JEAN BAPTISTE
Cf. Jean Bapnisre (S').
NICOLAS DE TO- LPENMDINO\(S'\).=Derdor dre des Augustins ; tout jeune encore, il eut un jour la vision
de l'enfant Jésus dans une
e A a Se > Xi 7 De BELEE Zaduenturm glorig magni oci, 7 faluarozis ee RSS ÉSUSS hostie au moment de l’élévaô Ë ) à — REQER tion. Cet épisode est interë & prété dans une petite vignette & 1 æ ; & & du Missale Romanum, fol., AZ Éd, RE) ù DS Re æ N & mars 1518, Gregorius de Gre- & BE
goriis (verso 211): le saint, Nativité de Jésus, — A/fss. Rom, D1., 1542, Hieronymus Scotus. vêtu du costume de son ordre, nimbé, tient de la main gauche un livre ouvert au-dessus duquel se déploie un lis à triple
fleur. et de la main droite une tête d’enfant nimbée de rayons.
NIMBE. — Le nimbe est la représentation matérielle du rayonnement de la tête; il a été en usage, dans l’iconographie païenne, chez les Grecs et les Romains. En Orient, où il a pris son origine, il est l'emblème de la puissance, bonne ou mauvaise ; ainsi, ilest donné à Satan dans quelques représentations byzantines. Dans l'iconographie chrétienne, il est l’attribut de la sainteté. Nous n'avons pas à nous étendre ici sur les différentes formes données au nimbe par les artistes,
notre étude se restreignant aux Missels imprimés à Venise à une certaine époque. Nous n'y voyons
ICONOGRAPHIE — NOLI ME TANGERE ms
guère que le nimbe circulaire, uni, ou frangé à l’intérieur de rayons filiformes qui émanent de la tête du personnage. Quelquefois, la circonférence du nimbe n'est pas figurée ; la tête projette des rayons égaux en force et en longueur; ou bien, des aigrettes de rayons plus longues et plus épaisses partent des tempes et du front, tandis que le rayonnement du reste de la tête est plus faible ; dans certains cas même, le nimbe ne consiste qu'en ces trois faisceaux principaux. Au seizième siècle, dans les Missels Scoto, par exemple, le nimbe devient une véritable coiffure posée à plat sur le sommet de la tète.
Le nimbe crucifère est celui dont le champ est garni de trois rayons (le quatrième étant caché par la tête du personnage) disposés comme les branches d’une croix grecque. Il est exclusivement réservé à Jésus-Christ ; dans certains Missels, cependant, le Sauveur n’a que le nimbe uni; mais alors, pour établir une distinction entre lui et ses disciples, ceux-ci sont figurés sans nimbe.
Dans certaines vignettes, ches-tu ? Elle, pensant que ce Sei-
gneur, si tu l’as emporté, dis-
la S' Vierge est nimbée d'étoi-
füt le jardinier, lui dit:
les, d'après la vision de l’Apocalypse : « Amicla sole, et luna moi où tu las mis, et je l'ôterai.
Marie ! Et elle,
s'étant retournée, lui dit: Rab-
sub pedibus, el in capile ejus Jésus lui dit :
corona slellarum duodecim »
(ch. xnr, v, 1). boni (c'est-à-dire : mon mai-
tre) ! Jésus lui dit: Ne me
NOLI ME TANGE- touche pas, car je ne suis pas RE. — On désigne ainsi la encore monté vers mon Père...»
représentation de l'apparition de Jésus à Marie Madeleine, près de son tombeau, suivant le récit de l'Évangile selon S:
Jean: « Jésus lui dit : Femme,
pourquoi pleures-tu ? Qui cher-
Nativité de la St Vierge. — A/iss. Rom, 80,
jo juillet 1506, Birn. Stagninus.
(x, 15-17). Presque toutes les compositions qui traitent ce sujet sont conçues de la même manière. Le Christ, nimbé ou sans nimbe, est vêtu de la tu-
nique courte, appuyé de la
main gauche sur une bèche ou sur un hoyau, la main droite levée faisant le geste de l’allocution ;
Madeleine est agenouillée devant lui, les mains jointes, la tête levée ; au fond, on voit le tombeau
ouvert, près duquel, dans certaines vignettes, se tient un ange.
Parmi ces représentations, nous signalerons particulièrement celle qui se trouve à la partie inférieure d’un encadrement de page du Missale Romanum, fol., 10 mai 1521, L.-A. Giunta (recto 130). Le bloc est divisé par des motifs d'ornement à fleurons en trois compartiments représentant es apparitions de Jésus ressuscité à sa mère, à Marie Madeleine et à S' Pierre. Compartiment de gauche: la S' Vierge, nimbée, est agenouillée de profil, les mains jointes, tournée vers la droite où se tient le Christ, debout, de trois quarts; il a le nimbe crucifère ; son manteau laisse à nu sa poitrine ; ses mains et ses pieds portent les stigmates de la Passion; sa main droite levée fait le geste de l'allocution ; au fond, le tombeau ouvert, au pied d'une muraille percée d’une fenêtre à plein cintre par laquelle on aperçoit un paysage. — Compartiment du milieu: Madeleine, nimbée,
es cheveux tombant sur les épaules, est agenouillée de profil, à gauche, les mains croi
S Sur la
poitrine ; Jésus est debout à droite, de trois quarts; il a le nimbe crucifère et les stigmates de la
116 LES. MISSELS VÉNITIENS Passion; il porte la tunique courte; de la main gauche, il tient le manche d’un hoyau posé à terre;
sa main droite levée fait le geste de l’allocution ; paysage vallonné ;
une passiflore entre Jésus et Madeleine ; une autre à droite, près du pied gauche du Christ. — Compartiment de droite : S' Pierre,
nimbé, est agenouillé de profil, à gauche, la tête levée vers Jésus, les mains jointes ; le Christ est
debout, à droite, le corps presque de face, la tête de trois quarts tournée vers S' Pierre; de la main gauche, pendante, il retient les pans de son manteau, qui laisse à nu sa poitrine; il a le nimbe crucifère et les stigmates de la Passion; sa main droite étendue fait le geste de l’allocution ;
paysage vallonné (Cf. p. 99).
Un bloc d'encadrement du même genre se voit dans le Missale Romanum, fol., 3 décembre
1513, Gregorius de Gregoriis (recto 125). Compartiment de gauche : S' Pierre marchant sur l'eau
vers le Christ. — Compartiment du milieu : le Christ tenant la croix de Résurrection, devant son ombeau ouvert, au pied duquel sont placés quatre soldats. — Compartiment de droite: Jésus, en
jardinier, avec le nimbe crucifère, parlant à Madeleine agenouillée devant lui.
RFROI. — Sorte de parement qui s'applique encore aujourd’hui à certaines pièces du costume ecclésiastique. Dans les vignettes des Missels, le prêtre officiant, les anges, et quelquefois Jésus lui-même portent l'aube avec la parure en orfroi au
bas, en avant et en arrière, aux deux poignets et sur la poitrine. Parmi les
ornements pontificaux, la mitre est parée d’un orfroi vertical ou en /itre, et d'un
orfroi horizontal ou en cercle.
Un prophète annonçant le Messie. — Miss. Rom, 4°,
3 juillet 1509, Bern. Stagninus.
APE. — Type général adopté pour les initiales ornées : un pape avec la tiare et la
chape, la main droite bénissante.
ASSION (IxsrRumenTs DE La). — Nous avons plus haut mentionné, à l’article Curisr (Christ de pitié), les représentations qui réunissent autour de Jésus les accessoires rappelant les principales circonstances de sa passion : « la lanterne qui remémore le jardin des Olives, où Jésus Christ fut abordé par les gens de la synagogue (Joann., xvr, 8) qui venaient s'emparer de lui ; le coq, souvenir du renoncement de S' Pierre ;
la bourse, pour indiquer la trahison de Judas; la colonne, avec des
verges et un fouet, instruments de la flagellation ; l'aiguière avec le
bassin, c’est-à-dire la condescendance inique de Pilate aux fureurs des
Juifs. Le marteau et les trois clous marquent le crucifiement, et les dés remettent en mémoire la tunique de Notre-Seigneur tirée au sort par les bourreaux (Joann., xix, 23-24)... » (P. Canrer, Caractéristiques des saints, p. 554). Le sujet, ainsi indiqué, comporte un assez grand
nombre de variantes. Voi-
ci, par exemple, un bois qui orne la page de titre du Wissale Roma-
num, fol., ro mai 1521, L.-A. Giunta: la
croix surmontée du fiulus avec l'inscription
IN R-1-; à l’intersection de la hampe et de Instruments de la Passion. — Miss. Rom L.-A. Giunta.
3 octobre 1308,
la traverse, sont placés la couronne d’épines
s en sautoir
et deux faisceaux de verg sur les croisillons est jetée une corde dont les
deux bouts pendent en avant; aux deux clous sont suspendus deux fouets à triple lanière, garnis de pointes; contre le clou de droite est accotée une lance; contre le
clou de gauche, le roseau à l'éponge; au pied de la croix, une tête de mort sur-
montant un tibia; à droite, un personnage agenouillé, les mains jointes, adorant la croix.
Mentionnons encore, comme particulièrement curieux, un bloc d'encadrement d
page fréquemment employé dans les Missels Giunta in-4° et in-8°. Un groupe de petits
ion dont ils se font autant de
anges, nus, ailés, folâtrent avec les instruments de la pass
jouets : l’un, à droite, chevauche le coq du renoncement de S' Pierre; à côté, un autre
tend le dos pour recevoir la colonne de la flagellation qu'un de ses compagnons de
jeu s'évertue à soulever de terre; un quatrième porte le roseau à l'éponge ; son voisin se tient non-
chalamment accoudé sur les barreaux d'une échelle; à gauche, enfin, les deux derniers putti se montrent mutuellement la couronne d'épines et les trois clous qu'ils tiennent à la main; entre eux, à terre, sont jetés les dés. Cette vignette est d'un joli mouvement et d'une agréable facture; mais
il n’y faudrait pas chercher le mysticisme des âges de foi profonde et naïve. ,
PATRIARCHES. — Grands dignitaires de l'Église, rangés, dans la hiérarchie du clergé
séculier, après les cardinaux et avant les archevèques. On les fait figurer quelquefois dans les enca-
drements de page, avec les Prophètes, les Sibylles, etc. Citons, entre autres, l'encadrement du te] ? J 1 ?
recto 1 du Missale Romanum, 4, 20 octobre 1520, Jacobus Pencius de Leucho; le bloc de droite
est formé de quatre niches à coquille superposées, renfermant les bustes des patriarches mitrés,
nimbés, tenant d’une main la crosse, de l’autre la croix pastorale : P. cosranr. (Constantinople),
P. IEROSAL. (Jérusalem), -P ANrioc: (Antioche), -P: ALExAN- (Alexandrie).
PÉLICAN. — Le pélican s’ouvrant la poitrine pour rappeler ses petits à la vie en les arrosant de son sang est une des figures de Jésus-Christ. Nous avons eu l’occasion de le signaler au sommet de la croix, dans la.Crucifixion du Missale Romanum, fol., 30 mai 1508, L.-A. Giunta (cf. p. 57). Il occupe la même place dans la Crucifixion du Missale Romanum, fol., 29 mai 1400,
Georgius Arrivabenus (cf. p. page, soit en petites vignettes
69), et dans celle du Missale de texte ou d'initiales ornées.
Romanum, fol., 17 mai 1505, Le sujet comporte naturelle- Antonius, de Zanchis. Dans ment peu de variantes dans la certains autres Missels — ceux composition ; nous en donde Gregorius de Gregoriis, nerons simplement quelques notamment, — cette représen- types principaux. tation est fréquemment em- Le premier bois de page ployée dans les motifs d'enca- que nous ayons à signaler se
drements de page. trouve dans le Missale Roma-
num, 8°, 20 novembre 1501,
PENTECOTE.— L'é-
pisode de la descente du S'-