‹ Les missels imprimés à Venise de 1481 à 1600Chapitre 3 sur 238 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

d'un grand nombre de volumes. Tantôt il signe de la simple initiale que nous venons de

donner ; lantôt-C., ou encore x.| |, ou même simplement de la colonnette . Un des livres

figures les plus intéressants, où nous voyons réunies la première et les deux dernières de ces

signatures,est l'Opera nouamente composta del disprezamëto del mondo in terzarima..., traduit

de Lotharius par Frate Augustino Colonna (Zopino et Vicenxo compagni, 22 juin 1515)". —

Ajoulons un Dante de 1512 (Stagnino), un Pétrarque de 1519 (Stagnino), etc.

Pas

une Crucifixion ef un encadrement de page portant les monogrammes LvN:r., LVNF, -LVN:r cl

avant (t. I, p. 142) cite, dans un Missale Romanum, folio, 10 mai 1521, L.-A. Giunta,

Lwr. C'est la marque d'un graveur assez habile, dont le faire ne manque ni de finesse ni de

goût. Nous ne connaissons de lui que l'encadrement en question el la Crucifixion, qui a élé

sez grossièrement dans le Missale Romanum, fo/io, août 1533, L.-A. Giunta.

copiée as Une Crucifixion d’un Missale Romanum, fo/io, 1586, Hæredes Melchioris Sessæ, est signée ÉG- C'est une gravure d'une belle exécution el qui dénote un tailleur sur bois très

habile. Nous n'avons pas vu ailleurs ce monogramme.

Un des artistes les plus remarquables dans les grandes compositions est assurément celui

Rs Re qui signe DD :

Missale Romanum, folio, 1583, Junlæ. Cette belle gravure ne porte pas le monogramme ;

ous n'avons à nous occuper de lui, ici, que pour une Toussaint, qui orne le

mais elle est d'une facture identique à celle d'une Annonciation revélue de celle marque, qu'on

retrouve. avec elle et toule une série de grands bois de page, dans un Breviarium Romanum,

folio, 1584, des mêmes imprimeurs. Ce graveur, d'un talent supérieur, n'a fait, à notre

connaissance, que des eslampes de cette importance.

Auprès de lui, nous pouvons ranger le graveur LM, que nous conna issions déjà par le S: Jean Baptiste, marque de Tacuino, dans l'Aulu-Gelle de 1509 et autres ouvrages, et surtout par la ravissante Sibylle du Valerius Probus, 1499, du même imprimeur®. — Un Missale ordinis Camaldulensis, folio, 13 janvier 1503, Antonius de Zanchis, nous offre, de cel artiste, un St Michel, d'une magnifique exécution. Le graveur a conservé, dans celle superbe planche, le système qu'il avait déjà employé pour le terrain, dans le S' Jean Baptiste. Les Hraits sont plus accusés que dans la petite vignette de la Sibylle, mais la taille n'en a pas moins de hardiesse et d'élégance; le dessin est suivi avec une maîtrise el une sûreté de main qui sont d'un artiste de premier ordre.

Le oraveur v. auteur d'une Crucifixion d’un Missale Romanum 4°, 24 décembre 151

Gregorius de Gregoriis, ne nous est connu que par celle vignelle, peu intéressante. Quant aux signatures M S el , nous croyons qu'il faut les considérer, non comme des

monogrammes de graveurs, mais comme de simples marques de propriété. Le M $ ne se voit que sur une Crucifixion ef une Ascension répétées dans plusieurs Missels de Melchior Sessa, el nous ne savons pas si ce dernier à jamais élé graveur. Quant à l'ancre aux deux s, qui figure sur

Page 1