Southey, Aor/4. American Rerie 4, Juin
3 Mecaulay, Essais sur l'histoire.
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Comment ces religieux, qui avaient si vail.
lamment travaillé pour reculer les frontières du royaume de Jésus-Cnrisr, ont-ils laissé leur conquête inachevée ? Demandez-le à Pombal et aux gouvernements maçonniques, héritiers de ses détestables traditions. Après avoir chassé les Jésuites, qu'ils désespéraient de séduire, ils se sont emparés de la direction des monastères, et ont imposé aux religieux des règlements et des supérieurs de leur choix ; seus prétexte de réformer les abus, ils ont enchain! l'Église : ils ont fait pis encore, autant qu'il dépendait d'eux, ils l'ont corrompue ; ils se sont ingérés dans la formation du clergé et l'administration des séminaires,ils ont lié les mains aux évêques, ils ont empêché, ou géné autant que possible, les communications avec Rome,en un mot,ils ont faitdel' Église du Citrisr une servante, et maintenant, ils prensent des airs austères pour lui reprocher sa dégradation. Hypocrites ! cette dégradation, que vous exagérez d'ailleurs, qui l'a faite, si ce n'est vous ?
Mais le travail des anciens missionnaires n'a pas été complètement perdu. Après un siècle d'abandon des missions Indiennes, un protestant américain, sir Thomas Ewhanck, nous apprend qu'en 1856, il y avait encore au Brésil huit cent mille Indiens qui adoraient le nom de Jésus (1).
Privés, pendant bien des années, d'instruction ct de pasteurs, scandalisés trop souvent par des hommes qui n'ont plus guère de chrétien que le nom, ils ont conservé la foi, au milieu des plus rudes épreuves, et tous les efforts des Sociétés protestantes pour les séduire sont demeurés infructueux.
€ Plus je vois ce peuple, écrit notre auteur, » plus le succès de la propagande protestante » me parait éloigné, La nation brésilienne, bonne, > douce, hospitalière, intelligente et amie du > progrès, évite le missionnaire protestant comme » un étre suspect ; elle éprouve généralement » pour lui un sentiment voisin du mépris. A » Rio, la chapelle anglicane, ouverte en 1810, ) ne recevait pas, en 1856, un seul indigène » converti. Les moines lui ont enlevé ses quel-
ques prosélytes (2). »
Le R. Walsh, qui fut pendant quelque temps recteur de cet oratoire abandonné, avoue fran-