LE TROISIÈME VŒL" I) ESTELLE
Avec vous; et j'ai, n'esî-ce pas ?
Ce faisant, ma petite iJée... •>
Le baron demanda, nerveux :
« Une idée? Eh bien ! qaciile est-jlle ? ->
— « Celle-ci, n répondit Estelle :
u Vous comblerez trois de mes vœux. ->
— a Quoi? Troisvœux?0 n'est pas énorme! Jeta notre homme, rassuré.
u Pour les voir coml)lés, c'est juré.
Il suffit qu'Estelle les forme!... Quel est le premier? - — •< Il est tel Que, tout d'abord, je voms invite A me faire don, ai [)1 is vite.
D'un élégant petit hutel. >•
— « Etle second? » — u Sur le Grand-Livre Il faut me faire créditer
De façon que, sans m'alTeeter, Jusqu'à ma fm je puisse vivre. »
Le baron dit : « C'est entendu.
Quand vous m'aurez prouvé, ma belle, Que vous ne m'êtes point rebelle.
C'est le moins qui vous sera dû. »
Mais elle : « Deux oi'^eaux dans l'arbre N'en valent pjs un dans la main ; Et, si vous n'avez fait demain.
Pour vous je resterai de marbre... »
Dès qu'elle eut la rente et IhtHel, Du baron s • liisant servante, Elle en fit, dès la nuit suivante.
Ce qu'on n')!u:ue un heur mix mortel...
Si bien que, le lendemain, tendre Et galant, il lui dit : <- Je veux Combler le troisième des vœux Que tu formas, sans plus attendre. »
— o Vous le ferez ? » — « Dès à présent ! »
— a II me faut plus qu'une promesse. »
— « Je te le jure sur la messe ! »
— « Eh bien! » dit-elle. " allez-vous-en. »
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