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ses pensionnaires ne fut plus en 1864 que de 68, etcette même année-là l'établissement fut fermé.
Cestun décret de 1866 actuellement en usage qui règle définitivement les écoles de réforme.
Le chiffre des enfants envoyés dans les « reformatories » s'élève de 29 (en 1854) à 1896 (en 1877) pour atteindre son maximum en 1881 : 6738. Depuis cette époque la population des écoles de réforme descend graduellement, et le 31 décembre 1895 on n’en compte plus que 4816 (chiffres donnés par M. du Cane).
C'est en 1854 que fut créée la première école Industrielle de lAngleterre proprement dite (car il existait déjà en Écosse de nombreux asiles destinés à recueillir les petits vagabonds); elle fut installée à Feltham pour les mendiants de 7 à 14 ans, par un groupe de magistrats du comité de Middlessex.
La loi de 1857 s'applique à l & industrial school » comme elle s’appliquait à la «reformatory school », et le même décret de 1866 règlemente aussi ces établissements. Quelques « acts » postérieurs y ontun peu ajouté : l'instruction y est devenue obligatoire.
Contrairement à ce qui se passe pour les écoles de réforme, le nombre des écoles industrielles augmente et son effectif en fait autant : en 1864 elles ne renfermaient que 1668 enfants, en 1895 elles en contiennent 17.374.
Cela tient à la défaveur qu'on attache aujourd’hui à l’école de réforme ; on ferme un à un tous les « reformatories »; au contraire on ouvre tous les ans de nouvelles
écoles industrielles : c’est toujours la même idée : remplacer la prison par l'école.
Ajoutons que toutes les écoles de réforme et 125 parmi les écoles industrielles, ont été créées par des sociétés privées. Les autres écoles industrielles ont été fondées en vertu de la loi sur l'Instruction primaire de 1870 ; mais aucune n'appartient à l’État qui n'intervient que pour les inspecter et pour payer des subventions fixées à 5 sch. par enfant et par semaine (taux réduit du reste à 3 sch. 6 d. pour les écoles fondées après le 1* mars 1872).
Après ces quelques mots sur leur histoire, passons maintenant à l'étude de ces deux genres d'écoles. Voyons leur fonctionnement, leur but et les résultats qu'on en peut attendre, et tâchons de dégager de cette étude une conclusion que nous puissions appliquer à notre système correctionnel.
À. L'école de réforme.
« L'école de réforme, comme l’a dit M. Rivière (L’é- « ducation correctionnelle en Angleterre) n’est en réalité € qu'un succédané de la prison. Tous les enfants qui y «€ sont admis ont commis une infraction qui rendrait un « adulte passible de l’emprisonnement. La discipline y « passe avant l’instruction: »
Aussi bien, pendant longtemps le « reformatory » fut une seconde prison où était envoyé l’enfant à sa sortie de cellule. D’après la loi de 1857, le mineur devait avoir fait au moins 14 jours de prison; la loi de 1866 abaissa à 10