‹ Les missels imprimés à Venise de 1481 à 1600Chapitre 44 sur 238 · CRUCIFIXION · texte numérisé non relu

CRUCIFIXION

ONOGRAPHIE

de Jésus; le centurion, l'épée nue à la main, s’entretient avec quelqu'un des assistants; non loin

de lui, Longinus tient la lance qui a ouvert le flanc d

roseau l'éponge imbibée de fie son agonie; des gardes, instal Nazaréen. Cette réunion de pe ‘action, amplifie la scène en complication mème ne va pas s empreinte tout d’abord. Les r

igés, pour ainsi dire, en une concentraient sur la personne d

altéré par la souffrance, toute

u Christ; Stephaton porte au bout d’un long

et de vinaigre qui lui fut présentée lorsqu'il demanda à boire dans

lés au pied même de la croix, jouent aux dés les vêtements du

tous prenant une part plus ou moins grande à

rsonnages différents,

ui donnant le mouvement, l'aspect de la réalité; mais aussi cette

ans lui enlever quelque chose de la sévère grandeur dont elle était eprésentations anciennes, où la S'° Vierge et S' Jean apparaissent osture hiératique, exprimant à peine d’un geste leur accablement,

u crucifié, sur son corps lamentablement torturé, sur son vi

attention et tout l'intérêt qui, plus tard, se dispersent sur les nom-

breux témoins, devenus acteurs, du drame sanglant du Calvaire.

La restriction que nous venons de faire pour la Crucifixion, comprise comme un tableau

d'histoire, s’applique égalemen entre la S* Vierge et S' Jean, position est plus sobre assurén trois personnages. Il n'en est

ruisselant sur ses épaules, ses

bien aux représentations où le mème souci du pittoresque introduit, le personnage de Madeleine pâmée au pied de la croix. Ici, la comnent et plus restreinte, puisque nous n'avons plus en présence que pas moins vrai que cette jeune femme, avec sa luxuriante chevelure

bras convulsivement serrés autour du gibet d’infamie, cette physio-

nomie passionnée que contrac

e l'angoisse, cette pose affaissée, cette éclatante douleur, apporte

dans la scène du sacrifice de Jésus un élément plus humain, sinon profane, qui en amoindrit la

tragique austérité ; il se mêle à la désolation de la nature on ne sait quel charme attendrissant qui nous impose moins, mais qui peut-être nous touche davantage.

Cette distinction étant établie à un point de vue tout à fait général, nous allons décrire, parmi les représentations de la Crucifixion dans les Missels vénitiens, celles qui nous semblent devoir ètre considérées comme des types, souvent reproduits, copiés ou imités pour l'illustration de ces ouvrages. Nous les rangerons, non dans l’ordre chronologique, mais d’après le genre du thème développé par les artistes, et nous en ferons ainsi trois catégories : 1° Crucifixions à deux personnages : la St Vierge et S' Jean; 2° Crucifixions à trois personnages : la S' Vierge, S' Jean

et Madeleine ; 3° Crucifixions à nombreux personnages. 2 te) CRUCIFIXIONS À DEUX PERSONNAGES.

[. — Mussae Romaxum, fol., 2 juillet 1482, Bartholomœus de Alexandria. — Gravure au

trait. La croix, au bois veiné, porte sur la traverse un fifulus rectangulaire avec l'inscription -I-N-R 1, en lettres gothiques, dont la première est coupée par le nimbe crucifère du Christ. Jésus

couronne d'épines, les cheveux tombant de chaque côté de la nuque en grosses masses, la

; le per

a la onium est

pé

barbe en collier; sa tête s'incline sur l'épaule droite; ses mains sont c noué sur sa hanche droite, l'extrémité flottante. À gauche, se tient la S'° Vierge, nimbée, posée de trois quarts, la tête un peu inclinée vers l’épaule gauche ; le manteau qui couvre sa tête est au-dessous d’une épée qui la transperce

ses mains

entr'ouvert sur la poitrine où sont croisée

pieds sont cachés par son vêtement. À droite, S' Jean, nimbé, posé de trois quarts, les che-

ses

soèrement penchée vers l’épaule droite ; de la

veux bouclés, soutient de la main droite sa tête lég

main gauche, il retient à la hauteur de la ceinture les pans de son manteau ; son avant-bras gauche

serre un livre contre sa poitrine; ses pieds sont nus. — Travail allemand; dessin et taille très archaïques.

II. — Mussaze Romanum, fol., 51 août 1482, Oclavianus Scotus. — Gravure au trait. La

croix, consolidée par des cales de bois, est dressée sur une petite éminence de terrain dont la pente

Crucifixion I. — Miss. Rom, fol., 2 juillet 1482, Bartholomœus de Alexandria.

inclinée sur l'épaule gauche, la jambe droite fléchie ;

retenu par une fibule sur la poitrine; il est entr'ouvert jusqu'au-dessous de la taille pour dé

descend jusqu'au bord de la gravure. Le fitulus en volute, fixé par une tige dans une pièce de bois qui surmonte la traverse, porte les initiales RI. Le Christ a la couronne d'épines, le nimbe crucifère cerclé d’un double trait, la barbe divisée en deux pointes, les cheveux tombant en boucles sur les épaules; il incline la tête sur l'épaule droite ; l'extrémité du perizonium, noué sur la hanche gauche, pend le long de la cuisse. Au-dessous des croisillons volent deux anges, nimbés d'un double trait, dans la position agenouillée, le buste penché en avant ; celui de gauche tient de chaque main un calice qu'il présente

sous la main droite et contre le flanc

du Sauveur; celui de droite a la main droite repliée sur la poitrine ; de l'autre, il tient un calice sous la main gauche de Jésus ; le sang ne coule d'aucune des plaies. Un peu en avant de la croix, à gauche, se

; elle porte un

tient la St Vier nimbe à double trait ; elle est pres-

que de face, la tète de trois quarts

son manteau, qui cache ses cheveux, est

les bras, et laisse voir la robe serrée par une ceinture; les pieds paraissent chaussés ; la main

droite pend le long de la cuisse, la paume à demi tournée en dehors; le bras gauche est replié sur

la poitrine, la main levée présentant la paume. A droite, se tient St Jean, de trois quarts; il est

nimbé d’un double trait; ses cheveux, ramenés sur le front, tombent en boucles sur le cou; de la

main gauche, il porte à ses yeux le pan de son manteau; l'avant-bras droit est étendu en avant, la

main renversée vers le sol et présentant la paume; les pieds sont nus. Le terrain est échancré,

dans l'axe de la croix, par une concavité où se trouvent : un crâne ; un peu en avant, parallèlement à la bordure, un tibia; à gauche, une côte; de chaque côté du tibia, une passiflore. Le paysage vallonné a pour fond Jérusalem; une route sinueuse serpente à gauche, terminée par un arbre ; un autre lacet de route est indiqué à droite; de ce mème côté, deux arbres. — Cette gravure, d'un caractère très archaïque, dénote chez le dessinateur un certain talent; nous pouvons affirmer presque à coup sûr qu'il était originaire de l'Allemagne, tellement le personnage de la S' Vierge, avec sa tête

penchée, la cambrure de sa taille

mettant le ventre en saillie, est affecté du maniérisme des primitifs Alle-

mands. Ce personnage, d’ailleurs, à

la physionomie très expressive, est, avec S'Jean, ce qu'il y a de meilleur dans la composition. La draperie est traitée avec un savoir-faire qui atteint presque à l'élégance. Quant au Christ, par la raideur des membres et la naïveté de l'anatomie, il évoque l'idée de ces crucifix de bois dégrossis par le couteau d’un artisan moins habile que convaincu.

La taille, profonde, anguleuse, aux hachures un peu brutales, ne semble pas être d’un graveur italien. — La mème composition, de dimensions

moindres, mais traitée d’une façon

presque identique par les mêmes

artistes, avait été exécutée pour le

Missale Romanum, 4, 20 décembre

1481, du mème imprimeur. Nous

disons: par les mêmes artistes; car

Crucifixion IL. — Miss. Rom, fol., 31 août 1482, Octavianus Scotus.

ce n’est pas seulement à l'aspect

sénéral que ces deux :

ravures présentent une similitude frappante ; elles ont en commun certains

détails caractéristiques et jusqu’à certaines incorrections qu'il est presque impossible d'attribuer à deux mains différentes. Remarquons seulement que, dans la gravure de 1481, probablement à

cause du format plus restreint, le travail du tailleur sur bois est loin d’avoir la même valeur

que dans l’estampe de 1482. Pour la description, nous n'avons qu’à indiquer quelques légères diffé-

rences : l'ange de droite a la main droite pendante; le nimbe des anges est au simple trait ; dans

les nimbes de la S' Vierge et de S' Jean, les deux traits se confondent sur un certain espace ;

le nimbe crucifère du Christ est à croisillons noirs ; ses cheveux sont rejetés derrière la nuque;

le perizonium est noué sur sa hanche droite ; le sang coule de ses plaies; un chemin sinueux est indiqué derrière la hampe de la croix ; une route serpente à droite, terminée par un arbre;

un autre lacet de route est indiqué à gauche ; du même côté, près de la St Vierge, un arbre a été

gravé la tête en bas; le tibia et la côte sont à droite de la tête de mort ; les passiflores sont de chaque côté du crâne ; une fleur semblable est à droite de S' Jean.

IT. — Missace Romaxun, 6°, 1484, Nicholaus de Franckfordia. — Gravure au trait. La

croix est consolidée par une cale à la partie antérieure du pied. Le #itulus, tablette en forme de parallélogramme, porte les initiales ir. Le Christ, couronné d’épines, avec le nimbe crucifère, incline la tête sur l'épaule droite. Deux anges, vêtus d’une longue robe, avec l’étole croisée sur la poitrine, volent au-dessous des croisillons dans la position agenouillée, de face ; celui de gauche tient de chaque main un calice où il reçoit le sang de la main droite et du flanc du Christ ; l’autre tient de la main gauche un calice où il reçoit le sang de la main gauche. L'extrémité du perizonium flotte sur la hanche droite de Jésus. En haut de la gravure : à gauche, dans l'angle, une face humaine figurant le soleil, sans rayons; au-dessus du croisillon, deux étoiles ; à droite, deux autres étoiles au-dessus du croisillon, et, dans l'angle, le croissant de la lune, la concavité tournée en dehors. Un peu en avant de la croix, à gauche, se tient la S' Vierge, nimbée, de profil, les

mains jointes, la tête levée ; son manteau couvre ses cheveux; ses pieds paraissent chauss

É droite, se tient S' Jean, de trois quarts, la tête de profil, nimbé, vêtu d’une tunique boutonnée s

a poitrine, les bras dégagés du manteau dont il retient les plis des deux mains à la hauteur de la

ceinture ; ses pieds sont à peine indiqués sous le bord de son vêtement. À quelque distance en avant et dans l'axe de la croix, un crâne, près duquel on voit une touffe d’herbe ; d’autres fleurs em-

blématiques, d’un dessin très vague, se trouvent à droite et à gauche du pied de la croix et un

re

peu en arrière. À gauche de la S' Vierge, touchant le bord de la gravure, un arbrisseau. P:

vallonné ; au fond, Jérusalem, avec des tours surmontées de ces boules qu'on voit encore aujour-

d’hui au-dessus des tentes des chefs de douars, au Maroc.— Cette gravure n’a aucune valeur artis-

ique ; le dessin et la taille y sont des plus médiocres.

IV. — Muissace Romaxum, 8°, 11 février 1485, Andreas quondam Jacobi de Chataro. — Gravure au trait. La croix porte, fixé par une tige dans une pièce de bois qui surmonte la traverse, un /ilulus en volute sans inscription. Le Christ a le nimbe crucifère, les cheveux tombant sur le cou, la tête affaissée sur la poitrine ; le perizonium est noué sur sa hanche gauche. Au-dessous

de chaque bras de la traverse, un ange nimbé, volant de profil; celui de gauche reçoit dans deux

calices le sang de la main droite et du flanc du Christ; celui de droite reçoit le sang qui cou

son manteau, q ui

de l'autre main. À gauche, se tient la S' Vierge, de trois quarts, nimbé

couvre ses cheveux, est entr'ouvert par ses mains, jointes, avec les doigts entrecroisés, en avant d

la poitrine ; ses pieds semblent chaussés. À droite, est S' Jean, nimbé, de profil, les cheveux

tombant sur la nuque, les mains jointes ; ses pieds sont cachés par son vêtement. Les nimbes

des deux personnages sont remplis de rayons filiformes. Dans les deux angles supérieurs, soleil et la lune, rayonnants. Au pied de la croix, une tête de mort posée de face. Au fond,

ravure est encadrée d’une

Jérusalem, simulée par des édifices à tourelles crénelées. La 0

bordure de 6"* de largeur, ornement blanc sur fond noir. — Composition et taille très archaïques.

V. — Missae Romanum, 8°, 1490, Joannes Baplista Sessa. — Gravure au trait, avec quelques légères hachures. La croix, au bois veiné, est plantée sur une petite éminence au bas de laquelle est posé un crâne et, au-dessous, touchant le cadre de la gravure, un tibia avec d’autres

ossements. Le ffulus en volute, fixé par une tige dans la pièce qui surmonte la traverse, porte

les initiales ixRr. Au-dessus des croisillons: à gauche, le soleil, figuré par une face humaine à chevelure flamboyante ; à droite, la lune, au visage humain circonscrit par un croissant flamboyant. Le Christ a la couronne d’épines, le nimbe crucifère cerclé d’un double trait, la barbe divisée en

deux pointes, les cheveux tombant sur les épaul

; il incline la tète sur l'épaule droite ; le sang coule par gouttes de ses mains et de son flanc; l'extrémité du perizoniuwm flotte à la partie supé-

rieure de sa cuisse gauche. corps et montrant la paume;

À gauche, se tient la S' son manteau, dont un pan est

Vierge, de trois quarts, nim- rejeté sur l'épaule gauche,

bée d’un double trait ; ses che- laisse voir sa tunique serrée

veux sont couverts d’un voile par une ceinture ; ses pieds

serré au menton et par-dessus sont nus. Au fond, Jérusalem,

lequel se rabat son manteau ; avec des tourelles à toits poin-

sa tête est levée, son regard tus surmontés de boules. Le

dirigé vers le Christ; ses sol, au pied de la croix, ainsi

mains sont jointes, les doigts que devant Marie et S' Jean,

entrecroisés ; ses pieds sont est semé de touffes figurant

chaussés. À droite, se tient les fleurs emblématiques de

S' Jean, de trois quarts, la la Passion. — Cette gravure

tête levée vers Jésus ; il a un est des plus intéressantes par

nimbe à double trait, une l'originalité de sa facture. Les

barbe courte, les cheveux tom- tètes des trois personnag:

bant sur l'épaule gauche, les notamment celle de la S'

Crucifixion V. — Ms. Romr., 80, 1490, J. B. Sessa.

mains un peu écartées du Vierge avec sa physionomie

marquée par l’âge et tout empreinte de mysticisme, sont dans la manière des primitifs Allemands,

et nous donnent à penser que le dessinateur était d’origine germanique. La figure de S' Jean barbu,

fréquente chez les Grecs, est, au contraire, très rare dans l'iconographie chrétienne de l'Occident,

sauf quand l’Apôtre est représenté comme évangéliste, c'est-à-dire déjà vieux. Le torse du Christ

est traité de la même façon rudimentaire que celui de la Crucifixion de 1482 mentionnée plus haut; les jambes sont assez correctement dessinées ; les extrémités laissent fort à désirer, surtout les mains de S' Jean qui sont d’une dimension énorme. Les draperies sont bien disposées, particulièrement dans le personnage de la S' Vierge, qui est de beaucoup la meilleure partie de la composition. La taille, vigoureuse, mais sans brutalité, peut être attribuée à un graveur italien. En somme, cette gravure, malgré ses défauts, n'est pas sans accuser un certain talent chez les artistes qui l'ont exécutée. Elle n’a été, à notre connaissance, ni copiée ni imitée dans d’autres Missels.

VI. — Mussaze Romanum, @, 1° juillet 1493, Johannes Herzog de Landoiïa (éditeur:

Nicholaus de Franckfordia). — Gravure au trait, légèrement ombrée par parties. La croix est surmontée d'un /ifulus rectangulaire portant les initiales furi ; le dessous de la traverse est garni de hachures obliques. Le Christ, les cheveux flottants sur le cou, la barbe taillée en pointe. incline la tète sur l'épaule droite ; il a la couronne d’épines et le nimbe crucifère, cerclé d’un double trait, une petite croix inscrite dans chaque croisillon ; le sang dégoutte de ses deux mains et coule de son flanc jusqu'au perizonium dont l'extrémité est rentrée. À gauche, se tient la

é en

, posée de trois quarts; elle porte un nimbe à double trait, dont le champ est partas

deux zones, l’une en blanc, l’autre de rayons filiformes qui émanent de la tête; ses cheveux sont couverts d’un voile, par-dessus lequel se rabat le manteau ; l’avant-bras droit, dégagé de ce vèêtement, est horizontal, avec la main pendante; de la main gauche, Marie porte à son visage le bas de son

voile pour essuyer ses larmes ; son pied droit, chaussé, paraît sous le bord de son vêtement. À droite,

se tient S' Jean, detrois quarts, la porte de la ville, flanquée

les mains jointes, la tête légè- de tourelles à créneaux. — rement inclinée vers l'épaule Cette vignette, fort jolie, rédroite, la jambe gauche portée unit à la qualité du dessin la

en avant; son nimbe est pareil délicatesse de la taille. Le

à celui de la St Vierge; ses personnage du Christ, sur-

cheveux tombent en boucles tout, se fait remarquer par le sur le cou ; ses pieds sont nus. modelé, excellent pour l’épo- Paysage vallonné ; au fond : que, des bras, du torse et des à droite, un bouquet d'arbres, jambes ; les extrémités sont dont un complètement dé- peut-être un peu moins soi-

pouillé de feuilles ; au milieu, gnées, comme il arrivait sou-

sétendant jusqu'à l'extrême 17, / d um NN vent, d'ailleurs, dans les com-

bositions de ce genre. Les

gauche, Jérusalem ; un che-

IcureondlemaNSEVierSencE

min sinueux, indiqué en ar- A n EURE a

0, 1er juillet

y de Landoia. Q , F à de S' Jean sont également

Joannes Her:

rière de la Vierge, aboutit à

d'une bonne exécution ; tout au plus faut-il y critiquer une certaine exagération du volume de la

tête par rapport au corps. La draperie est bien un peu raide et anguleuse, ce qui nous fait croire que le bois a été dessiné par un Allemand ; mais la taille est certainement d’un graveur vénitien. Les accidents du terrain, ainsi que les plis des vêtements, sont accusés par un système de hachures courtes et assez espacées entre elles; ce procédé, très rare au moment où prévaut la

ignalés ailleurs: les Postillæ

gravure au trait, a été appliqué dans trois ouvrages que nous avons « de Nicolas de Lyra (Octavianus Scotus, 1480), l'Auguslinus de civilale dei, de la même année et du même imprimeur, et le Valerius Probus (Joannes de Tridino, 1499) *.

VIT. — Missare Romaxum, 8°, 15 octobre 1499, Emericus de Spira (éditeur: L.-A. Giunta). — Gravure au trait. Le bois de la croix est veiné ; le fifulus rectangulaire, fixé à la pièce verticale qui surmonte la traverse, porte les initiales r-x-r-- Dans les angles supérieurs de la gravure : à gauche, le soleil, figuré par un profil humain rayonnant; à droite, la lune, face

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