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par M, Léon Pagès, — Histoire de Corée, par M. Dallet,
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persistait. Je ne sais quels Pressentiments secrets avertissaient les catholiques qu'ils avaient encore des frères au Japon ; on se refusait à croire à la mort de cette Église, qui avait donné des pren. ves si énergiques de vitalité, Un grand nombre de lettres de missionnaires se font l'écho de ces préoccupations, pendant les quarante premières années du XIX° siècle, En 1846, Grégoire XVI, qui à tant fait pour les missions, rétablit le vicariat apostolique du Japon, et le confia à la Société des Missions Étrangères de Paris,
Il fallait forcer les portes de cet empire, enfermé dans un cercle infranchissable, Deux missionnaires, M, Forcade, mort archevêque d'Aix, et M. Leturdu, mort dans les prisons de Canton, s'établirent d'abord aux iles Lieou.
Kieou. Après deux ans d'efforts infructueux pour se mettre en rapport avec les Japon: ‘, il fallut abandonner le poste, Ce ne fut qu’ ue le; missionnaires purent s'établir au Japon, à suite des traités de commerce conclus avec les nations européennes,
Leur position n'en était pas moins précaire : sévèrement confinés dans les deux ou trois ports ouverts aux Européens, les missionnaires se se: taient surveillés par une police vigilante, et il leur était à peu près impossible de se mettre en relations avec les indigènes, D'ailleurs les anciens édits contre la religion infâme subsistaient toujours, et la mort attendait le premier Japonais qui se fût hasardé à s'approcher de ces étrangers doublement suspects, comme Européens et comme prêtres.
I n'y avait donc qu'à attendre le moment de Dieu et à préparer l'avenir. C'est ce.que firent nos confrères, avec une abnégation complète. Ils limitèrent leur ministère aux rares Européens présents dans les ports du Japon, élevèrent quel-
ques chapelles, au frontispice desquelles ils arbo rérent la Croix si longtemps proscrite, étuditrent la langue, les mœurs, les institutions sociales de ce peuple étrange, et comme les apôtres, à la veille de la Pentecôte, ils se préparèrent, dans le recueillement et la prière, aux grandes choses que Dieu voulait opérer par leurs mains,
Cette attente ne fut pas trompée, L'heure de la résurrection allait sonner pour cette Église
sommeillant depuis trois sièc les sous la pic rre du
JAPON MÉRIDIONAL. — Mgr Petitjean sur son lit de
À Nagazaki,les missionnaires s'étaient empressés naturellement d'élever une église aux 26 martyrs, et, malgré les efforts de la police, la foule des visiteurs affluait, poussés par la curiosite, Le 17 mars 1865, M. Petitjean, amené sans doute par l'ange de l'Église du Japon, était agenouillé au pied de l'autel. Quelques pauvres femmes se présentent pour visiter la chapelle ; elles regardent l'autel, le crucifix, les tableaux, l'image de Marie portant son divin Fils dans ses doute, comme Madeleine au
bras : plus de
LES MISSIONS CATHOLIQUES AU XIXe SIÈCLE,
IX appelait le monde
catholique à Rome pour célébrer la canonisation
sépulcre, En 1862, Pie
des premiers martyrs japonais,
En présence de trois cents évêques et de plus de cent mille fidèles, il élevait sur les autels 26 martyrs Japonais : 3 religieux de la Compagnie de Jésus,6 Franciscains, 17 Tertiaires, crucifiés à Nagazaki le 5 février 1597. Cette grande fête du Cielet de la terre était l'aurore de la résurrection
mort, d'après une photographie,
sépulcre, elles ont reconnu leur Drev, Elles s'approchent en tremblant du missionnaire toujours agenouillé : € Votre cœur, lui disent-elles à voix basse, et notre cœur ne sont qu'un Meme cœur, » DIEU :
€ Celle-là, c'est Santa Alaria Sama, cet enfant,
Puis, désignant l'image de la Mère de
cest /esous Sama. Chez nous presque tout le monde nous ressemble, »
& Soyez béni, 6 mon DIEC, pour tout le bonheur dont mon âme fui alors inondée, » écrivait témoin et acteur dans
l'heureux missionnaire,