‹ Les missels imprimés à Venise de 1481 à 1600Chapitre 61 sur 238 · ANIMAUX SAUVAGE · texte numérisé non relu

ANIMAUX SAUVAGE

Nous citerons encore, pour leur particularité, deux petites vignettes consacrées à S* François

d’Assise. La première, d’un joli dessin, d’une taille fine et élégante, est au-dessous du titre du

Missale Romanum, fol., 20 mai 1499, Georgius Arrivabenus : S' François, debout, nimbé, tient de la main gauche un crucifix, d’où partent des traits allant à ses stigmates. — La seconde appartient au Missale Romanum, fol., 1542, Hieronymus Scotus (recto 199): S* François est debout, de ace, sur un piédestal coupé par le bord inférieur de la gravure; il est vêtu du froc, nimbé,

a tète un peu inclinée sur l'épaule gauche, les bras étendus, les mains ouvertes présentant

eurs paumes stigmatisées ; les pieds nus portent également les stigmates ; un livre est posé à plat près du pied droit; contre l'angle du piédestal, à gauche, sont accotés un crucifix et un autre livre fermé ; à la hauteur de la ceinture de S' François, et de chaque côté de son corps,

est disposée sur deux lignes la légende : FRANCISCE | REFERES |] CHRISTVM | GAVDE ; dans le

haut, paraissent trois aigrettes de rayons, celle du milieu perpendiculaire à la tête du saint.

En dehors de ces représentations isolées, S° François d'Assise occupe ordinairement une place importante dans certains groupes, où on le reconnaît à son costume monacal et aux stigmates des mains et des pieds, tenant un crucifix (Cf. Docreurs, TRiomPnE pu

Curisr, Toussannr).

FUITE EN ÉGYPTE (La). — Ce sujet n'est pas souvent traité dans les Mi

commencement du seizième siècle. Nous en citerons cependant, comme exemple, une gravure

ls du

ombrée du Mi.

ale ord. Cislerciensis, fol., 16 octobre 1503, L.-A. Giunta. Cette gravure est du mème genre et de la même facture que la série des bois de page in-8° publiés par cet imprimeur. La-S' Vierge est assise sur un âne marchant de profil vers la gauche ; elle tient l'enfant Jésus

enveloppé dans son manteau; en arrière et près de la tête de l’âne, marche un homme, de profil,

coiffé d’un chaperon, chaussé de demi-bottes, et portant sur l’épaule gauche un paquet suspendu à un bâton; en arrière et près de la croupe de l'âne, marche S' Joseph, de trois quarts, tête nue, la main posée sur la bête; à l’extrème droite, un autre homme de profil, coiffé d’un chaperon, et

dont le corps n’est visible qu’en partie. Le terrain, en avant, est semé de pierres, parmi lesquelles

plusieurs passiflores. Au fond, des monticules, des arbres, et une ville entourée de remparts au pied de hauteurs que couronne une forteresse. Encadrement à colonnes, avec un couronnement en arcade orné de volutes, portant un rosaire suspendu en guirlande par ses deux extrémités ; dans chacun des angles supérieurs, un putlo jouant avec des oiseaux.

Une autre représentation est donnée dans le M3

ale Romanum, fol., septembre 1563, Juntæ. S' Joseph est à gauche, marchant, la tête tournée vers la droite, et portant sur son épaule droite un paquet au bout d’un bâton. Au milieu de la composition, un âne, posé de trois quarts, la tète tournée vers la droite, porte la S® Vierge assise, les jambes pendant à gauche, la main droite posée sur la cuisse, avec l'index tendu comme pour indiquer la route; de son bras gauche, elle soutient l'enfant Jésus, nu, qui se dresse pour saisir au passage les feuilles d'un palmier planté en arrière de l’âne. Au fond, à gauche, on aperçoit une ville, au pied de montagnes qui s'étendent

dans le milieu et sur la droite.

ABRIEL (S'). — Un des sept assistants au trône de Dieu, dont il est question dans l'Écriture sainte (Tob., x, 15). On lui donne habituellement, comme à St Michel et à St Raphaël, le titre d'archange. Le nom de Gabriel, en hébreu, signifie force de Dieu. C'est lui qui, dans l'Ancien Testament,

prophétise à Daniel l'avènement du Messie. Quand les temps sont accom-

plis, il prédit au prêtre Zacharie la naissance de S' Jean Baptiste, le Pré-

curseur ; il annonce à Marie qu'elle a été choisie par Dieu pour être la

mère du Christ; lorsque Jésus vient au monde, Gabriel apparait aux

dévorée par un dragon, fait

bergers et les convoque au berceau de l'en- le sujet de petits bois placés fant divin; c'est lui en tête du texte de l'office conencore qui, dans le sacré à ce saint. Il est à jardin de Gethsemani, cheval, vêtu du costume milivient fortifier le courage taire, perçant de sa lance le de Jésus. Nous ren- monstre qui se tord aux pieds

de sa monture. Dans le Missale

voyons, pour le détail

iconographique, aux Romanum, 4, 3 juillet 1509,

différents articles rela- Stagnino, on voit une vi-

tifs à ces épisodes. gnette représentant la jeune princesse agenouillée et priant GEORGES (S').

sur une éminence de terrain,

— La représentation de S au second plan, à gauche,

Georges délivrant la princesse simran tandis que le roi et la reine,

is d'Assise. — 1

Bern.

de Cappadoce, qui allait être ses parents, au fond, à droite,

regardent le combat par-dessus la muraille crénelée de leur palais’.

GLOIRE. — Cf. AURÉOLE.

GRÉGOIRE LE GRAND (S'). — Pape et Docteur de l'Église. Pierre Diacre assure que,

isprit, sous la forme d’une colombe, se tenait au-dessus de sa.tête. Les

pendant qu'il dictait, le S'petits bois des Missels montrent ordinairement la colombe céleste près de l'oreille du pontife.

1. — Ce St Georges — avec la princesse en prière — figure, comme mar

, avec la signature F. V, sur le titre de plusieurs

volumes imprimés à Venise par Georges Rusconi dans le premier quart du seizième siècle (Cf. Bibl. des l. à fig. vénit.).

ICONOGRAPHIE .— St HERMAGORAS

ERMAGORAS (S'). — Évêque, fondateur de l'église d’Aquilée. Il est figuré,

Giunta. La St Vierge, nimbée, avec la couronne à l'antique, est assise de face dans une cafhedra, la tète légèrement tournée vers la droite, la main

droite levée en avant de l'épaule et présentant la paume. L'enfant Jésus est

assis de trois quarts, tourné vers la gauche, sur le genou gauche de sa mère ; il a le nimbe crucifère, et, pour vêtement, une longue tunique qui couvre ses pieds.

à : : 0 … 2 RES Lu / St Hermagoras est debout à gauche, de trois quarts, tourné vers la S® Vierge; il a la mitre

en tête; de la main droite il tient sa crosse, qui est posée obliquement contre son épaule. S' Fortunat est à droite, presque de profil; sa tête est rasée, avec une simple couronne de cheveux ; il est vêtu du costume ecclésiastique, avec l'aube parée d’orfrois sur la poitrine et au bas; de la main droite, il tient une palme, et de la main gauche un livre. Sur le socle de a cathedra où est assise Marie, l'aigle d'Aquilée, éployé, au centre d'une guirlande de feuillage, en blanc sur fond noir. Ce bois ombré, d’une exécution archaïque, est empreint du

style des peintres vénitiens de la fin du quinzième siècle; les personnages ont une certaine

raideur, mais l’ensemble de la composition ne manque pas de charme. — Même représenta-

ion au-dessus du titre du Mis

ale Aquilejense, 4, 16 septembre 1517, Jacobus Pencius de Leucho.

IERODE. — Cf. Curisr, Mages, InNocenTs (SS.).

TIOSTIE. — Cf. Cart

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