L. Croquer, Eléments d'Iconographie chrétienne, p
HELIAS. ET. HELISEVS. PPH. DVC de la gravure: FR 10 MARIA DE NOVALARIA. — Vignet
Un bois de page du Missale Romanum, 4° la même donnée la destinée glorieuse de la mère d
sur les épaules, estassise dans une cafhedra, du do
flanqué, de chaque côté, de deux têtes d'anges nimbées
et ailées. Au-dessus des
deux têtes de droite, se tient debout de trois quarts, regardant la Vierge, un ange nimbé, sansailes, vêtu d'une longue robe, qui joue de la mandoline. Au-dessus des deux têtes de gauche, est symétriquement placé un autre ange, de profil, tourné vers Marie, et jouant du hautbois. Dans le haut, deux anges ailés, nimbés, agenouillés sur des nuages, l’un à droite, l’autre à gau-
che, soutiennent dans le
de laquelle sont disposées
ssier de laquel des rayons droits et flamboyants. La Vierge tient
nu, dont la tête est ceinte du nimbe crucifère ; posé de trois &
de Marie reposent sur un profil humain qui rem
en bordure quatre têtes d'anges ailes.
S. CARMELITAR. ; Sur le croissant de la lune : LYNA svB PEDIBVS E1vs ; au bas e d’un bon dessin, d’une taille fine et élégante. > janvier 1506, L.-A. Giunta, interprète d’après u Sauveur. Marie, nimbée, les cheveux flottant e sortent, à droite et à gauche, debout sur son genou gauche l'enfant Jésus uarts, il a le bras droit passé autour du cou de sa mère, la main gauche à l'échancrure de sa robe, sur la poitrine. Les pieds
é d’un large croissant de lune
cintre qui termine la cafhedra, au-dessus de la tête de la Vierge, une couronne fleuronnée.
Citons encore, pour terminer, un petit bois d’encadrement de page qui se trouve dans le Missale ord. fratr.Prædicatorum, Aro June Mans Vierge est debout, couronnée d'étoiles, tenant sur son bras droit l'enfant Jésus nu; ses pieds reposent sur la concavité d’un croissant de lune ; elle est entourée tout entière d'une auréole
lumineuse, dans les rayons
CONFESSEUR (Un). — Type représenté surtout dans les initiales ornées : costume mo-
nacal, les mains cachées dans les manches de la robe, un livre serré contre la poitrine. — Une
vignette des Missels Stagnino, portant dans le haut la lé
gende CONF
or, montre un ecclésiastique
revêtu de l'aube et de la dalmatique, la main gauche écartée du corps et présentant la paume, la
main droite tenant un livre dre
CORBINIEN (S). — Évèque de Freising (Bavière); figure, avec S' Sioi
sé sur la tranche.
smond, à côté de
la S® Vierge, dans un grand bois du Wissale Frisingensis ecclesiæ, fol., 1520, Petrus Liechtens-
tein. — Cf. Srcismonp (S').
COURONNE. — La couronne à l'antique, formée d'un cercle relevé de pointes aiguës, est
donnée au roi David, à Hérode, à l'empereur Auguste, ete. — La S® Vierge porte quelquefois la
couronne fleuronnée, en qualité de « Reine des cieux ». — Les artistes ont attribué à quelques saints plusieurs couronnes, sans qu’on puisse en donner la raison bien précise’. Un petit bois, placé en titre de plusieurs Missalia ord. fratr. Prædicatorum de L.-A. Giunta (CF. S' DommiQuE), montre trois couronnes superposées, tenues par un ange au-dessus de la tête de S' Thomas d'Aquin: est-ce parce qu'il refusa constamment toutes les dignités de l'Église ? ou bien ce triple ornement est-il ici la caractéristique de la science, de la chasteté et de la prédication ? Nous nous en rapportons, sur ce point, à ce que dit le P. Cahier, dans ses Curacléristiques des Saints (p. 269, article Couronne) : «… On a imaginé de faire cumuler ces auréoles à quelques saints, comme
pour montrer qu'ils avaient rassemblé en une seule vie le mérite de plusieurs. » — La couronne
d’épines de Jésus-Christ figure aussi dans l’ornementation des Missels : nous la voyons, par exemple, tenue par deux anges agenouillés, sur la page du titre du Missale Romanum, fol.,
3 décembre 1513, Gregorius de Gregoriis.
CRÉATION (Les
feuillet préliminaire du Mis
x jours de la). — Cette représentation se trouve au verso du dernier cale ord. Camaldulensis, fol., 1567, Petrus Liechtenstein. C'est une copie ombrée des bois de la Biblia vulgare hisloriata de 1490 : on y voit Dieu le Père, créant successivement, d’après le récit de la Genèse, la lumière, les eaux, la terre avec les plantes et les
arbres, les astres, les oiseaux et les poissons, enfin les animaux terrestres et l'homme. Au-dessus de
chaque vignette est indiqué le jour de l’œuvre créatrice : DI VNO, DI SECYNDO, etc.
Jésus-Christ, le sis
ROIX, CRUCIFIX. — L'instrument de supplice ignominieux, devenu, par le sacrifice de
e du salut du genre humain, a une origine miraculeuse relatée dans la Légende
dorée de Jacobus de Voragine. Après la mort d'Adam, son fils Seth avait planté sur sa tombe un rameau de l'arbre de vie du Paradis terrestre; il en sortit trois rejetons qui, après s'être déveoppés séparément pendant quelque temps, finirent par se réunir en un tronc unique. Cet arbre,
où Mois
cueillit la baguette qui accomplit tant de prodiges, fut plus tard destiné par Salomon à
fournir une colonne à son palais; mais le roi, l'ayant trouvé trop court pour cet usage, en fit un
pont qui relia les deux rives d’un torrent. Lorsque la reine de Saba vint à Jérusalem pour voir Salomon, elle refusa de passer sur cette poutre, et prédit que le peuple juif y trouverait sa perte. Afin de détourner ce funeste présage, le roi fit jeter dans la Piscine probatique le tronc d'arbre sacré, qui communiqua aux eaux sa vertu. Quand Jésus fut condamné à être crucifié, c'est de ce bois qu'on fit son gibet. Après sa mort, la croix fut enfouie sur le Golgotha avec celles des deux larrons qui
avaient subi le même supplice à ses côtés. Elle resta ainsi enterrée jusqu’au règne de Constantin.
La mère de ce prince, l’impératrice Hélène, eut une vision — ou, selon d’autres, une révélation d’un
Juif converti, — à la suite de laquelle elle se rendit, en 326, dans la ville sainte pour y faire des fouilles. Elle fit abattre d’abord une statue de Vénus érigée depuis près de deux siècles sur le lieu même où était mort Jésus ; puis, on exhuma les trois croix; mais le /i/ulus, portant l'indication : Jesus Nazarenus Rex Judæorum, se trouvait à part. L'évêque de Jérusalem, Macaire, fit alors
— Les della Robbia, dans leur représentation du Martyre de St Pierre (Arezzo, Eglise San Domenico) ont placé trois couu-dessus de la tête du chef des Apôtres, que le bourreau va décapiter. 2.— Cf. Genèse, II, 9 ; II, 22-24.
toucher les trois croix à une femme gravement malade ; elle fut guérie par le contact de l'une d’elles, qu’on reconnut ainsi être la croix divine.
Le bois sacré fut ‘partagé
par l’impératrice Hélène entre Constantinople et Jérusalem. Cons-
tantin fit enfermer la portion qui lui avait été dévolue, dans sa propre statue, érigée sur le forum
de Constantinople ; un des trois clous fut attaché au casque de l’empereur, un autre à la bride de son cheval ; le troisième devait servir plus tard à faire la couronne de fer des rois de Lombardie.
Le fr.
par Cho$roës IT, roi des Perses, lorsqu'il prit cette ville après sa victoire sur l'empereur Phocas.
agment de la St Croix conservé dans l’église du S' Sépulcre, à Jérusalem, fut emporté
Chosroës, vaincu à son tour par Héraclius, fut assassiné en 628 par son fils Siroës, qui usurpa le
trône. Celui-ci, pour conclure la paix avec l’empereur, lui restitua la partie de la croix dont s'était emparé son père. Elle fut ramenée triomphalement à Jérusalem. Héraclius voulut la porter sur ses épaules en entrant dans la ville ; mais il était revêtu du costume impérial, et son fardeau l’empêcha de marcher. Sur le conseil du patriarche Zacharie, il quitta ses vêtements et ses insignes, ainsi que
sa chaussure, et il put alors porter la croix jusqu’à l’église du S' Sépulcre. C’est en commémoration
de cet épisode que l’Église a institué, le 14 septembre, la fête de l’Exaltation de la S' Croix.
Nous citerons plus loin un petit bois où ce sujet est traité.
La croix n'a commencé de paraitre dans les monuments chrétiens qu'à partir du quatrième
siècle. Elle affecte plusieurs formes différentes : la croix en T, qui est un symbole de l'Ancien
Les
ament * ; — la croix /afine, dont la hampe, plus longue que la traverse, la dépasse d’une certaine hauteur ; — la croix grecque, dont la hampe et la traverse, de même longueur, forment quatre croisillons égaux ; — la croix en X ou en sautoir, appelée ordinairement croix de S! André,
dont nous avons déjà parlé (Cf. Apôrres).
La croix dont le modèle se voit le plus souvent dans l'iconographie des Missels vénitiens est
a croix en T; elle est presque ramenée, il est vrai, à la forme latine par une pièce de bois verticale ixée sur la traverse dans le prolongement de la hampe, pour porter le /itulus. On désigne ainsi ‘inscription qui énonçait le nom du supplicié et la sentence de la condamnation ; c'est tantôt une plaque rectangulaire, tantôt une simple bande de parchemin aux extrémités enroulées en volute et sur laquelle on lit, séparées ou non par des points, les quatre initiales iNR1 (abréviation de la formule: Jesus Nazarenus, etc.). La croix est quelquefois munie, en outre, du suppedaneum, coin de bois formant tablette, où reposaient les pieds du crucifié. C’est cette sorte de gibet, fait de poutres
juarries, qu'on appelle croix de Passion ; Jésus la porte dans certaines compositions
massives, éq elles que le Triomphe du Christ décrit plus haut, ou la Toussaint du Missale ord. fratr.
Prædicatorum, fol., 1562, Juntæ ; on la voit encore soutenue par Dieu le Père, dans quelques
représentations de la S' Trinité.
La croix de résurrection est une croix légère, à longue hampe, où est attaché un étendard flottant, marqué lui-même d’une croix ; c’est celle que tient Jésus sortant de son tombeau, celle
qu'on donne aussi à l'Agneau divin symbolisant le Fils de Dieu. — Du même genre est la croix
1. — Isaac est quelquefois représenté portant sur ses épaules, pour le sacrifice, des morceaux de bois disposés sous cette
forme ; c’est de ce signe que les Hébreux, avant leur exode, marquent leurs maisons avec le sang de l'agneau pascal ; la veuve de
Sarepta, quand elle rencontre le pro
te Elie, est en train de ramasser, pour faire cuire son pain, des morceaux de bois qu'elle tient de manière à produire la même figure.
de roseau que porte S' Jean Baptiste, et au sommet de laquelle flotte, en guise d’étendard, une
banderole avec ces mots : EC
= AGNVS DEI.
Comme l’Agneau mystique, la croix est un symbole du Christ, qu’elle contient virtuellement tout entier ; c'est à ce titre qu'elle est l'objet de l’adoration des anges. La croix glorifiée constitue un des motifs d'ornement les plus fréquemment répétés dans les encadrements de page des Missels : on lui donne alors la forme grecque ; elle est patlée, c'est-à-dire évasée aux extrémités des quatre branches, quelquefois avec une découpure en trèfle ; elle est rayonnante, c'es
à-dire que chacun des quatre angles rentrants darde un faisceau de rayons filiformes ; elle est
accostée d’anges agenouillés et inclinés, les mains jointes, et d'anges musiciens.
Le crucifix est la réduction de la croix de Pa
ion, de forme latine, portant l'image du
Sauveur. Cet attribut est donné à plusieurs saints, dont nous aurons à nous occuper particulière-
ment, S° Dominique, S' François d'Assise, S' Jérôme, etc. — Le crucifix, posé sur un pied, prend le nom de croix d’autel ; élevé sur une mais ces insignes des dignitaires de
longue hampe, il devient croix statio- l'Eglise sont entièrement de fantaisie.
nale (usitée dans les processions). Il nous reste à signaler, sous cet
À partir du quinzième siècle, les rubrique, le petit bois de l'Exaltation
artistes ont fait de la croix un emblème de la Croix que nous avons vu dans
hiérarchique comme la mitre, le cha- le Missale Romanum, 4, 3 juillet 1500,
peau et la tiare ; ils ont quelquefois Stagnino (verso 80, à l'office du Ven-
représenté les évêques avec une croix dredi Saint). Sur la brèche d’une tou-
simple, les patriarches et les primats relle quadrangulaire en briques, effon- Exaltation de la Croix. — :
avec une croix à double croisillon, les as rw,49 sjuet drée à la partie supérieure, apparaît 1509, Bern. Stagninus. & papes avec une croix à triple traverse ; un buste d'ange issant d’un nuage;
il a la main droite ouverte de côté et présentant la paume ; de la main gauche, il porte le tronçon
supérieur d'une croix de Passion en T, brisée juste à la bordure du nuage ; le tronçon inférieur, dressé à terre, est maintenu à deux mains par Héraclius agenouillé à droite, de profil,
vêtu simplement d'une longue robe, la tête et les pieds nus; le long de la hampe de la croix
s'étend l'inscription : ERACLIVS-1mP ; près de l’empereur, à l’extrème droite, un second personnage, de profil, dont on ne voit que la tête et une partie du corps. À gauche, un personnage, de profil, à genoux, les mains jointes, tourné vers la croix; près de lui, à l’extrème gauche, un autre, dont le corps est coupé par le bord de la gravure. Dans le haut, au-dessus de l’ange, la légende : EXALTATIO -[-.— Nous n'avons pas trouvé de représentation semblable ou analogue dans les autres
Missels que nous avons pu examiner.
CRUCIFIXION. — L'art chrétien répugna pendant très longtemps à la représentation du supplice de Jésus-Christ. Jusqu'au sixième siècle, les monuments ne rappellent le sacrifice du Golgotha que par des symboles, tels que l'Agneau blessé, étendu au pied d’une croix. En 692, un concile tenu à Constantinople ayant donné la préférence à la peinture historique sur le symbolisme primitif, on commença à substituer aux images allégoriques la figure de Jésus crucifié. Toutefois, pendant plusieurs siècles encore, les artistes se refusèrent à montrer le Sauveur dépouillé de ses
vêtements et sous l’aspect d’un cadavre. Dans les réprésentations du septième au dixième siècle, il
56 ÉNITIENS
est vètu du co/obium, longue tunique qui descend jusqu'aux pieds, et son attitude est plutôt d'un Dieu triomphant que d’un martyr expirant dans les tortures : debout sur le suppedaneum, où ses pieds sont cloués l'un à côté de l’autre, il a le corps droit, les bras étendus horizontalement, les mains largement ouvertes; sa tête levée est parfois ornée de la couronne royale ; sa physionomie, sereine et majestueuse, n'exprime aucune souffrance. Peu à peu, cette tradition se perd et fait
place à une conception plus réaliste. Vers le treizième siècle, on substitue à la longue tunique de
Jésus le perizonium, sorte de jupon qui couvre le corps seulement depuis les reins jusqu'aux genoux, et qui lui-même, au quinzième siècle, devait se réduire à une simple écharpe; les pieds superposés sont traversés par un seul clou; la couronne d’épines ceint la tête qui s'incline; les yeux sont fermés ; le corps émacié s’affaisse, les bras et les jambes fléchissent, les mains se crispent, le sang coule des plaies du crucifié.
Suivant la Lécende dorée, la croix aurait été plantée sur la colline même où était enterrée la
dépouille d'Adam; aussi, dans presque toutes les représentations de la Crucifixion, les artistes
ont-ils placé au pied de la croix une tête de mort accompagnée d’un ou deux tibias, et quelquefois
d’une côte. C'est ce souvenir du premier homme qui a fait donner au théâtre du supplice de Jésus le nom hébreu de Golgotha, lieu du crâne. — La croix est ordinairement consolidée par des cales de bois fichées en terre au bas de la hampe. — Sur le sol, poussent les fleurs emblématiques de la Passion, et surtout des passiflores, dans les Missels de Venise (Cf. PassirLore). Il n'est pas rare non plus de voir, dans le voisinage de la croix, un ou plusieurs arbres desséchés, emblème du
pouvoir destructif de la mort, que nous retrouvons dans mainte composition de cette époque,
notamment dans le Triomphe de la Mort, inspiré par le poème de Pétrarque. — Le fond du tableau
est un paysage vallonné, avec des maisons et des monuments qui figurent Jérusalem.
Les interprétations de la Crucifixion, dans l’iconographie des Missels vénitiens, peuvent se
ramener à deux thèmes différents : le thème traditionnel et symbolique, qui est celui des compositions les plus anciennes ; le thème historique et pittoresque, qui tend à prévaloir à partir de la fin du quinzième siècle. Le premier, conformément à l'Évangile, n’admet comme témoins de la mort du Christ que la S' Vierge et S' Jean, debout des deux côtés de la croix, dans le costume que eur attribue la tradition: Marie, avec la robe et le manteau ramené sur ses cheveux, les pieds chaussés de souliers ; St Jean, imberbe, avec la tunique et le manteau, la tête et les pieds nus. Assez souvent, au-dessus de la traverse du gibet, paraissent le soleil et la lune, celle-ci sous la
forme d’un vis
ain que circonscrit un croissant, celui-là figuré par un disque flamboyant à
ace humaine ; parfois, quelques étoiles s'y ajoutent : ces astres rappellent le bouleversement des éléments naturels et les ténèbres qui s'étendirent sur la terre à l'heure de la mort de Jésus; enfin,
des anges, au-dessous des croisillons de la croix, reçoivent dans des calices le sang qui jaillit des
plaies du Sauveur. À l’époque de la Renaissance, les artistes, s’éloignant de cette simplicité primitive, cherchent à donner à leur composition l’aspect d’un tableau d’histoire, animé par la présence de personnages qu'ils groupent d’une façon plus ou moins ingénieuse. À droite et à gauche de la croix de Jésus, se dressent les croix où sont liés par des cordes le bon etle mauvais larron, Gestas et Dismas; la S' Vierge, défaillante, est soutenue par les saintes femmes, tandis que Madeleine, échevelée, étreint la croix où expire le divin Maitre; des Juifs, parmi lesquels on reconnait Nico-
dème à sa coiffure et à son costume conventionnels, se mêlent aux soldats romains et aux disciples