TEURS
ge. Nous ne rencontrons habi-
tuellement, dans les Missels de
AURÉOLE. — L’au-
réole n'est autre chose que
Venise, que la forme circulaire, et surtout la forme elliptique,
‘extension, au corps tout en- la #andorla des Italiens. Le
tier, de l'irradiation figurée champ de l’auréole est rempli
par le nimbe autour de la tête. de rayons droits, filiformes,
Nous mentionnons simplement, qui émanent immédiatement du
pour mémoire, les différentes Leman = re
Bern. Stagninus.
es corps ; ou bien il est en blanc,
ormes données à l’auréole dans avec une frange de rayons tan-
Ôt droits seulement, tantôt alternativement droits et flamboyants, qui doublent en quelque sorte
ir
’auréole ; quelquefois même, une bordure de nuages circonscrit cette seconde zone pour élarg
ncore, tout en le limitant, le rayonnement projeté par le personnage.
Dans certains cas, l'auréole est faite uniquement de nuages qui se moulent sur le corps, avec un contour onduleux, dentelé, comme dans l'Assomption des Missels Stagnino, que nous avons précédemment décrite.
Quand les proportions de l’auréole sont agrandies jusqu'à remplir de lumière diffuse la composition tout entière, et qu'elle se complète par un cordon de têtes d’anges ailées sur le
bord des nuages, ou un groupe d'anges musiciens, elle devient la gloire.
des
C'est dans une gloire que nous voyons, au tympan de nombreux encadrements de pag Missels, Dieu le Père en buste, tenant la sphère du monde, et flanqué d’anges qui jouent de divers instruments.
C’est dans une gloire encore qu'est représenté Jésus, assis en majesté, entre la S® Vierge
et S' Jean-Baptiste, au Jugement dernier. L'Assomption du Missale ord. NL
atr. Prædicatorum,
4°, 1575, Juntæ, nous en offre un autre exemple. Les ‘artistes se sont parfois écartés de la tradition, et leur imagination s'est donné carrière en ce qui concerne arrangement de la gloire ; nous aurons à y revenir à propos d’un grand Triomphe du Christ qui se trouve dans le Missale Romanum,
fol., 1580, Juntæ (Cf. Curisr).