‹ Les missels imprimés à Venise de 1481 à 1600Chapitre 67 sur 238 · ICONOGRAPHIE — MER DE GALILÉE · texte numérisé non relu

ICONOGRAPHIE — MER DE GALILÉE

soldats qui, ayant embrassé la religion chrétienne à Sébaste, en Arménie, sous le règne de Licinius (quatrième siècle), furent exposés nus sur un étang glacé, puis jetés au bùcher après avoir eu les

jambes rompues à coups de bâton.

MER DE GALILÉE. — Nom donné, dans les Évangiles, au lac de Tibériade, dans la région duquel Jésus accomplit presque tous ses miracles. La mer de Galilée l'est figurée dans une

grande quantité de vignettes, dont plusieurs sont mentionnées ici.

MICHEL (S'). — La liturgie a fait de l'archange [S' Michel le chef de la milice céleste et

l'introducteur des âmes des justes dans le paradis. Vêtu du costume militaire, il est représenté foulant aux pieds le démon, qu'il perce d’une lance ; cette arme est quelquefois remplacée par une

croix s/alionale. Souvent, sur ses épaules. Son bras

il tient d’une main la ba- droit levé tient une épée

lance dans laquelle il pèse qui passe derrière sa tête, les âmes des morts et leurs obliquement inclinée, la œuvres. pointe vers la droite. Sa Tel nous le montre un main gauche, pendante, grand bois de page qui tient une balance, dont chaorne le verso =, du Missale que plateau supporte une ord. Camaldulensis, fol.. figurine nue représentant 13 janvier 1503, Antonius une âme. S' Michel a l’arde Zanchis. L'’archange, mure complète, cuirasse, nimbé, les ailes éployées, brassards, cotte de mailles,

est debout de face, la tête cuissards, jambards et bro-

tournée de trois quarts vers dequins. Son pied gauche

la droite et légèrement in- pèse sur l'arrière-train du

clinée, les yeux baissés; ses 3 Miss. ord. Vallisumbrose, 1. démon qui a la forme d’un s L.-A. Giunta.

cheveux tombent en boucles ; dragon ; son pied droit est

posé sur la queue du monstre. Celui-ci relève la tête, et regarde l’archange en dardant sa lanoue four- E te] D

chu

sa queue tortueuse se termine en quatre pointes recourbées. Quelques pierres et plantes sur

le terrain. Dans le haut, sur une banderole, la légende : rv pras-ceLis-ANImAS-REPONIS. Encadrement ornemental de vases et de feuillages en blanc sur fond noir ; dans le milieu de la bordure du bas, audessus d'un vase de fleurs, monogramme LM en blanc sur fond noir. — Très belle gravure, légèrement

ombrée, sauf le terrain quiest presque noir et traité à la manière florentine (CF. Avanr-Propos, p. v).

Représentation du même genre dans le His

ale ord. Camaldulensis, fol., 1567, Petrus Liechtenstein. L'archange, nimbé, le pied gauche appuyé sur le corps du démon terrassé, le perce de sa lance, qu'il tient de la main droite ; le démon, ailé, aux pieds fourchus, regarde son vainqueur; de la main gauche, S' Michel porte une balance, dont chaque plateau porte une âme. Au second plan, maisons, montagnes et arbres. Dans le haut, à droite: -s-micheel arcägel. — Cette gravure, quoique d’une taille assez lourde, est fort intéressante; le St Michel est bien dessiné et d’un beau

style, inspiré des grands maîtres du quinzième siècle.

L'ordre des Camaldules, sous la règle de St Benoît, avait été établi au commencement du onzième siècle, par S' Romuald, à Camaldoli, petite localité de Toscane, d'où est tiré leur nom. Dans la suite, plusieurs branches s'étaient détachées de l’ordre ; on comptait cinq congrégations particulières, au nombre desquelles celle de S' Michel de Murano, fondée en 1212 par le Père Laurent, ermite, dans l'ile de Murano, drapée dans un manteau dont

près de Venise. Les Missels elle tient les pans rassemblés

que nous venons de citer, £quien eter Ÿ de la main gauche, au-des- Nam dona els À ù :

bomine:e tux

ornés d'une grande représen- Sn sus de la ceinture; de la main

droite elle “tient dressée-sa

tation de l’archange S°' Mi-

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cette dernière congrégation. Loing mes ad re oi caro väer- Sa | PASS erre ; à droite, on aperçoit a are | OU à eq Gis æficti.C£o. ||} à ste et la tête tiarée d’

D £a ci pri émane | | e buste et la tête tiarée d’un

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présentation assez fréquente An a cat anse ête de roi avec la couronne

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dans les initiales ornées. Ci- uit crédiditend pag eternas fu à l'antique, tous deux ayant

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chel,ont dû être imprimés pour faux dont la lame repose à

perbe initiale zoomorphique deux autres têtes, dont une, R du Missale ord. Vallis-

umbrosæ, fol., 4 décembre

vue de derrière, montre la

onsure des hommes d'église.

1503, L.-A. Giunta (verso 288). La Mort est debout, de La Mort; Jésus ressnscitant 1e fs de la veuve de Naïm. — MYRRHOPHORES.

Rom., 80, 3 octobre 1308, L.-A. Giunta.

face, la couronne en tête, ; — Nom donné aux saintes

femmes qui portèrent des parfums au tombeau de Jésus-Christ: Marie-Madeleine ; Marie C léo-

phé, mère de Thaddée et de Jacques le Mineur; Marie Salomé, mère de Jacques le Majeur et de

à l'office du

Jean l'Evangéliste. De petites vignettes, placées, dans presque tous les Mis Samedi Saint, représentent la scène des Myrrhophores au tombeau : les trois femmes, nimbées, arrivent près du tombeau ouvert, portant des cassolettes : un ange leur annonce que Jésus est res-

suscité; au fond, vue de Jérusalem.

Les Apôtres recevant le St-Esprit

Aiss. Rom., 4°, 3 juillet

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