‹ Les missels imprimés à Venise de 1481 à 1600Chapitre 71 sur 238 · L.-A. Giunta. Encadrement à colonnes, ouvrant la perspec · texte numérisé non relu

L.-A. Giunta. Encadrement à colonnes, ouvrant la perspec

Esprit sur la S' Vierge et les tive d’une abside à cul-de-four,

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Apôtres rassemblés dans le dont la voûte est divisée en

Cénacle (Act. Apost., ur, 1-4) caissons ; une cathedra, élevée a été traité dans presque tous Pentecôte. — Miss. Rom., 80, 20 novembre 1501, de trois marches, en occupe L.-A. Giunta.

issels, soit en bois de le milieu; au pied et en avant

droite, la tète levée, les mains jointes; au-dessus d'elle, du milieu de la voûte, descend la colombe

céleste éployée. Au bas des marches, à droite, sont agenouillés six Apôtres, au premier rang desquels on reconnaît la figure imberbe de S* Jean ; à gauche, cinq autres Apôtres, dans la même attitude; au-dessus de leurs têtes, comme au-dessus de celle de la S' Vierge, sont figurées des langues de feu. A droite et à gauche, en arrière des groupes, s'ouvrent deux baies qui laissent apercevoir un paysage montueux.

Dans le Missale ordinis Vallisumbro:

fol., 4 décembre 1503, L.-A. Giunta, le sujet est traité en une belle initiale ornée S en tête de l'office de la fête (recto 134) : dans le haut, le S-Esprit, sous la forme d’une colombe, nimbée, plane dans une auréole à triple jet de rayons ; dans le bas, sont groupés les disciples de Jésus, aux côtés et en arrière de la S'° Vierge, qui se tient de face, les

mains jointes; des langues de feu sont suspendues au-dessus des têtes.

Un autre bois de page a été donné par L.-A. Giunta dans le Missale ord. fratr. Prædi

lorum, 4°, 17 mars 1512. La scène se passe sous un édicule hexagonal ouvert, qu’on est convenu

d'appeler la Jérusalem céleste. Une cathedra, dont le dossier est surélevé par un motif de sculp-

ture ornementale, en occupe le milieu; Ja S* Vierge y est assise, les mains jointes ; à ses côtés se tiennent S' Jean et un autre Apôtre, vus de trois quarts en buste; au-dessus d’elle, descend le S'-Esprit, dardant des langues de feu. À droite: au premier plan, un Apôtre est assis de trois quarts dans une stalle, la tête levée, regardant la colombe céleste; son bras gauche repose sur

l'accoudoir de la stalle, la main étendue ; sa main droite levée fait le geste de l'indication; au

second plan, sont groupés quatre Apôtres, l’un assis de profil dans une stalle, les trois derniers ne montrant que la tête et une partie du buste. À gauche: au premier plan, un Apôtre est agenouillé de profil, les mains jointes et la tête levée, en avant d’une stalle dont le dossier est

coupé par le cadre de la gravure; au second plan, sont groupés quatre autres Apôtres, l’un assis

de profil, les mains jointes, les trois derniers ne montrant, comme ceux de droite, que la tête et une partie du buste. Des langues de feu sont figurées au-dessus des têtes.

La composition qui se trouve dans le Missale Romanum, 8°, 30 juillet 1506, Stagnino, est analogue à la première des Missels Giunta. Intérieur d’abside à cul-de-four. La St Vierge est assise de face, les bras ouverts, sur une cafhedra élevée de deux marches ; au-dessus d’elle, du haut de la voûte, descend la colombe céleste éployée, dardant des langues de feu. Le nombre des

disciples de Jésus est porté ici à quinze: six sont groupés à droite des marches, et sept à

auche ; au premier plan, à droite et à gauche, deux autres sont assis de trois quarts, se faisant face, sur des escabelles vénitiennes.. Pavé de carreaux alternativement noirs et blancs.

La formule est un peu différente dans les Missels d’une époque plus avancée. Citons, comme

exemple, une vignette du Missale ord. Fratr. Prædicalorum, 4°, 1575, Juntæ (verso 101). La S' Vierge est assise au fond, de face, les mains jointes et la tête levée, dans une cafhedra élevée sur un socle. Au-dessus d’elle, plane la colombe céleste, entourée d’une auréole, au centre d’une grande étoile qui darde des rayons et des langues de feu. A droite et à gauche, groupes de dis-

ciples agenouillés, sauf deux qui se tiennent debout, au fond.

PHÉNIX. — Le phénix, l'oiseau fabuleux de l'antiquité, qui renaît de ses cendres, a été

conservé dans l'iconographie chrétienne comme un emblème de l'immortalité. Il figure dans certains motifs d'encadrements de page; on le voit, par exemple, en un médaillon qui occupe le

milieu du bloc de gauche de l'encadrement du recto 20, dans le Missale Romanum, fol., mars 1518,

Gregorius de Gregoriis.

PHYLACTÈRE. — Cf. Banprrorr.

PIERRE DE VÉRONE (S'). — Martyr, de l’ordre des Frères Prècheurs ; il fut assassiné sur la route de Como à Milan, en 1252 ; il est représenté avec un couteau enfoncé dans le crâne.

— Cf. Domnique (S!.

PIETÀ. — On désigne, sous cette appellation empruntée à l'italien, le groupe de la S' Vierge,

de S' Jean et des saintes femmes devant le cadavre de Jésus-Christ, après la descente de croix.

Ce sujet est traité en un grand bois de page au verso &, du Missale Romanum, fol., 7 avril1511, Stagnino. Le tombeau ouvert, au premier plan, occupe la largeur presque entière de la gravure; sur la face antérieure, se lit l'inscription : sepvLorvu 1esv curisrr. Au delà du tombeau, un linceul est étendu à terre, tenu à droite et à gauche par Nicodème et Joseph d’Arimathie, agenouillés, l’un

ayant un marteau, l’autre des tenailles passées dans la ceinture; entre le linceul et le tombeau, vers

la gauche, trois clous gisant à terre, et, vers la droite, une passiflore. La S' Vierge est au milieu

de la composition, assise de face, la tête de trois quarts tournée vers la gauche, la bouche ouverte; un poignard est enfoncé dans sa poitrine; elle tient sur ses genoux le corps de son fils, dont le bras droit pend vers le sol; entre la main du Christ et Nicodème, on voit à terre la couronne d'épines. Madeleine, dont on n'aperçoit que le buste, tourné vers la droite, le reste du corps caché

par celui de la S* Vierge, s'incline pour poser ses lèvres sur le pied gauche du Sauveur. Au troi-

sième plan, en arrière de la S® Vierge et de Madeleine, deux femmes agenouillées, de face, la bouche ouverte; près d'elles, vers la droite, S' Jean, tourné de trois quarts vers la gauche, regardant Jésus, la bouche ouverte, les mains jointes en avant de la poitrine. À l’extrème gauche, en arrière de Nicodème, un personnage à longue barbe, chauve, est debout de trois quarts, le bras gauche replié sur la poitrine, la main droite levée avec l'index tendu vers Marie; entre sa tête et celle de la St Vierge sont disposés obliquement, sur trois lignes inégales, ces mots en petites capitales : GLADIVS PERTRANSIVIT | ANIMAM Tv | Am. L’arrière-plan, à gauche, est occupé par le Golgotha où sont dressées les trois croix, celle du milieu avec un /ifulus rectangulaire portant l'inscription INR;

au pied de la croix, deux soldats et deux autres personnages, descendant

une échelle y est adossé la pente de la montagne, s’en vont vers la gauche. Au fond, vers la droite, s'étend Jérusalem, avec des édifices à coupoles byzantines. — Cette remarquable composition est entourée d'un bel encadrement ornemental (vases, feuillage, ete.), blanc sur fond noir; dans le milieu des quatre blocs sont figurés les symboles des Évangélistes ; aux quatre angles, les grands Docteurs de l'Église latine.

A part cette importante gravure, les Missels vénitiens ne nous offrent cette représentation

que dans de petites vignettes de texte et des motifs d’encadrements de page. On la voit, par exemple,

au bas de l'encadrement de la Crucifixion dans le issale Romanum, fol., 10 mai 1521,

L.-A. Giunta. La S® Vierge, assise, de face, au milieu de la composition, tient sur ses genoux le corps de son fils, qu'elle regarde avec douleur. A droite, une femme, agenouillée de trois quarts, soutient des deux mains la tête du Sauveur; près de ce personnage, à l’extrème droite, Joseph

d’Arimathie et Nicodème s’entretiennent, l’un de face, les mains cachées dans les manches de sa

robe, l’autre de profil, la main gauche levée, tous deux coiffés du turban et vêtus de la longue robe à camail. À gauche, près de la S' Vierge, une femme est agenouillée, de trois quarts, regardant le Christ, les bras largement ouverts; en avant de ce personnage, Madeleine est prosternée, portant à ses lèvres les pieds de Jésus ; derrière elle, au second plan, une autre femme agenouillée de profil, et S' Jean debout, de trois quarts. Au fond, vers la gauche, on aperçoit le Golgotha avec les trois croix. Dans l'angle de gauche, au-dessous de Madeleine, le monogramme : -Lvn.r.

Voici une autre vignette, prise dans le Missale Romanwm, fol., 10 janvier 1523, L.-A. Giunta.

Le corps de Jésus, déjà contracté par la rigidité cadavérique, est soutenu par Nicodème, assis à

droite. À gauche, aux pieds du Christ, Madeleine est agenouillée, de trois quarts, les cheveux

épars, les mains jointes. Au second plan, derrière Jésus, la S° Vierge se tient debout, de face, les

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