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plus loin possible, dans une place qu’on leur a trouvée en Angleterre, ou même aux colonies : dans le courant de l’année 1896, 18 enfants émigrèrent au Canada. C'est là un dérivatif que nous ne connaissons pas (1).
Mais cette sortie qui peut avoir lieu au bout de la deuxième année nous semble un peu prématurée, et la réforme de l’enfant ne nous paraît guère possible dans ces conditions. Je trouve du reste dans les règles pour l'admission des enfants (rules for the admission of boys, Annual Report, 1897) le souhait exprimé « que les Tribu- « naux ne manquent pas de prononcer, lorsque l’âge le « permet, le maximum de détention, soit 5 ans », délai que les directeurs ont le pouvoir d’abréger en plaçant les enfants au dehors.
Le directeur de Redhill (Annual Report, 1896) comme M. Lucipia, voudrait voir disparaître le nom de « reformalory » pour le remplacer par une autre appellation. M. Marshall propose celle de « home department schools (écoles du ministère de l’Intérieur). L'enfant sorti de l’école de réforme trouve difficilement à se placer. « Ce « n’est point, il est vrai, une tare de prison, dit M. Mars- « hall mais une tare de « reformatory » qu'il porte avec « lui, et, d’après le directeur de Redhill, l'opinion pu- « blique n’y voit guère de différence.
Toutes les écoles n’ont pas un aussi grand nombre de
1. Il est vrai que quelques-uns émigrent.. fictivement : ils obtiennent le passage gratuit sur un navire marchand, à condition de servircomme mousses pendant le passag®, etreviennent en Angleterre. C'est ce que le directeur de l’école de réforme de Saltley près
Birmingham appelle « évacuer les enfants de Saltley sur Birmin gham, via Canada ».
Lis ÉRha L4