux, qui furent, à l'époque, la seule spécialité de rétablissement.

Depuis lors, les ateliers de Quillacq prirent une grande extension.

Ils occupent aujourd'hui une surface de terrain de 15,527 mètres carrés, le nombre d'ouvriers à été porté parfois à 600 ; une fonderie, une chaudronnerie furent établies, un embranchement de 300 mètres les relie à la gare d'Anzin, et Toutillage fut considérablement augmenté en vue de la construction de machines motrices perfectionnées, de ponts métalliques, matériel fixe de chemins de fer, etc., etc.

C'est ainsi que depuis trente-deux années qu'ils existent, ces ateliers ont livré, tant en France qu'à l'Etranger, même en Afrique et en Amérique, de nombreuses machines et mécaniques diverses, entre autres :

130 machines d'extraction formant à elles seules 22,700 chevaux de puissance.

Il existe dans le Nord 43 puits d'extraction, soit 43 machines, sur ce nombre les ateliers de Quillacq en ont fourni 29.

Il existe 61 puits d'extraction dans le Pas-de-Calais, soit 61 machines. Sur ce nombre les ateliers de Quillacq en ont fourni 30.

85 machines pour élévation d'eau dont quelques-unes de la plus grande puissance, soit pour l'épuisement des mines, installées directement ou souterrainement, soit comme machines élévatoires et distribution d'eaux; un grand nombre de ces derniers appareils ont été fournis à la ville de Paris.

70 grands ventilateurs pour mines (systèmes Guibal, Le miellé et Ser).

11 grandes machines soufflantes pour hauts-fourneaux; appareils Bessemer avec leurs moteurs hydrauliques ; des compresseurs à air ; appareils de lavage et de triage.

150 grues à vapeur et à main.

150 ponts fixes ou roulants.

40 charpentes métalliques.

Enfin, un grand nombre de machines motrices des types les plus parfeouonnési

Les ateliers 4. de QailUeq ont construit un certain nombre lie machines Sultzer.

Depuis 1885, ils ont traité avec l'Ingénieur américain, M. Wheelock, pour la construction de machines de ses deux systèmes : 1» celui breveté en 1878 à valves tournantes, et 2<^ celui breveté en 1885 (que seuls ils peuvent établir en France), à tiroirs plans équilibrés.

Les ateliers ont fourni déjà un nombre important de machines Wheelock des deux systèmes au ministère de la Guerre et aux industries privées.

Ils ont monté quatre puissants exemplaires du type Wheelock, dans la magnifique usine que la Ville de Paris a installé quai de la Râpée, 96. Deux de ces machines sont en service depuis peu de jours. — Elles peuvent être visitées en en demandant Tautorisation à M. Beeehmanii, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, avenue Victoria, 4.

H. de Qntllaeq est dans Tindustrie active depuis plus de cinquante ans, ayant débuté aux Mines d'Anzin, en 1838.

Nous avons toujours, au cours de ce travail, exprimé notre I profond respect pour ces Français qui, à Texemple des Seguin,

des Terpllleax, des Sehneider, des Petln-Gaadet, des Marrel, et tant d'autres, constituaient, par d^immenses services rendus, par la carrière longue et bien remplie, par le développement successif de leur œuvre, une sorte de noblesse industrielle, basée sur le travail opiniâtre et la suite dans Tidée. I M. de QuilUeq, on vient de le voir, est de la grande famille

des nobles du travail et il laissera un nom dans Thistoire de I la construction mécanique.

Orand I^rix

à POMPE Y, près Nancy (Meurthe-et-Moselle)

Le Grand Portail en Fer de la Classe 41

Le monde entier, c*est bien le cas de le dire, est passé devant ce portail merveilleux, à gauche et à rextrémité de la galeria transversale qui part du dôme central et mène à la galerie des machines.

C'est bien la métallurgie qui, en réalité a triomphé à TExposition de 1889. La Galerie des Machines, la Tour Eiffel, sont des œuvres stupéflantes où la grâce ne pouvait jouer aucun rôle. Il était donné aux Foripes de 1 Est, a la maison Foiild Dupont de Pompe.y, de réaliser une des merveilles de l'Exposition de 1889 qui restera dans le souvenir de tous.

Le grand prix n'est qu'une récompense classique qu'on ne pouvait augmenter, mais la véritable récompense bien plus haute, bien plus éclatante est celle que l'opinion publique a décernée dès le premier jour, c'est ce tribut d'admiration et de surprise enthousiasmée qui s'élevait autour de ce petit chef-d'œuvre toutes les fois qu'un groupe passait et s'arrêtait stupéfait en le contemplant.

Comment, en effet, supposer qu'avec une matière première unique, le fer, on aurait pu réaliser cette grâce architecturale, ce coup d'œil général artistique et flatteur, voilà ce qui ne peut s expliquer que par le goût artistique inné qui préside à nos conceptions industrielles.

Comment décrire cette merveille î

Essayons !

Quatre piliers carrés de plus d'un mètre de côté et de deux mètres de hauteur forment avec un entablement à corniche monumentale l'ossature de la porte de Pompey.

Entre les deux piliers du milieu, plus écartés, se dresse la

porte centrale, un plein cintre gigantesque supporté par d'élégantes colonnes doriques rondes, renflées au milieu, à chapiteau et à piédestal comme en un temple grec. De chaque cote deux autres portes, plein cintre également, avec colonnes de même ordre et de même hauteur. Le cintre du milieu seul est plus haut parce que la porte est plus large.

Qu'on jette sur ce tout, Tentablement horizontal à la hauteur d'un premier étage, qu'au-dessus de la porte centrale on imagine un triangle monumental — avec ornements colossaux au sommet du triangle, au-dessus de chacun des piliers et à Taplomb des clefs de Toùte des cintres — et Ton aura une idée générale de l'architecture du monument.

Mais ce sont les détails qui sont merveilleux.

A la naissance des cintres, c'est-à-dire à la hauteur des colonnes, quatre trophées monumentaux d'une grande simplicité, des boujcliers ronds, énormes, étincelants, d'où s'irradient en soleil toutes les barres polies qu'on peut imaginer, des tampons de chemins de fer, des essieux, que sais-je.

Et pourtant tout cela, au lieu de ressembler à un amas de quincaillerie, a un aspect sévère et presque guerrier donné par ces trophées.

Les piliers sont formés par des fers à T boulonnés, jointifs, de façon à donner la notion d'un corps plein.

Les hachures verticales de ces piliers sont interrompues tous les cinquante centimètres par des plaques losangées en tôle qui forment lignes horizontales soulignées encore par des essieux montés — au commencement et à la fin de chaque plaque losangée — et ainsi du haut en bas.

La façon dont sont construites les colonnes est très originale. C'est comme un faisceau de licteurs antiques renflé par le milieu et constitué par des verges de fer liées par des anneaux polis du meilleur effet ornemental.

L'ossature du plein cintre est formée par une poutrelle cintrée en demi cercle, entretoisée comme pour un pont, et afin de masquer les entretoises, suivant les rayons du cercle, des bielles de machines polies et brillantes alternent avec des plaques sombres.

Ces plaques supportent une tôle ondulée qui d'un seul morceau forme intrados de la voûte et vient se terminer aux chapiteaux des colonnes en volutes merveilleusement enroulées. C'est très simple et d'un très grand effet.

La haut, à l'entablement, des écussons polis auxquels pendent des attaches dé wagons comme autant d'astragales.

Mais le plus étonnant effet ornemental est donné par des bandes de tôles de vingt à trente centimètres qui font saillie sur le frontispice général et descendent en se recourbant, s'enroulant — suivant les courbes les plus gracieuses — depuis l'entablement supérieur jusqu'à la clef de voûte de chacun des pleincintres.

Ce sont tout à fait les reproductions des volutes et ornements du style Renaissance. On en voit de nombreux exemples dans la façade des églises italiennes ainsi que des vases aux formes arrondies et monumentales qui ponctuent le sommet de chacun des piliers et du triangle central.

Mais, la pierre ne peut avoir cette légèreté, cette hardiesse

de contours, les courbes folles que donne seul un métal malléable et docile sous la main du forgeron.

Bref, on aurait pu penser que l'architecte du portique de Pompey, — j'allais presqu'écrire Pompeï^ tant les grandes lignes de ce monument sont greco-roraaines — se serait laissé aller à la copie des maîtres forgerons du xvni» siècle un peu maniérés ayec leurs petits ornements, leurs fleurs forgées, et leurs délicatesses sans fin. Non, le forgeron de Pompey a fait u»e œuvre toute moderne, grandiose, avec les grands produits modernes, la cornière la tôle et les grands fers.

On reste yéritablement fraçpé après avoir examiné en détail ce chef-d'œuvre de la simpbcité des moyens employés et de la grandeur de Teffet produit.

Cet ensemble a été exécutd Au 8 janvier au P' avril ; il représente un poids de 73,000 kiIo|t^ et a nécessité 79,500 heure? de travail.

Le pays peut être reconnaissant à M^ f oold-Doponc do cette conception hardie et artistique, la France en a retiré certainement un grand profit et sa réputation sortira agrandie de cette épreuve si magistralement supportée.

Maintenant voyons la partie industrielle de cette exposition.

Objets exposés

En dehors du grand portail que nous avons décrit, entore les deux arcades latérales, M. Fould-Dapimt, avait exposé tous ;

les objets de sa fabrication : blocs de minerai de Ludres, laraN }

nés de toutes sortes, profilés, tôles, obus, etc., etc. Le large '

plat en acier qui entoure la porte mesure 500 mm. sur 9 mm. et 38 m. 45 de longueur. La tôle d'acier qui surmonte le tout mesure 20 mètres carrés de surface.

Mais ce qui nous a paru le plus intéressant, c'est de donner d'après Texcellent laboratoire de Pompey, les analyses des produits exposés. Les voici :

Coulée 138.— Cornière de 63" pliée en tuyau d'orgue :

Silicium, traces; soufre, 0.110; carbone, 0.090; phosphore, 0.019; manganèse, 0.135.

Coulée 138.— Cornière de 53™ pliée en carré :

Silicium, traces; soufre, 0.110; carbone, 0.089; manganèse, 0.130 ; phosphore, 0.024.

Coulée 116.— Cornière de 30" roulée en spirale:

Silicium, traces ; soufre, 0.80; carbone, 0.195; manganèse, 0.130 ; phosphore, 0.024.

Coulée 212.— Plat le plus grand :

Silicium, traces ; soufre, 0.033; carbone, 0.1C8; manganèse, 0.065 ; phosphore, 0.033.

Coulée 217.— Autre grand plat:

Silicium, traces ; soufre, 0.32; carbone, 0.167 ; manganèse, 0.063; phosphore, 0.032.

Coulée 142 — Grande tôle :

Silicium, traces; soufre, 0.085 ; carbone^ 0.128 ; manganèse, 0.115 ; phosphore, 0.016.

Coulée 142.— Grands emboutis:

Silicium, traces; soufre, 0.101; carbone, 0.350; manganèse, 0,090; phosphore, 0.033.

Tous les fers de la Tour Eiffel, 24 types de cornières ouvertes et fermées, en tout 7,056,909 kilog., ont été fabriqués et livrés par M. Fould Dupont. Les ponts démontables Eiffel sont en aciers laminés de Pompey.

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