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DESCRIPTION DES USINES

Ce qui caractérise rétablissement de M. Foald-Dnpom, c'est qu'il est à peu près le seul qui, dans le bassin de Meurthe-et- Moselle, prenne le fer à Tétat de minerai et le transforme complètement en produits souvent très finis et livrables à rindustrie. Ses établissements sont les suivants :

1" La mine de fer de Ludres ;

2" Les grandes forges de Pompey, connues du monde entier ;

3» L'usine d'Apremont ;

4*» L'usine à coke de Seraing ;

5<* Des exploitations de phosphates de chaux fossile ;

6*» Enfin, un dépôt important à Paris.

Passons en revue ces différents établissements, en nous servant principalement, comme pour Taza-Vlialn, des notes publiées par M. Flavien, ingénieur des arts et manufactures (1).

Mines de fer de liudres.

M. Foold-Dupont possède en Meurthe-et-Moselle, les concessions de Ludres, Lay-Saint-Christophe,Faux et Fleury, formant ensemble une superficie totale de plus de 20 kilomètres carrés.

Ces concessions sont desservies par chemins de fer.

La mine de Ludres est, en outre, à proximité du canal de l'Est, et elle peut expédier ses minerais par bateaux.

Le gisement de fer de Ludres est situe dans la partie supérieure de l'étage de Lias ; il appartient à la formation ferrugineuse oolithique à base d'oxyde de fer hydraté et à gangue argilo-calcaire, qui se développe si largement dans le département de Meurthe-et-Moselle et dans les pays limitropnes.

Les travaux d'exploitation ont été concentrés, jusqu'à ce jour, sur la couche moyenne ou couche grise^ dont l'allure est très régulière et dont la puissance atteint jusqu'à 2™ 20 : mais l'on a commencé, depuis quelque temps, des travaux d'aménagement dans la couche inférieure ou couche noire^ dont la puissance reconnue est d'environ 2 mètres.

Les calcaires ferrugineux, formant l'horizon supérieur de la formation oolithique, se rencontrent également dans le gisement de Ludres.

La composition de ces diverses couches est donnée par le tableau suivant:

Calcaires ferrurincux

Silice 9,00

Chaux CaO 25

Alumine AIW.. 6,00

Fer métallique..

Coache

Couche

moyenne

inférieure

(1) Les grandes usines de Turgan

Exploitation. — La couche moyenne est seule exploitée. — Des galeries parallèles et distantes de 200 mètres découpent la couche en plusieurs champs d'exploitation ; — sur Tune de ces galeries, dite principale, sont greffées des galeries en direction distantes de (50 mètres, découpant le champ d'exploitation en massifs. Les mineurs font usage d'une perforatrice à main qui diminue beaucoup la fatigue résultant du forage des coups démine.

L'exploitation a lieu à flanc de coteau, avec aérage et assèchements naturels, par deux sièges nécessités par la fac^on dont la concession a été découpée. Le second siège est relié au premier par un chemin de fer au jour ayant une pente, favorable au transport, de 5 millimètres par mètre sur 2 kilomètres.

Au premier siège se trouve, — avec les bureaux, ateliers, magasins et écuries, — la tête d'un plan incliné automoteur à protil sensiblement parabolique, de 550 mètres de longueur, descendant les wagonnets vers deux culbuteurs qui opèrent simultanément la charge du grand wagon sur le raccordement des voies delà Compagnie de l'Est.

Production. — La production a varié, suivant les besoins, de 90,000 à 147,000 tonnes. Les travaux de traçage et l'installation permettent une extraction annuelle de 300,000 tonnes.

Expéditions. — Les minerais sont expédiés à l'usine, par un matériel appartenant à la maison et composé de 85 wagons, dont 50 wagons de 10 tonnes et 35 wagons de 15 tonnes a caisse en tôle.

La maison Fould-Dupont est la première de la région qui ait construit un matériel spécial pour le transport des minerais. Elle a pu ainsi obtenir de la Compagnie des chemins de fer, qui n'avait plus à sa cliarge que la traction, des tarifs très réduits pour ces transports. Cet exemple a été suivi par les plus importantes usines de la région.

Personnel, «—La mine occupe de 100 à 150 ouvriers.

Logements. — Pour permettre aux ouvriers d'habiter sur les lieux mômes du travail dans une commune, peu importante avant l'essor de ces travaux miniers, deux cités ont été créées ; elles comportent 32 logements avec jardins et terrains de culture,

Economat, — Dans le but de régulariser les prix par concurrence, un dépôt de l'économat de Pompey a été mis à la disposition des ouvriers de la mine dont le personnel participe, — au même titre que celui des antres usines, — aux institutions de prévoyance dont nous parlerons plus loin.

lies Fori^es de Pompey»

Situation et arrivage. — L'usine de Pompey se développe dans un îlot formé par le chemin de fer de Nancy à Metz et la Moselle canalisée.

Les terrains ont une surface de 35 hectares dont 19 clôturés

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