‹ Les missels imprimés à Venise de 1481 à 1600Chapitre 42 sur 238 · VII · texte numérisé non relu

VII

cintrée, devant laquelle se che ; il est de profil, la tête

ae

dressent plusieurs pointes de ceinte d’un nimbe rayonnant;

lances et de hallebardes. tend les bras vers un ange

Le Christ au jardin qui apparait dans l’angle sudes Oliviers. — Petit bois périeur de gauche, entouré du même encadrement. Jésus Le Christ aux Limbes, — 17éss. Rem 49, ; Juillet d’une auréole ‘et portant un est agenouillé sur un tertre, Re. calice surmonté d’une croix.

Au bas du tertre, au premier plan, les trois Apôtres Pierre, Jacques et Jean, sont endormis

dans des attitudes différentes. Au fond, vers la droite, s'étend une palissade, avec une maisonnette près de laquelle un groupe d'hommes d'armes pénètre dans l'enclos. Le croissant de la lune brille dans le ciel, au-dessus de la palissade.

Le Christ ressuscité apparaïss

Christ est debout, à droite, de profil, complètement nu, la jambe gauche portée

ant aux Apôtres. — Petite vignette des Missels Giunta. Le

en avant; sa tête est ceinte du nimbe crucifère ; il tient des deux mains, dressée devant lui, la croix de résurrection. À gauche, regardant le Christ, trois Apôtres nimbés, dont le premier est agenouillé ; trois autres têtes sont indiquées au-dessus des leurs. — Ce sujet est traité, avec des variantes, dans presque tous les Missels vénitiens ; mais la particularité du petit bois que nous venons de mentionner réside dans la nudité absolue du Christ, contraire à la tradition de l’art chrétien, surtout dans ses monuments primitifs. Nous reviendrons sur ce détail, à propos de la Crucifixion.

Le Christ aux limbes. — Cette vignette fait partie d’un encadrement de page des Missels

Stagnino. Elle représente Jésus, après sa résurrection, venant délivrer les élus qui attendaient le Messie dans la région extérieure aux enfers. Le Christ est à droite, de trois quarts, vètu d’un man-

teau, tenant de la main gauche la croix de résurrection; il est suivi de Gestas, le bon larron, qui

porte une croix de Passion en T, et auprès duquel se lit le mot: Larro. Au fond, on aperçoit

l'ouverture sombre d'une caverne, en avant de laquelle sont agenouillés les élus tournés vers le

ICONOGRAPHIE — CIERGE bi

Christ; au premier rang se distinguent Adam et Ève; celle-ci joint les mains, pendant que le premier homme porte à ses lèvres la main droite du Sauveur. À gauche et en dehors de cette scène, se tient debout, de face, le roi David, portant la couronne à l'antique ; il retient de la main gauche les pans de son manteau; sa main droite, repliée sur sa poitrine, fait le geste de l'indication ; il est enfermé

dans un phylactère avec la légende : IN DIMIDIO DIERVM MEORV VADA AD PORTAS INFERI. CIERGE. — Cf. PuriricarTiox.

COLOMBE. — Cf. Carce, Esprir (S'), GRÉGOIRE-LE- GRAND (S!).

CONCEPTION (Immacuri

— Cette dénomination s'applique à la représentation de la

Se Vierge entourée « des symboles divers de sa prédestination et des attributs qui la proclament

créature exceptionnelle sus d'elle, apparaît en

ans le monde et annon- buste, dans une auréole

à l'avance par les rayonnante, Dieu le Père,

at ins coiffé de la tiare avec le

prophètes: ». C' qu'elle est figurée dans nimbe triangulaire, et teun petit bois au-dessus nant des deux mains un du titre du Missale Ro- phylactère où court la manum, fol., 1578, Hora- légende : roTA PVLCRA Es tius de Gobbis : elle est AMICA MEA ET MACVLA NON

debout, nimbée, presque Es (sic) IN TE. À droite et

de face, la tête un peu in- à gauche de Marie, sont

clinée vers l'épaule droite, distribués les attributs

les mains jointes, la jambe symboliques accompa-

Immaculée Conception. — Miss. Rom., fol., 1578, Horatius de Gobbis.

gauche infléchie ; au-des- nés de légendes : une étoile avec : STELLA maris ; une porte flanquée de pans de murs crénelés, avec : PORTA CELI ; une branche fleurie, avec : VIRGA 1ESSE ; un miroir, avec: SPECYLV SINE MAOVLA ; et, encore, le lis entre les épines, la tour de David, le cèdre du Liban, le puits des eaux vives, la fontaine scellée, la plantation des roses, la cité de Dieu, etc.

Un autre type de l’Immaculée Conception représente la S® Vierge dans sa maternité divine, et avec les attributs de la Femme de l’Apocalypse, symbole dont elle est la réalité: Ammicta sole, et luna sub pedibus, et in capite ejus corona slellarum duodecim (Apocal., xr, v, 1). C'est une

représentation de ce genre que nous montre un petit bois rectangulaire, ombré, placé au-dessous

du titre du Missale C

rmelitarum, fol., 5 janvier 1500, L.-A. Giunta. La Vierge, tenant l'enfant Jésus sur ses genoux, est assise, les pieds reposant sur un croissant de lune, entourée d’une auole ovale à fond blanc, rayonnante, que soutiennent deux anges à genoux. Dans le haut de la vignette : VEXILVM. CARMELITARVM; sur une banderole partant de la main droite de Marie: sv.

MATER. ET. DECOR. CARMELI.; sur une autre banderole partant de la main gauche de l'enfant Jésus:

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