D'UN MYSTÈRE DU XIV* SIÈCLE
Faire es siens oeuvre meritore.
Oultre plus à dire n'avon Fors vous tous à Dieu commander A vous suymes, bien le savon Tenuz. Il va sans demander.
Primus Monaghus.
Alez a Dieu, qui vous dont estre Si parfaiz en temps advenir Que vous puyssez lassur, en l'estre De paradis, tous parvenir.
Ainsi que c'est nostre plaisance Que nous tous en communité Fasson à saint Michel losance Du miracle et sollempnité.
Sponsus rbcedens a Monte.
Penson d'errer ligierement
Ainz que la mer retourne en grève.
S'el ne va par empirement,
H n'y a chose qui nous grève.
Entre nos deulz sont recompassé
A maint que mal n'avon que plaindre
Tout de solleil seront passé
Il n'y fait nul de folx refaindre.
Pour plus aler ysnellement
Cil enfant illec me baillez.
( Ipsa tradit puerum.)
Pour qu'il est né nouvellement La venez, Suymes bien taillez
Et si mavient à le porter
Comme à ung asne à porter somme.
Uxor SPONSl.
Vostre glant peult bien inhorter A lui faire perdre son somme, Gardez qu'à n'ait le vis couvert Par tant a coup seroit aestainct.
Noble porteur ay recouvert Par quoy mon travail est destainct, Portez le en pais sans haracier Il en pourroit estre péry..
Sponsus.
Foie estes de vous soucier Qu'il ne soit porté bien séry.
Nous devon bien Dieu gracier Que nous suymes ceux en lignie.
Les moynes sans falacier Nous ont fait bonne compagnie.
Uxor Sponsi..
Sy ont. Quer ils sont gens de bien Miséricors et charitables.
Prier pour eulx devrion bien , Quer jolis sont et bien metables.