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I^ SAÎ"\ ETAGE DE LISON

Je me dis, tout pâle : « Elle est folle ;

Elle qui toujours babillait

Kt qui riait de mon air grave,

Elle voudrait vraiment mourir ?

Voyons!... » Mais, sans plus discourir.

Je descendis vite à ma cave;

Et, m'étant porté vers le coin

Qu'emplissent de pures merveilles.

J'en retirai quatre bouteilles...

(3r, Lison n'habitait pas loin.

Je lui dis : « Quoi ! c'est véritable y

Tu veux donc laisser tes amis? »

Et, comme elle pleurait, je mis

Mes quatre flacons sur la table.

Et puis, tel un maître de chai

A manier le vin habile,

Devant la Lisette immobile.

Tous quatre je les débouchai.

« Ho ! » criai-je, « quel front sévère 1

Mais tu riras, j'en suis certain ! »

Et, d'abord, de saint-avertin

Je lui fis boire un petit verre.

« Ah I qu'il est vif! Oh! comme il mord :

Soupira Lison. " C'est prodige ! "

— <- Parbleu! chère Lison, » lui dis-je.

« Ce vin réveillerait un mort ! . . .

De ce château de rochecotte

Avale un verre, maintenant...

Bien... qu'en dis-tu? >> — « C'est étonnant

F'it-elle, « comme il ravigote ! »

— K' Allons 1 fais aussi bon accueil

A celui-ci, que je révère! »

Kt, ce disant, j'emplis son verre

De saint-nicolas de bourgueil.

Elle obéit et devint rose ;

Ses regards reprirent leur feu...

Pourtant, elle gardait un peu

De sa déplorable névrose !...

Mais, lorsqu'elle eut bu du chinon,

Je lui dis, la voyant ravie :

u Veux-tu toujours quitter la vie ? »

Et Lison me répondit : « Non ! »

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