ICONOGRAPHIE — ASSOMPTION
développement de celle-ci. La S* Vierge est vêtue! d’une robe ceinte à la taille, qui laisse voir le
mouvement de la jambe gauche, lég
>èrement fléchie ‘en avant; ses pieds sont nus; ses cheveux flottent sur ses épaules. Deux petits anges, portés par les nuages , tiennent à droite et à gauche le bas du manteau de Marie. À la hauteur de sa ceinture, deux autres petits anges tiennent largement ouvert le manteau, dont les plis savamment drapés mettent en relief les formes du corps. Dans le haut, à droite et à connaît la manière de ce gauche, deux têtes d’anges grand maitre à l'élégance
ailées. Dans le bas, groupe des types, à l'harmonieuse
de onze Apôtres, dont on draperie du vêtement, à la
ne voit que le buste. Cette grandeur et à la richesse de manière de réduire le col- la composition.
lège apostolique est deve-
nue très fréquente dans les
AUGUSTIN (S:. — représentations de cette L'illustre évêque d'Hippone époque; parfois même — est un des quatre grands surtout dans les initiales docteurs de l'Église latine; ornées — il ne reste plus aussil’iconographie des Misque le seul personnage de sels lui réserve-t-elle une
la S Vierge enlevée par place importante. Il est vrai
vure que
les anges. La de dire que les bois de page
nous venons de décrire se qui le représentent isolé-
ressent évidemment de l'in- ï ment ne se trouvent guère
Assomption, — Miss. Rom, 89, 20 novembre 1307, L.-A. Giunta.} fluence du Titien; on re- que dans certains Missels de L.-A. Giunta et de Stagnino. La première gravure de ce genre que nous connaissions appartient au Wissale Romanum, 4°, 9 janvier 1506, L.-A. Giunta. St Augustin est debout, de face, vêtu de la chape pontificale, que recouvre sur les épaules le chaperon de la tunique de l’ordre des Augustins, fondé par lui; il est coiffé de la mitre; sa longue barbe tombe sur sa poitrine; de la main droite, il tient l’église symbolique, qui caractérise le docteur et le fondateur d'ordre; de la main gauche, il tient ouvert le livre de la doctrine, où on lit ces mots : VENITE FRATRES. À ses pieds, à droite et à gauche, sont agenouillés plusieurs religieux vêtus du costume de son ordre, tunique noire serrée par une ceinture de cuir. Au fond, un mur intérieur de chapelle, percé d’une fenêtre de chaque côté de la tête du saint évèque.
La composition que nous offre le bois de page du Wissale Romanum, 4°, 3 juillet 1500, Stagnino, est à peu près identique. S' Augustin est dans la même posture : il porte l'aube et la chape par-dessus sa tunique, la mitre parée d’un orfroi en titre et en cercle (Cf. OrrRor) ; il tient l'église symbolique sur la main droite, et, de la main gauche, un livre ouvert, qui laisse voir ces mots : ATEN | pire (sic) FRa | TRES | met | PRE | cEP | ra. À droite, sont agenouillés cinq religieux en costume de l'ordre ; à gauche, cinq autres, et, derrière eux, trois qui ne montrent qu'une partie de leur tète. Le fond est formé par un mur avec deux pilastres, surmonté d’un
ornement en coquille ; entre les chapiteaux des deux pilastres, l'inscription: s. Av | avsr.
Dans le même Missel, un petit bois montre S' Augustin debout, avec la chape et la mitre, la tète légèrement tournée vers la gauche, la main droite bénissante, la main gauche
tenant la cros
épiscopale"; derrière lui, à droite et à gauche, jbouquet d'arbustes ; au fond,
à gauche, une maison rappelant la fondation d'un monastère
dans le bas, la légende : 1N TRASLATIONE. S. AVG.
S* Augustin figure encore dans d’autres compositions représentant des groupes de confes-
seurs ou de docteurs de l'Eglise; par exemple, dans les médaillons avec bustes de certains enca-
drements de page des Missels l'iconographie chrétienne : le
de Gregorius de Gregoriis, l’é- cercle ; l'ovale, dont les extré-
vêque d'Hippone se trouve mités sont arrondies ou ogivée
associé aux trois autres grands le quatre-feuilles ou quadrilo-
docteurs, S‘ Ambroise, S' Jé- be, donné de préférence aux
rôme et S' Grégoire. (Cf. Doc- personnages assis ; et le losan-