Beatus qui intelligit super egenum et pauperem
ves, illes, illes, ent,
r'au Ces que, sans holir sur quoi récie, Il par e de le la plus ues, ; du aux plus
confrères de Saint-Vincent-de-Paul, ses Petites Sœurs des Pauvres! Que peut-il opposer à ces milliers d'âmes héroiques, qui ont tout quitté, qui ont dit adieu à toutes les joies du monde, pour se consacrer uniquement, et jusqu'à la mort, au soulagement des membres souffrants de Jésus-Cirrisr ?
Toutes ces œuvres de dévouement catholique s'épanouissent aujourd'hui dans les missions de l'Amérique du Nord, Près de deux cents institutions de charité : orphelinats, écoles d'enfants sauvages, maisons de préservation, refuges pour les malheureuses filles que le vice à flétries, hôpitaux, asiles pour les vieillards, st multiplient chaque jour dans les nouveaux diocèses, Pas une misère qui reste sans soulagement, pas une souffrance qui ne soit consolée, C'est l'éternel honneur du catholicisme d'avoir compris, selon le mot de Bossuet : € l'éminente dignité des pauvres dans l'Église, » et c'est à ce signe sacré du dévouement et de la charité fraternelle qu'on reconnaitra toujours les vrais disciples de Jésus- Curisr, comme il l'a dit dans l'Évangile,
’opulation catholique. Le peuple catholique s'est grandement multiplié dans l'Amérique anglaise, au cours de ce siècle. En 180 », nous trouvons environ 120.000 catholiques au Canada, et 17.000 dans l'ile de Terre-Neuve, Aujourd'hui, les missions de l'Amérique anglaise comptent plus de deux millions de catholiques, ILest vrai qu'elles ont reçu l'appoint de sept à uit cent mille Hrlandais : mais comme un nombre au moins égal de Franco-Canadiens est passé dans le même laps de temps aux États-l Inis, on peut négliger l'émigration irlandaise, et tenir pour acquis le chiffre total de ce merveilleux accroissement, qui est dû presque uniquement à la fécondité des familles catholiques ; car on à remarqué qu'à cause peut-être des antipathies de races, le mouvement des conversions est beaucoup moins accentué dans l'Amérique du Nord qu'il ne l'est en Angleterre,
Ces catholiques sont très généralement fidèles aux enseignements de leur Eglise, Exposés aux attaques continuelles de l'hérésie, placés sous la
main d'une puissance hostile et jalouse, ils ont
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compris qu'ils devaient faire de leur foi la sauvegarde de leur nationalité menacée, C'est pourquoi le clergé catholique a constamment soutenu la lutte contre les envahissements de l'Anglo- Saxon, Le peuple canadien s'en souvient, et il est reconnaissant, [1 se serre avec amour autour de ses évêques et de ses prêtres, et pourvoit généreusement, par la dime de ses biens, à tous les besoins du culte, Sans doute, sur une population qui dépasse deux millions, on aurait tort de s'attendre à ne rencontrer que dés saints; mais l'immense majorité du peuple canadien est demeurée fidèle aux enseignements de la foi et aux pratiques de la religion,
I y à cependant, surtout depuis une trentaine d'années, un certain nombre de points noirs que je tiens à signaler, en terminant cette étude sur les missions de l'Amérique anglaise, Je veux parler des progrès alarmants du libéralisme catholique, surtout dans les grandes villes, du développement des sociétés secrètes, en particulier de Ja Franc-Maçonnerie, l'implacable adversaire de l'Église de Jésus-Cnrisr, et des intrigues des politiciens qui, pour se donner de l'importance et jouer un rôle, voudraient s'annexer aux États Unis, ce qui, à mon avis, serait un grand malheur pour l'Église du Canada,
Sans doute, ces tendances fâcheuses, qui se manifestent surtout parmi les Franco-Canadiens, ne font que de commencer, et le danger parait encore éloigné, Mais que nos frères du Canada prennent garde à eux !
L'exemple du Vieux: Pays, comme ils l'appellent, est là pour leur montrer ce que deviennent Îies nations qui s'avVenturent sur ces pentes redoutables, Qu'ils voient ce que nos libéraux, nos francs-maçons et nos politiciens réunis ont fait de la France catholique, Pas de défaillances, pas de compromis avec le libéralisme, pas de concessions à ce qu'on appelle ies idées modernes. Si, comme je le disais en commençant, c'est la justice qui élève les nations, c'est aussi l'abandon des principes catholiques qui amène tôt où tard, mais infailliblement, leur décadence et leur ruine. Nous en faisons aujourd'hui chez nous l'expérience. Que notre exemple serve au moins de leçon à nos frères du Canada !
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