‹ Les missels imprimés à Venise de 1481 à 1600Chapitre 79 sur 238 · ICONOGRAPHIE — TOUSSAINT · texte numérisé non relu

ICONOGRAPHIE — TOUSSAINT

la gauche ; de la main gauche, il tient une clef contre sa poitrine, et, de la main droite, un livre; un peu en arrière, à droite, est un pape, avec la tiare et la chape, regardant S' Pierre, la main gauche tenant une crosse; à gauche, est un évêque, de profil, portant la mitre et la chape, tourné

vers S' Pierre, la main droite tenant la crosse. Derrière ces trois personnages principaux, sont

réunis d’autres saints et saintes, la plupart ne laissant voir que leur tête; au-dessus du groupe se dressent cinq palmes de martyrs, deux à gauche, deux au milieu, une à droite. La signature est dans l’angle de gauche.

Une gravure répétée deux fois (recto 126 et recto 192) dans le Missaleord. Fralr. Prædicatorum, fol., 1562, Juntæ, modifie la donnée ordinaire de la composition en y introduisant la personne du Sauveur. Le Christ, nimbé de rayons, est debout, de face, sur un petit tertre, soutenant de la main gauche une croix de Passion posée au pied du monticule et appuyée contre son épaule gauche; sa main droite, pendante, retient sur la cuisse les pans de son manteau; à droite et à gauche, formant un demi-cerele dont il occupe le centre, sont placés debout les saints, parmi lesquels on reconnaît: S' Sébastien, les mains jointes, une flèche dans la cuisse droite; S' Laurent, tenant son gril de la main gauche, la main droite sur la poitrine; S' Pierre, portant les clefs symboliques; un autre personnage à longue barbe, tenant un livre; un moine; au second rang, un pape, un cardinal, un évêque ; en arrière, toute la foule des bienheureux. Au bas, est inscrite sur deux lignes la légende : QVI SEQVITVR ME NON AMBVLAT | IN TENEBRIS. — Cette gravure a été reproduite dans plusieurs autres

Missels de la même époque, et des mêmes imprimeurs; une réduction en a été faite, qui figure aussi

dans quelques-uns de ces ouvrages ; le M.

1le Romanum, fol., septembre 1563, entre autres, con-

tient à la foisle grand bois (recto 236) etla réduction (verso 232). Dans le Missale ord. Fratr. Prædi-

catorum, 4°, 1575, les deux vignettes sont également réunies (verso 194 et verso 199); mais ici, la réduction (verso 194) présente quelques légères différences : le moine qui se trouvait entre

S' Pierre et St Sébastien, a disparu; derrière S' Pierre, un évèque a été substitué au cardinal ;

la légende au

si est changée : OMNES SANOTI INTERCEDITE | PRO NOBIS.

Une représentation très importante de la Toussaint est donnée dans le Wissale Romanum,

fol., 1583, Juntæ. Au milieu, S' Pierre, de face, tenant un livre; près de lui, à gauche, S° André,

portant une croix de Passion; tout à fait à gauche, S' Sébastien, une flèche plantée dans la poitrine;

à droite, S' Jean Baptiste, tenant une longue croix de roseau et un phylactère avec la légende:

ECCE AGNYS D; à l’extrème droite, S' Étienne, tenant une palme. En arrière de ces cinq personnages

de premier plan, on aperçoit les têtes d’une foule de saints et de bienheureux, que domine le géant S' Christophe portant l'enfant Jésus. — Cette superbe gravure, remarquable par l’art de la composition et la majesté des types autant que par la finesse de la taille, ne porte pas de mono-

gramme ; mais nous avons déjà dit (AVANT-PROPOS, p. v) qu'elle doit être attribuée au graveur qui

+ "+ signe .

La Toussaint du Missale Romanum, 4, 1580, Jo. Ant. Rampazetus, rappelle celle du Missel de septembre 1563, que nous venons de citer. Le Christ, nimbé de rayons, est debout sur une pierre, la main droite sur la poitrine soutenant de la main gauche la croix dont la hampe repose

entre ses pieds. Il estentouré par les bienheureux, au nombre desquels on reconnait: S' Sébastien,

nu, les mains liées derrière le dos, une écharpe autour des reins ; S° Etienne, en costume sacerdo-

tal, portant la palme du martyre; S' Pierre, tenant de la main droite les clefs symboliques, la main gauche sur la poitrine; S' Paul, tenant de la main droite une épée nue. Une auréole de rayons est

placée dans le haut, au-dessus de la tête du Christ. TRANSFIGURATION. — Cf. Curisr.

TRINITÉ (La S“). — La représentation de la réunion des trois personnes divines est généralement conçue, dans les Missels vénitiens, suivant le type que nous offre le Wissale ord. Vallisumbrosæ, fol., 4 décembre 1503, L.-A. Giunta, en une grande initiale ornée B, en tête de l'office : Dica scissime trinilalis (verso 141). Dieu le Père, nimbé, est assis de face, tenant par la

traverse, debout entre ses jambes, la croix où est attaché Jé au sommet de la croix est posée

la colombe céleste, les ailes éployées.

Quelques Missels cependant — entre autres le Missale Romanum, 4°, 9 janvier 1506, L.-A. Giunta, — donnent de la S® Trinité une image particulièrement intéressante, en ce qu'elle fut l’objet

d'une interdiction pontificale. C'est un buste à triple vis

ge, mais avec deux yeux seulement, nimbé d'un triangle, la main droite bénissante, la main gauche posée sur un globe surmonté d'une croix. Ce symbole, inventé, d’après certains commentateurs, par Abeilard, fut proscrit de l'iconographie

sacrée par un bref du pape Urbain VIII, en 1628.

TRIOMPHE. — Cf. Curisr.

Mort de la Ste Vierge. — Méss. Rom, 80,

20 novembre 1501,

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