‹ Les MirabeauChapitre 14 sur 36 · UNE ERREUR AU SUJET DE DUCLOS · texte numérisé non relu

UNE ERREUR AU SUJET DE DUCLOS

Le 9uccès de cette déclaration de guerre aux corvées qui se trouvait imprimée dans le même volume, à côté d'une dissertation à la vérité fas-

tian «fun tuteur célèbre pins complète que toutes les autres, n'hésita pas à insérer dans celle qu'il dirigeait les deux Mémoires anonymes dont II s'agit, comme étant l'œuvre de Duclos. Pour motiver sa détermination, il s'appuya sur deux faits destinés à corroborer l'autorité fort insuffisante de la France littéraire de 1778. Il fit valoir 'd'abord, qu'un parent de Duclos avait publié on 1806 un éloge de son pnrent où i! lui attribuait les deux Mémoires sur la Voirie et les Corvées: mais M.VHlenavc s'abstenait à tort d'ajouter que l'auteur de cet éloge de Duclos s'en référait expressément à la France littéraire de 1778, d'où il sait que son affirmation n était que la conaéquence de celle de ce recueil bibliographique. La seconde allégation de M. Villenave était plus difficile à discuter, car il déclarait posséder un exemplaire des doux Mémoires en question, ayant, disait-il, appartenu à Marmontel et sur lequel celui-ci aurait écrit le nom de Duclos, comme étant l'auteur de ces deux ouvrages anonymes. Noos avouons que cette seconde allégation qui, dans le cas où elle serait exacte, pourrait encore s'expliquer par l'erreur du recueil bibliographique de 1778, nous paraît d'autant plus suspecte que Marmontel, ami de Duclos, et qui s'occupe très-souvent de lui dans ses Mémoires, n'a jamais dit un mot de la participation de son ami à une controverse où celui-ci se serait constitué le défenseur des corvées, contre le marquis de Mirabeau.

Dans tous les cas, on va juger si la valeur des deux faits allégués par l'éditeur de 1821, peut tenir un instant devant" l'invraisemblance énorme qu'il y aurait h attribuer à un écrivain aussi notable que l'était Duclos en 1759, l'attitude, le style et les idées du véritable auteur de ces deux Essais anonymes sur la Voirie et le* Corvées. On serait d'abord tenté de croire que M. Villenave n'avait même pas pris la peine de lire les deux Mémoires qu'il publiait, puisque, pour les expliquer, il commence par dire que leur auteur supposé, Duclos, avait été indécemment attaqué par le marquis de Mirabeau, tandis que, au contraire, c'est l'écrivain anonyme qui avait pris l'initiative de la polémique, en critiquant, dans son premier mémoire, publié en 17M*. quelques-unes des idées exprimées, en 1757, dans F Ami

ûdïMïe,, mais pleine «fen&lho«isiMBWT pour Fauteur du Tableau éeoacmÎ0fmtr aaaganeaia BatureBfrzueot la notoriété de re&rmateur déjà acquise par

des âosjks, contre tes :orvees. M. VtLUtaove as se •faiiLenr* que„ biin £«ire rtranfirs Ton à ranttre, •rrovait. le nwrqois Je Mînoeaai ci Etoffes s* beaucoup ci se voyaient *— -t f-r fïnaïayaf soèt ftjcae&rX Mit chez le dur «V miîn lasâi, soit ignorait auaci que c était nretsseiaWut flenranj •les eorrêes et capable «fécrîre dans «m lettre de septembre 17*50 qui es* sous nos yeux. •{«* tous riîm— mil cm faveur ♦les cornées e>4 éUhLi sur /•» prime ipts de Saêam9 qu* c'était Quasuay qui «Tait ponssê le marqws «a» Mirabeau à Caire justice du premier MémtHre nwjaaii erataitanaeni attribué à un homme qui, sa** être,, Q est vrai, fe dHrinle em docteur, était néanmoins son ami. SU eût connu cas détails. M. YiUenare eût peut-être pris garée aux discor draere? choquantes que nous devons maintenant soumettre aa lecteur, en citant seulement quel*raes passages des deux ouvrages en question imprimés s«>us le nom de Duclos, dans r édition ne ses «ruiTes, publiée ebex Beiin en i**l.

Est-il vraisemblable qu'en 1799 \ c'est In data da premier mémoire qu'on prête à Dodos . le secrétaire perpétnel de r Académie française, on des hommes las pins spirituels, les plus répandus, 1rs moins modestes de Paris, et les moins aptes à la dissimulation, désirant critiquer, même sons l'anonyme, an chapitre de TAmi des hommes, aurait pris le manque et le ton d'an homme timide et cbscar qai habite loin de Paris an séjour champêtre, où il mène une ne aussi active qme frugale [p. 5â0), qui déclare ne ressembler à Diof êne que par «a pem trop <fapproxJmation è la pauvreté isici «*), qoi s'excuse de n'avoir pu Toir sans émotion qu'un de nos auteurs politiques moderne» se soit élevé contre une matière qu'il affectionne (sic) et excité contre les corvées des préventions qui no sont parvenues jusqu'à lui. dans son séjour champêtre, que cause qu'elles ont et*: trop répandues ? Est-ce le secrétaire perpétnel

{*, Le vrai Doclos jouissait alors, suivant Petiiot, cité par M. Saintesetire. «te trente mille li»re* de revenu*, tant ca pensions qu'en rentes, et il était célibataire.

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