ICONOGRAPHIE — MER DE GALILÉE
soldats qui, ayant embrassé la religion chrétienne à Sébaste, en Arménie, sous le règne de Licinius (quatrième siècle), furent exposés nus sur un étang glacé, puis jetés au bùcher après avoir eu les
jambes rompues à coups de bâton.
MER DE GALILÉE. — Nom donné, dans les Évangiles, au lac de Tibériade, dans la région duquel Jésus accomplit presque tous ses miracles. La mer de Galilée l'est figurée dans une
grande quantité de vignettes, dont plusieurs sont mentionnées ici.
MICHEL (S'). — La liturgie a fait de l'archange [S' Michel le chef de la milice céleste et
l'introducteur des âmes des justes dans le paradis. Vêtu du costume militaire, il est représenté foulant aux pieds le démon, qu'il perce d’une lance ; cette arme est quelquefois remplacée par une
croix s/alionale. Souvent, sur ses épaules. Son bras
il tient d’une main la ba- droit levé tient une épée
lance dans laquelle il pèse qui passe derrière sa tête, les âmes des morts et leurs obliquement inclinée, la œuvres. pointe vers la droite. Sa Tel nous le montre un main gauche, pendante, grand bois de page qui tient une balance, dont chaorne le verso =, du Missale que plateau supporte une ord. Camaldulensis, fol.. figurine nue représentant 13 janvier 1503, Antonius une âme. S' Michel a l’arde Zanchis. L'’archange, mure complète, cuirasse, nimbé, les ailes éployées, brassards, cotte de mailles,
est debout de face, la tête cuissards, jambards et bro-
tournée de trois quarts vers dequins. Son pied gauche
la droite et légèrement in- pèse sur l'arrière-train du
clinée, les yeux baissés; ses 3 Miss. ord. Vallisumbrose, 1. démon qui a la forme d’un s L.-A. Giunta.
cheveux tombent en boucles ; dragon ; son pied droit est
posé sur la queue du monstre. Celui-ci relève la tête, et regarde l’archange en dardant sa lanoue four- E te] D
chu
sa queue tortueuse se termine en quatre pointes recourbées. Quelques pierres et plantes sur
le terrain. Dans le haut, sur une banderole, la légende : rv pras-ceLis-ANImAS-REPONIS. Encadrement ornemental de vases et de feuillages en blanc sur fond noir ; dans le milieu de la bordure du bas, audessus d'un vase de fleurs, monogramme LM en blanc sur fond noir. — Très belle gravure, légèrement
ombrée, sauf le terrain quiest presque noir et traité à la manière florentine (CF. Avanr-Propos, p. v).
Représentation du même genre dans le His
ale ord. Camaldulensis, fol., 1567, Petrus Liechtenstein. L'archange, nimbé, le pied gauche appuyé sur le corps du démon terrassé, le perce de sa lance, qu'il tient de la main droite ; le démon, ailé, aux pieds fourchus, regarde son vainqueur; de la main gauche, S' Michel porte une balance, dont chaque plateau porte une âme. Au second plan, maisons, montagnes et arbres. Dans le haut, à droite: -s-micheel arcägel. — Cette gravure, quoique d’une taille assez lourde, est fort intéressante; le St Michel est bien dessiné et d’un beau
style, inspiré des grands maîtres du quinzième siècle.
L'ordre des Camaldules, sous la règle de St Benoît, avait été établi au commencement du onzième siècle, par S' Romuald, à Camaldoli, petite localité de Toscane, d'où est tiré leur nom. Dans la suite, plusieurs branches s'étaient détachées de l’ordre ; on comptait cinq congrégations particulières, au nombre desquelles celle de S' Michel de Murano, fondée en 1212 par le Père Laurent, ermite, dans l'ile de Murano, drapée dans un manteau dont
près de Venise. Les Missels elle tient les pans rassemblés
que nous venons de citer, £quien eter Ÿ de la main gauche, au-des- Nam dona els À ù :
bomine:e tux
ornés d'une grande représen- Sn sus de la ceinture; de la main
droite elle “tient dressée-sa
tation de l’archange S°' Mi-
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cette dernière congrégation. Loing mes ad re oi caro väer- Sa | PASS erre ; à droite, on aperçoit a are | OU à eq Gis æficti.C£o. ||} à ste et la tête tiarée d’
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[ORT (La). — Re- paia famuliryi an. Qué Hodie æ ba = pape étendu à terre, et une
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résentati assez ré > » in manib’inimicinegs obiiuifcarie 1 |KLK âte s roi avec la ec e à
présentation assez fréquente An a cat anse ête de roi avec la couronne
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dans les initiales ornées. Ci- uit crédiditend pag eternas fu à l'antique, tous deux ayant
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chel,ont dû être imprimés pour faux dont la lame repose à
perbe initiale zoomorphique deux autres têtes, dont une, R du Missale ord. Vallis-
umbrosæ, fol., 4 décembre
vue de derrière, montre la
onsure des hommes d'église.
1503, L.-A. Giunta (verso 288). La Mort est debout, de La Mort; Jésus ressnscitant 1e fs de la veuve de Naïm. — MYRRHOPHORES.
Rom., 80, 3 octobre 1308, L.-A. Giunta.
face, la couronne en tête, ; — Nom donné aux saintes
femmes qui portèrent des parfums au tombeau de Jésus-Christ: Marie-Madeleine ; Marie C léo-
phé, mère de Thaddée et de Jacques le Mineur; Marie Salomé, mère de Jacques le Majeur et de
à l'office du
Jean l'Evangéliste. De petites vignettes, placées, dans presque tous les Mis Samedi Saint, représentent la scène des Myrrhophores au tombeau : les trois femmes, nimbées, arrivent près du tombeau ouvert, portant des cassolettes : un ange leur annonce que Jésus est res-
suscité; au fond, vue de Jérusalem.
Les Apôtres recevant le St-Esprit
Aiss. Rom., 4°, 3 juillet