chrétiens
IV. — Le Yun-nan fut érigé pour la première fois en vicariat apostolique en 1702. M. Le Blanc, le premier titulaire, trouva, en arrivant dans la province, 4 chrétiens seulement. Il fit exilé en 1707, et mourut au Fo-kien, sans avoir reçu la consécration épiscopale.
Son successeur, Mer de Martillac, ne put pas même entrer dans sa mission. Il mourut à Rome, en 1755. À partir de cette époque, le vicariat du Yun-nan fut rattaché à celui du Su-tchuen.
C'est de 1843 que date l'érection définitive. L'année précédente, un de nos confrères, M. Va-
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de nous, furent sacrés, I ies brûhrétiens les insdemnité s ruines cun des une raiavec la chaque lent sur appelle nise par en sys- 1e, l a 52 ‘opéens, Èèves, et
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chal, était mort de faim dans les prisons du Yunnan, À cette époque, il Y avait 3.000 catholiques dans la province,
La révolte des mahométans, qui dura quinze ans et couvrit le Yun-nan de ruines, causa beaucoup de mal à nos chrétientés et arrêta les progrès de la prédication: Néanmoins, au bout de trente ans, le vicariat apostolique comptait déjà 8.300 chrétiens,
En 1874, M. Baptifaud, un de nos confrères,
fut massacré par un parti de rebelles, mais sans
qu'il y eût de la faute des mandarins, On ne peut, malheureusement, en dire autant du massacre de M. Terrasse, en 1883. Cette fois, la plèbe avait été ameutée avec la connivence des autorités ; 14 chrétiens furent tués avec le Père et 4 Stations détruites.
Il y eut aussi d'autres massacres en 1885 et 1886 ; un prêtre chinois fut tué e toires incendiés.
[y a au Vun-nan 53 eglises ou chapelles, 25 missionnaires, 7 prêtres indigènes, 1 séminaire, 30 élèves, et 780 enfants dans les 51 écoles de chrétientés,
t plusieurs ora-
V.— Le premier vicaire apostolique du Kouytchéou (1702) fut un Jésuite, Mer Turcati, I] | mourut en 1708, laissant 15.000 fidèles dans la | mission,
Son successeur, Mgr Wisdelou, des Missions Étrangères, fut sacré, à Macao, par le cardinal de Tournon, légat du Pape, alors prisonnier des Portugais. Il ne Put pas même entrer dans son vicariat ; les chrétiens du Kouy-tchéou se dispersèrent, et la mission ne fut reprise qu'en 1770 Par nos confrères du Su-tchuen., |
De 1750 à 1846, date de l'érection définitive du vicariat apostolique, il y eut plusieurs persécutions locales qui firent un certain nombre de martyrs.
En 1862, un de nos confrères, le vénérable Néel, fut décapité, avec plusieurs chrétiens, par ordre d'un mandarin militaire. Après la publication du traité de 1860, il se fit, au Kouy-tchéou, un grand mouvement de
conversions, et l'on Compta jusqu'à 10,000 adorateurs à la fois: ce qui montre ce que l'on pourrait attendre des Chinois, S'ils avaient vraiment la liberté religieuse, Le vice-roi de la province, ami particulier du vicaire apostolique, Mer Faurie, paraissait favo-
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riser franchement le mouvement, Mais l'homme ennemi veillait : pendant que Mgr Faurie était au concile, la persécution éclata à l'improviste ; trois de nos confrères furent horriblement mal- | traités, et l'un d'eux, M. Gilles, mourut des suites de ses blessures : chapelles, résidences, | écoles, orphelinats, pharmacies, tout fut anéanti : 12 chrétiens furent massacrés, et tous les néophytes chassés de leurs maisons, après avoir perdu ce qu'ils possédaient.
À son retour du concile, en 1872, Mgr Faurie
M. Baptifaud, des Missions étrangères de Paris, missionnaire du Yun-nan, massacré le17 Septembre 1874,
mourut empoisonné, à ce qu'on croit, par ordre des mandarins. Son compagnon de voyage, M. Mihières, supérieur de la mission du Kouangsi, mourut, quelques jours après, avec les mêmes Symptômes d'empoisonnement.
Dès lors le mouvement des conversions au Kouy-tchéou - fut enrayé, C'était le but que s'étaient proposé les mandarins, Les malheurs de la France n'ayant pas permis d'exiger les réparations nécessaires, l'histoire de la mission du Kouy-tchéou n'est plus, comme au Su-tchuen, qu'une série de persécutions locales et de soulè-