XIX° SIECLE
chement qu'il a trouvé, dans le peuple brésilien, €une profonde impression de piété raisonnée et » un attachement invincible à sa religion (1). » Le même auteur, parlant du clergé brésilien, lui rend ce témoignage que je suis heureux de mettre sous les yeux du lecteur :
€ Je ne puis accorder que le clergé du Brésil » mérite les reproches qu'on lui adresse ordinai- » rement. D'après tout ce que j'ai vu et entendu, » les prêtres du pays sont, généralement par- » lant, tempérants, observateurs des lois de leur >» Église, assidus auprès des malades et aussi » charitables que leurs moyens, très limités, le permettent (2). »
Pourquoi serions-nous plus sévères pour nos frères que ne le sont les ennemis de notre foi ? De ce témoignage désintéressé d'un honnête homme, il est permis de conclure que, s'il y a des abus parmi le clergé du Brésil, et les plaintes des évêques ne permettent pas d'en douter, on a néanmoins singulièrement exagéré ces abus, Gardons-nous de généraliser des exceptions, et de croire que la corruption est aussi commune que des Voyageurs, enclins à critiquer la sainte Eglise, oht bien voulu le dire, Pour ma part, j'ai reconnu loyalement tout ce qui m'a paru digne de blâme,
refuserait-on d'écouter
maintenant un témoin à décharge ?
Pourquoi
En dehors des Indiens déjà convertis, il y a ENCOrE 1.200.000 sauvages demeurés paiens dans l'intérieur du pays. Ces Indiens, qui comptent près de trois cents tribus distinctes, se partagent les Z'upinambas, a:
nord, et les Guaranis, au sud, Les Guaranis ont
entre deux grandes races :
déjà été évangélisés en partie, mais la grande Majorité des TFupinambas sont encore paiens.
Depuis 1860, le gouvernement brésilien à commencé à se préoccuper de leur évangélisation : comme les libéraux du pays ne veulent à aucun prix entendre parler des Jésuites, ces missions ont été confiées aux Franciscains de la stricte observance et aux Capucins. Malheureusement jusqu'ici le nombre des missionnaires a toujours été très inférieur aux besoins spirituels des tri-