XI. — Missae Roma- Num, fol., 30 mai 1508, L.-A
Giunta. — Gravure ombrée.
La croix, au bois veiné, porte un /itulus rectangulaire avec l'inscription 1-N-R-1- ; au-dessus, un pélican éployé, posé de face, se frappant du bec la poitrine, et deux petits tendant le cou.
Le Christ a le nimbe crucifère et la couronne d’épines, la tête légèrement inclinée vers l'épaule droite, les cheveux flottants, la barbe demi-longue,non
divi le perisonium noué
sur la hanche droite, non flot-
: A e tant. Au-dessous de chaque ex- Écfamuliepmnottrintoibus GbitémiNsab oi sémit de la traverse, un ange aüuerlitate mufodierparé silfienofins tOFDE pibus de profil, nimbé, agenouillé sur
ÉD de dore un nuage, tient à deux mains un calice où coule le sang de chacune des mains du Christ; un autre ange, en buste, issant d'un nuage, reçoit dans un calice le sang qui jaillit de la plaie du flanc droit; de l'autre côté, un quatrième ange, en buste, est placé symétriquement au précédent. À gauche, se tient
la S® Vierge, de trois quarts ; sa tête, nimbée, couverte par son manteau, est inclinée vers
l'épaule gauche ; ses mains sont jointes, avec les doigts entrecroisés, en avant de la poitrine;
ses pieds sont chaussés, le jpied droit rejeté un peu en arrière, reposant sur la pointe. S* Jean
est à droite, nimbé, le corps de face, la tête détournée un peu vers la droite ; il a les che-
| CAO
bras droit pendant,
la main écartée du
| ES FTA QUE
corps et montrant
la paume, la main
gauche à la cein-
ture, l’avant-bras retenant les plis de son manteau, les pieds nus. Au-dessus de chaque bras de la traverse de la croix, deux têtes
d’anges nimbées et
ailées. Dans l'angle de gauche, le soleil, sous la forme d’un visage humain, de trois quarts, flam-
boyant et rayon-
nant ; dans l'angle de droite, un croissant de lune encadrant une figure du même aspect.
A droite du pied de
la croix, touchant
le bois, une passi-
flore ; à gauche, un
crâne, posé de trois
quarts, tourné vers 2 < : 2 à = en SIISISSII III
zontalement. A Crucifixion XI. — Miss. Rom, fol., 0 mai 1408, L.-A. Giunta. droite de S' Jean, une autre passiflore. Au fond, à droite, Jérusalem avec édifices et tours crénelés; à gauche, paysage montueux. — Belle gravure, draperies d'un style remarquable; la taille, par endroits, manque un peu de finesse.
XII. — Missaze Romanum, fol., 1571, Joannes Variscus. — Gravure ombrée. La croix, au
bois veiné, est calée par des coins de bois de chaque côté. Le /ilulus en volute, fixé à la pièce vericale qui surmonte la traverse, porte les initiales -1-x-Rr-1-. Le Christ a la couronne d’épines, le nimbe crucifère, la tête inclinée vers l'épaule gauche, les cheveux tombant en boucles sur les épaules, la
barbe divisée en deux pointes, les mains crispées, le perizonium noué sur la hanche droite et flot-
tant. Contre la face antérieure de la croix est posé un crâne; au-dessous, deux tibias croisés. À gauche, se tient la S' Vierge, de trois quarts, la tète de profil levée et regardant Jésus, a bouche entr'ouverte ; elle est nimbée ; un voile couvre ses cheveux ; par-dessus, est ramené son
manteau, dégageant les bras; les mains sont croisées sur la poitrine ; les pieds sont chaussés de
sandales. À droite, St Jean, le corps de trois quarts, la tête de profil levée et regardant Jésus, la
bouche ouverte ; il est nimbé ; ses cheveux tombent en boucles sur la nuque et sur les épaules ; son manteau est ouvert sur la poitrine, dégageant le bras gauche et laissant voir la tunique à larges
manches :; les mains sont écartées du corps, la paume tournée vers la terre ; la jambe gauche
est tendue en avant, les pieds sont chaussés de sandales. Sur le terrain, à gauche, une peti
plante, et, un peu en arrière, une autre plante plus grande; entre Marie et le cadre de la gravure,
rni de feuilles. En arrière de la croix, se dérou
une souche d’arbre de laquelle sort un rejeton g;
un chemin sinueux qui aboutit à la porte d'entrée de Jérusalem, ceinte d'une muraille ; çà et là,
des arbres parmi les maisons de la ville; au milieu des monuments, se distingue, presque dans
l'axe de la croix, une basilique dont la coupole est surmontée d’une croix grecque. En arrière d Jérusalem, le fond est fermé par un paysage montueux, au-dessus duquel flottent dans le ciel
d'épais nuages. — Jolie vignette, d'un ensemble élégant. Le Christ est correctement dessiné,
quoique sans grande finesse ; la S Vierge, à qui l'artiste a donné une physionomie de vieille
femme, est le personnage le mieux traité; quant à S' Jean, son attitude exprime un étonnement
profond plutôt que la douleur proprement dite.
CRUCIFINIONS A TROIS PERSONNAG XIII. — Mussaze Romanum, fol., 29 mai 1499, Georgius Arrivabenus. — Gravure ombrée. La croix, au bois veiné, porte un ifulus rectangulaire avec l'inscription -I-N-R-1, surmonté lui-
même d’un nid où se trouve un pélican avec trois petits. Le Christ a le nimbe crucifère, la cou-
ronne d'épines, la tète un peu affaissée sur la poitrine et légèrement tournée vers l'épaule droite, es cheveux tombant sur la nuque, la barbe divisée en deux pointes ; le perizonium est noué sur sa hanche gauche. Deux anges, nimbés, agenouillés sur des nuages, reçoivent dans des calices le sang qui dégoutte des mains ouvertes de Jésus; à gauche, un autre ange en buste, nimbé, de profil, reçoit le sang qui jaillit de la blessure de la poitrine ; à droite, un quatrième ange, également en buste, les bras ouverts et écartés du corps, de face, avec la tète tournée vers Jésus, est placé
symétriquement au troisième. Au pied de la croix, à gauche, est agenouillée Madeleine, étreignant
e bois du gibet, sur lequel se croisent ses mains : elle est de trois quarts, la tête levée, la bouche
, nimbée, de trois quarts, regardant vers la droite, et
ouverte. Du même côté, se tient la S Vi
ramenant vers son visage ses mains jointes avec les doigts entrecroisés ; son manteau couvre ses che-
veux; ses pieds sont chaussés. A droite, S‘ Jean, nimbé, de trois quarts, tourné vers la gauche, les
bras tendus vers la terre, les mains ouvertes et montrant la paume ; il a les cheveux bouclés, la
es pieds sont nus.
bouche ouverte; son manteau, ouvert sur la poitrine, laisse voir la tunique ;
Au pied de la croix, à droite, une tête de mort; en avant de l'arbre, un tibia. Au-dessus de la traverse, de chaque côté du fifulus, sont groupées trois têtes d’anges ailées. Dans l'angle supérieur de gauche, le soleil ; dans l’angle de droite, la lune, tous deux sous la forme de visages humains, flamboyants et rayonnants. Dans le fond, au milieu, Jérusalem ; arbres et monticules. — Belle gravure, d’un dessin et
‘une taille égalementsoi-
gnés. Encadrement d’un fort joli style, formé de fleurs et de feuilles, avec un buste d'évangéliste à
chacun des angles, et,
de chaque côté, deux anges portant les instru-
ments de la Passion, ceux
de gauche la colonne et l'échelle, ceux de droite lance epulerroseau à l'éponge.
XIV. — Missare oRD. CISTERCIENSIS, f0/., 16 octobre 1503, L.-A.
Giunta. — Gravure ombrée. Le boiside la crois est veiné ; le fifulus rectangulaire, surmontant immédiatement la traverse, porte les initiales --N-R-I-. Le Christ a la couronne dépines, le nimbe crucifère, la tête
inclinée vers l'épaule
droite, la barbe divisée
en deux pointes, les che-
veux tombant en boucles
Crucifixion XIIL. — A/éss. Rom. fol., 29 mai 1499, Georgius Arrivabenus.
sur le cou, les mains ou-
vertes avec le pouce replié sur la paume; des gouttes de sang tombent de ses mains et coulent de la plaie ouverte à son flanc ; l'extrémité du perizonium retombe entre ses cuisses. En arrière de la hampe de la croix, qu’elle étreint des deux bras, est agenouillée de face Madeleine, la tête nimbée, un peu inclinée sur l'épaule droite, les cheveux flottants sur les épaules et sur le dos, la bouche ouverte. À gauche, se tient la SE Vierge, de trois quarts ; elle est nimbée, la tête
baissée ; son manteau est ramené sur ses cheveux: elle a les mains jointes avec les doigts entrecroisés
sous le menton ; sa jambe droite, fléchie, est portée en arrière, le pied posant sur la pointe ; elle est
chaussée de souliers. A droite, se tient S' Jean, le corps de face, la tête de trois quarts tournée vers
la croix ; il est nimbé ; ses cheveux sont disposés en grosses boucles; son manteau, entr'ouvert dans
le haut, dégage la poitrine sur laquelle sa main gauche est posée à plat ; sa main droite, pendante Le te] te) ? ,
retient sur la cuisse les pans de son manteau ; sa jambe droite est portée en arrière, le pied posant