‹ Les missions catholiques au XIXme siècle [microforme] (volume 2)Chapitre 134 sur 478 · EUX · texte numérisé non relu

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COCHINCHINE, Martyr du Vénérable M la Co

archand ; d'après un tableau fait en Cochinc oculaires, et conservé À Paris, d

hine par les indigènes témoins ans la salle des Martyrs au sé

minaire des Missions Etrangères.

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chinchine occidentale (1848). Le Tong-King occidental fut partagé de son côté en deux vicariats : Tony-King occidental et méridional (1846) ; le Tong-King central fut détaché de l'oriental (1848), et en 1883, le Tong-King septentrional fut érigé à son tour en vicariat distinct.

Les Missions annamites se partagent donc aujourd'hui en neuf vicariats apostoliques :

Cochinchine septentrionale, Cochinchire orientale, Cochin-

Mgr Dumoulin-Borie, des Missions étrangères de Paris, martyrisé au Tong-King, le 24 novembre 1838,

chine occidental:, Cambodge et Lao: : Missions Étrangères. Tong-King occidental, Tong-King méridional : Missions

Étrangères.

Tong-King oriental, Tong-King central, Tong King sep-

tentrional : Dominicains.

Sous le règne de Thieu- Tri, fils et successeur

de Minh-Mano

il y eut un moment d'accalmie dans la persécution, Plusieurs martyrs indigènes eurent encore l'honneur de confesser la foi, mais le sang des missionnaires fut épargné. Dans le cours des années 1841-1842, ils étaient pourtant cinq, condamnés à mort, dans les prisons de Hué: MM. Galy, Berneux et Charrier, du

Tong-King occidental, Miche et Duclos, de la Cochinchine, Qui pouvait donc retarder indéfiniment leur triomphe ? Les prisons regorgeaient de confesseurs, le rotin et les tenailles fonctionnaient chaque jour dans les prétoires. Pourquoi seul laissait-on chômer le glaive du bourreau ? Était-ce humanité de la part de Thieu-Tri ?

Non. Sa Majesté Annamite avait peur: voilà tout. Elle avait entendu gronder, aux portes de la Chine, le canon des barbares d'Occident, et elle craignait, en versant le sang des missionnaires, que la France ne vint un jour ou l'autre lui en demander compte.

C'est ce qui arriva.

Au commencement de l'année 1843, la corvette l'Æéroïne entrait dans les eaux de Tourane, Le commandant Lévêque, ayant appris qu'il y avait alors, dans les prisons de Hué, cinq missionnaires français condamnés à mort, prit sur lui de les réclamer, bien qu'il n'eût pas d'instructions de son gouvernement. Après avoir essayé de nier, le roi, très effrayé, se décida à lâcher sa proie. Le 19 mars 1843, les cinq confesseurs de la foi, reçus avec les honneurs militaires par le commandant Lévêque, à la tête de son État- Major, montaient à bord de l'Æéroine, au milieu de l'étonnement des païens et de la joie des chrétiens. C'était une première apparition de la France, intervenant, au nom de sa civilisation et de sa foi, pour la délivrance de ses nationaux. Le gouvernement annamite se fût épargné bien des déboires, s'il avait su profiter de la leçon.

Cependant le succès de cette première intervention, toute pacifique, avait attiré l'attention du gouvernement et du public français sur ces contrées lointaines. Deux des pieux confesseurs de la foi, MM. Galy et Charrier, ayant été ramenés en France, il se fitautour d'eux un certain concours; l'opinion publique commença à s'émouvoir en France, Certes, le gouvernement de Louis-Philippe était peu disposé à se créer des difficultés pour soutenir les missionnaires. Cependant, il ne pouvait rester complètement indifférent aux tortures et à la mort de ses nationaux., Les journaux voltairiens du temps euxmêmes protestaient contre cet abandon, au nom de l'honneur national.

Aussi, l'année suivante, 1844, Mer Lefebvre, vicaire apostolique de la Cochinchine occidentale, ayant été pris ét condamné à mort, le contre

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amiral Cécile, commandant de nos forces navales dans les mers de Chine, exigea et obtint qu'il lui fût remis. Dès lors le roi d'Annam comprit qu'il était surveillé, Naturellement, ce contrôle l'irrita et il essaya de s'en débarrasser par une perfidie.

| avait à cette intervention de la France une raison | d'honneur et de justice, puisque c'était elle qui | nous avait Compromis par des démonstrations | aussi généreuses qu'imprudentes, Devait-on | nous laisser sans défense entre les griffes du

tigre, après s'être donné Je tort de l'exciter ?

Nous n'avions pas attendu l'appui du pouvoir

En 1847, le commandant Lapierre vint, au |

| civil pour annoncer l'Evangile aux infidèles : |

nom du gouvernement français, demander officiellement, la sécurité de ses nationaux et la | nous n'en avions pas besoin : je dirai plus, nous liberté religieuse pour les chrétiens. Thieu-Tri | ne Je désirions pas. 11 y avait deux cents ans que essaya de l'attirer, lui et ses officiers, dans un | nous travaillions en Chine, à Siam, en Annam ; guet-apens, En représailles, il vit ses forts bom- | nous avions été persécutés bien des fois, et toubardés et sa flotte détruite, en quelques heures,

I mourut de colère, à la suite de cette humiliation (1847).

Avec Tu-Duc, fils de Thieu-Tri la persécution recommença implacable, Au Tong-King, MM. | nous secourût ? Nos cinq cent mille chrétiens Schæffler et Bonnard moururent successivement | annamites devaient-ils être les victimes des gésous le glaive du bourreau (1 mai 1851, 1er mai | néreuses intentions de 1852). Les édits de persécution se succédaient, |

jours nous avions triomphé des Persécuteurs par | la patience et par la mort. Mais puisqu'on était | venu gratuitement nous compromettre, sans que | nous l'ayons demandé, n'était.il pas juste qu'on

nos compatriotes, et

comme aux jours sanglants de Minh-Mang : la tête des missionnaires était mise à prix, 2,400 francs, et tout Prêtre, européen ou indigène, devait être COupÉ en morceaux. | C'était une insulte à la France, un défi jeté à |

payer de leur sang le stérile intérêt qu'ils avaient | inspiré? L'empereur ne le crut pas, et l'expédition | de Cochinchine fut résolue (1858). Comme l'Espagne a des missions au Tong-King, et que le sang de ses nationaux avait coulé à côté de celui des nôtres, elle

voulut prendre part à l'expédition.

la civilisation, Le gouvernement impérial, bien qu'it affectât, à cette époque, des tendances cléricales, ne se pressa pas de le relever, Ce ne fut | qu'en 1856, qu'il envoya M. de Montigny en Cochinchine, pour proposer un traité de commerce, et incidemment traiter la question religieuse ; mais la mission Montigny, mal conçue

Je ne ferai pas l'histoire de l'expédition de Cochinchine, qui dura quatre ans (septembre 1858, juin 1862), et fut menée d'une façon déplorable, Le traité de paix donnait à Ja France la ait aux chréexpédition avait obtenu son but : mais au prix de quels sacrifices !

colonie de Cochinchine, et promett tiens la liberté religieuse, I

et mal appuyée, ne réussit pas et n'eut d'autres | donc, au moins en partie,

résultats que de pousser au paroxysme les fureurs de la persécution. Comme l'écrivait à ce sujet Mer Retord, vicaire apostolique du Tong- King occidental, «les demi-mesures et les vaines t ces jours de deuil, qui menaces ne font qu'aggraver notre situation et | s'étendent de Ja prise de ” celle de nos chrétiens, Qu'on agisse avec vi. 1862 :

Il faudrait l'éloquence et les larmes du Pro- | phète pour redire les douleurs de l'Église annamite pen

l'ourane au traité de £ueur, où qu'on nous abandonne à notre malheureux Sort, } Tong-King central, Mer Diaz (1857),

C'est alors (1857) que Mwr Pellerin, vicaire | Garcia (1858), Mer Hermosilla (1S6r): apostolique de la Cochinchine septentrionale, de NN. SS. Ochoa, voyant l'orage effroyable qui se déchainait sur

Martyre des trois vicaires apostoliques du

Mer martyre vicaire apostolique du et Cuenot, vicaire apostolique de la Cochinchine orientale (1861) :

) Tong-King central, l'Eglise annamite, crut devoir passer en France

pour exposer à l'empereur la situation critique des chrétiens et lui demander un secours Sérieux, capable d'obtenir enfin la liberté religieuse aux Missionnaires et à leurs néophytes, C'était son

au total, cinq vicaires apostoliques martyrisés en quatre ans, sans parler de Mer Retord, vicaire apostolique du Tong-King occidental, mourant de privations dans les forêts (1858) : martyre droit incontestable, quoi qu'on en ait dit, et il Y ! de MM. Néron ct

Vénard, du Tong-King

eu

occidental, et du P.d'Almato, provicaire du Tong- King central (1860-1861) ; emprisonnement de MM. Charbonnier et Mathevon, pendant onze mois ; ils n'échappèrent à la mort que grâce à la signature du traité de paix; martyre de 116 prêtres annamites, plus du tiers du clergé indigène, dans les neuf missions d'Annam ; destruction de quatre-vingts couvents de religieuses annamites ; plus de cent moururent pour la foi ; ruine de tous nos séminaires ; arrestation de la

M. Pierre-François Néron, des Missions Étrangères de Paris, martyrisé au Tong-King occidental, le 3 novembre 1860,

plupart des élèves et de nos meilleurs catéchistes; presque tous furent martyrisés ; emprisonnement des notables de toutes les chrétientés, au nombre de dix mille environ; plus de la moitié furent mis à mort pour la foi; sac, incendie et pillage de deux mille chrétientés, dont les biens-fonds, rizières, maisons et jardins furent donnés aux paiens du voisinage, Enfin, des frontières de la Chine et du Cambodge, dispersion de nos cinq cent mille chrétiens au milieu des paiens: anéanla famille chrétienne : le mari

tissement de

:ATHOLIQUES AU XIXme SIÈCLE.

envoyé dans une province, la femme dans une autre, les enfants donnés à qui veut les prendre. Environ 40.000 chrétiens périrent, pendant l'année de la dispersion, par suite des mauvais traitements, dela faim, des misères indicibles qu'ils endurèrent ; ceux qui survécurent perdirent leurs champs, leurs maisons, leurs bestiaux, tout ce qu'ils possédaient,

Voilà ce qu'a coûté à nos missions d'Annam la conquête de la Cochinchine !

Au moins, au prix de pareils sacrifices, nos chrétiens ont-ils enfin obtenu la liberté religieuse? Hélas !

À Saïgon et dans la colonie, la présence de nos compätriotes nous met à l'abri de la persécution et nous permet de développer en paix nos œuvres, C'est là un résultat sérieux, dont il est juste de tenir compte. Malheureusement l'indifférence religieuse et les mauvais exemples de la grande majorité de la population européenne ont créé, à la propagation de l'Évangile, des difficultés nouvelles et plus redoutables peutêtre que celles du passé. Sans doute, le sang des missionnaires et celui des fidèles ne coule plus dans les prétoires ; mais l'immoralité, les mauvais exemples, le goût des plaisirs faciles, l'impiété coulent à plein bord au milieu des populations, éloignant les paiens et scandalisant les chrétiens. C'est encore, pour beaucoup d'entre nous, un problème de savoir si, finalement, la religion a gagné ou perdu ici, à la présence de nos compatriotes, Pour moi, je suis de ceux qui pensent qu'elle a perdu et qu'elle perd tous les jours, à ce contact. Les paiens sont devenus p'us difficiles à convertir, les chrétiens sont moins fervents, moins dociles, plus exposés à des tentations délicates qu'ils ne soupçonnaient même pas, Comme je l'ai dit dans un autre ouvrage, si le glaive du bourreau faisait de nos vierges des martyres, il n'en faisait pas des prostituées. Za/elligenti pauca.

En dehors de la colonie, la question de l'influence néfaste des Européens est trop clairement résolue par les malheurs de nos chrétientés. Autrefois le catholicisme, même proscrit par le prince, avait les sympathies des populë.ions, et, plus d'une fois, les missionnaires avaient trouvé asile auprès des paiens honnêtes. Aujourd'hui, la situation est bien changée, La présence des Français à Saigon, les accroissements successifs

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journaux français, de chefs de bandes et de | 30 prêtres indigères, 2c0 églites, sco écoks, :8,363 catho-

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et naturels de leur puissance en Annam, ont blessé au cœur l'orgueil national, surtout parmi la classe intelligente et lettrée, De là, des haines implacables, qui, ne pouvant s'assouvir sur nos compatriotes, sont retombées de tout leur poids sur nos malheureux chrétiens. Pour se venger de ceux qu'ils appellent #s Lrançais du dedans

| bienveillant de l'administration, de relever les | ruines de leurs villages. Au Tong-King, le | sang des martyrs a fait germer toute une moisson | de catéchumènes, et c'est par milliers que l’on | compte, chaque année, les conversions, Espérons | que ce mouvement de réparation ne sera plus | Entravé par les fautes de la politique, et que les lettrés annamites ont eu recours aux mas- | l'Église d'Annam, après trois siècles de persécusacres et à l'extermination en masse des néo- | tion à peu près ininterrompue, va pouvoir enfin <» phytes. Après s'être essayé en détail, en 1867, | grandir et se développer dans la paix. 1869 et 1873, ils ont procédé en grand, en 1885, |

à l'occasion de la prise de Hué et de l'expédition !

du Tong-King. Le vicariat de la Cochinchine

orientale s'est vu à peu près aréanti: 8 mis-

sionnaires français, 7 prêtres indigènes, 6o

catéchistes, 270 religieuses et 24.C00 chrétiens

ont été massacrés, en haine de la France; toutes

les chrétientés, sauf deux, ont été ruinées,

Dans la Cochinchine septentrionale, le désastre

a été presque aussi complet ; à l'exception des > chrétientés avoisinant la capitale, tout a été ravagé ; 10 prêtres indigènes et 1 2,000 chrétiens ont payé de leur tête les victoires des Français. Il y a cu aussi de grands désastres au Tong- King méridional et au Tong-King occidental.

Dans ce dernier vicariat, la mission naissante du Laos à été anéantie, six de nos confrères ont cté mis à mort, et d'autres, tués, en essayant de sauver leurs chrétiens. En résumé, la malheureuse expédition du Tong-King nous à coûté | jusqu'ici une vingtaine de missionnaires, 30 prétres annamites, près de 50,000 chrétiens et des pertes matérielles incalculables.

Et pour mettre le comble à nos malheurs, nos | pauvres chrétiens, pillés, ruinés, massacrés, uni- | quement en haine de la France, ont trouvé trop | souvent contre eux des défiances injustifiables. | Non seulement on les a laissé écraser, sans même |

M Jean-Théophane Vénard, des Missions Étrangères de Paris, martyrisé au Tong-King, le 2 février 1861.

essayer de les secourir, mais encore on a accueilli

avec empressement les calomnies des paiens | Voici quelle est, en 1890, la situation des contre eux ; on les a accusés d'être les causes de | missions annamites :

la guerre, on leur a souvent interdit de se dé- |

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: = ; = x | Tong-King central: 1 vicaire apos lique, issionfendre, Des missionnaires, qui risquaient brave. |; 78 NIng central À “postolique, 11 mission

- : hrétl - | aires, 55 prêtres indigènes, 600 églises, 659 écoles, 166,340 ment leur vie pour protéger leurs chrétientés et | catholiques,

arrêter la révolte, se sont vus traiter, dans des Tong-King orientsl : 1 vicaire apostolique, 7 missionnaires,

forbans. liques, ; + : Tong-King septentrional : 1 vicaire apostulique, + mi sion- Cependant, il semble que la vérité commence PEACE opRepR 2 ire af que, 7 mission a $ E TT nâires, 23 prêtres indigènes, 135 églices, 20 éccles, 21,560 à se faire jour. En ce moment, les chrétiens, catholiques.

rentrés chez cux, s'efforcent, avec le concours Tong-King occidental : r vicaire apostolique, 1 coadjuteur,

45 missionnaires, 98 prêtres indigènes, 355 églises, 504 écoles, 200,000 catholiques.

Tong-King méridional : 1 vicaire apostolique, 22 missionnaires, 63 prêtres indigènes, 280 églises, 40 écoles, 79,8co catholiques.

Cochinchine septentrionale : 1 vicaire aposto'ique, 20 missionnaires, 26 prêtres indigènes, 70 églises, 38 écoles, 22,200 catholiques.

Cochinchine orientale : 1 vicaire apostolique, 27 missionnaires, 15 prêtres indigènes, 7o églises, 16 écoles, 25,600 catholiques.

Cochinchine occidentale: 1 vicaire apostolique, 52 missionnaires, 42 prêtres indigènes, 189 églises, 130 écoles, 56,000 catholiques,

Cambodge et Laos: 1 vicaire apostolique, 26 missionnaires, 3 prêtres indigènes, 90 églises, 6o écoles, 18,433 catholiques.

Total en 1890 : 9 vicaires apostoliques, 1 coadjuteur, 218 missionnaires, 355 prêtres indigènes, 1,989 églises, 1,467 écoles, 628,300 catholiques.

La population totale des neuf missions étant

de 28,200,000, la proportion des catholiques est

45° Vs : FE.

Chacune des missions d'Annam a ses sémi-

de

naires pour la formation d'un clergé indigène, 14 séminaires dans les neuf missions, 937 élèves ecclésiastiques. Nombre totai des élèves dans nos écoles de paroisses, 19,708.

Plusieurs Congrégations religieuses partagent en Annam les travaux des missionnaires.

19 À Saigon, les Frères des écoles chrétiennes. Appelés en 1865 par l'amiral de la Grandière, ils ont travaillé pendant dix-huit ans dans la colonie, avec leurs succès ordinaires. Ils se sont retirés, en 1884, devant les tracasseries de l'administration ; mais la mission de Cochinchine

occidentale vient de les rappeler et de leur |

confier le collège de Tabert (1890), 12 Frères, 250 élèves ;

2° Les Carmélites établies à Saïgon depuis 1861, 3 Sœurs françaises, 28 Sœurs et novices indigènes ;

3° Les Sœurs de Saint-Paul de Chartres; 11 maisons dans la Cochinchine occidentale, 1 à Hué, 1 à Tourane, 3 au Tong-King : hôpitaux militaires, hôpitaux indigènes, refuges, orphelinats, écoles paroissiales, pensionnat européen et métis, 90 Sœurs françaises, 70 Sœurs et novices indigènes ;

4° Au Cambodpge, les Sœurs de la Providence, de Portieux, 3 maisons : hôpitaux indigènes, orphelinats, écoles de paroisses, 20 Sœursfrançaises, 30 Sœurs et novices indigènes ;

5° Les Sœurs indigènes, dites Amantes de la croix, fondées en 1670 par Mgr de Bérythe, Elles ont environ 40 maisons, dans nos six missions, 2,000 religieuses : orphelinats, hôpitaux et écoles de paroisses ;

69 Les Frères et Sœurs indigènes du Tiers- Ordrede Saint-Dominique s'occupent des mêmes œuvres dans les trois missions confiées aux Dominicains.

Statistique comparée des missions d'Indo-Chine.

En 1800 1850 1890 I. Mission de Birmanie, 5.co0 5000 31.900 cath, IT. Mission de Siam, 2.300 7.200 18.200 cath,

ITT. Mission de Malaisie, 2.500 (Port.) 3.500 12.582 cath, IV. Mission d'Annam, 310.0c0 450.000 628,000 cath,

Total : 319.800 465.700 690.772 cath,

Le nombre total des catholiques de l'Indo- Chine a plus que doublé en go ans.

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