‹ Les missions catholiques au XIXme siècle [microforme] (volume 2)Chapitre 278 sur 478 · Rév. Moffat, 7ravaux des missionnatres, chap · texte numérisé non relu

Rév. Moffat, 7ravaux des missionnatres, chap

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LES MISSIONS CATHOLIQUES AU XIXe SIÈCLE,

Voici aussi le témoignage d'un officier supé- | rieur, qui passa plusieurs années dans cette | partie de l'Afrique, le colonel Napier :

€ Malgré les prétendus succès des mission.

| naires, ces populations sont plongées dans la

plus grossière ignorance par rapport à la religion et au culte, Le christianisme des Hottentots consiste dans l'amour de l'oisiveté et de la vie désœuvrée qu'ils mènent auprès des établisse. ments de leurs prétendus instructeurs spirituels, Leurs mauvais penchants naturels sont entretenus et honteusement encouragés dans la plupart des établissements des missionnaires (1). »

À quoi tient cet insuccès complet des missions protestantes dans cette partie de l'Afrique, où pourtant elles ont dominé en maitresses pendant près d'un siècle, avant que le catholicisme pût venir leur disputer le terrain ?

Le docteur Livingstone, plus célèbre comme voyageur que comme missionnaire, va nous l'apprendre, avec la noble franchise qui caractérise tous ses écrits, faisant un heureux contraste avec l'enthousiasme factice qui distingue ordinairement les publications protestantes au sujet des missions :

€ La variété, dit-il, des sectes chrétiennes qui se sont répandues dans l'Afrique du sud, sous l'influence de la société des missionnaires de Londres, est telle, que les néophytes de n'importe quelle dénomination religieuse sont accueillis avec empressement par les sectes rivales, »

Et cet honnête homm: ajoute avec tristesse :

« Quelle place peuvent treuver les vertus chrétiennes dans de pareils trafics ? (2) »

Cet état de choses a créé à la mission catholique de la Cimbébasie une situation très difficile. Dès 1866, le P. Duparquet, de la Congrégation du Saint-Esprit, avait fait un premier voyage d'exploration dans le pays, et avait formé deux établissements, l'un à Mossamédès et l’autre à Huilla, tous deux sous le protectorat portugais. Nommé, en 1879, préfet apostolique de la nouvelle mission de Cimbébasie, il chercha naturellement à s'établir sur le territoire de sa mission ; mais alors commencèrent les intrigues des protestants et les difficultés sérieuses

Dés 1879, le P. Duparquet avait fondé une

1. Napier, Excursion dans l'Afrique méridionale. 2. Voyages de Livingstone, ch. x1X.

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À ] * : ; * ———<, y a en nnmnan nmnnnnnee À + | LES MISSIONS DE L'AFRIQUE OCCIDENTALE, 1800-1890, 395 officier supé- | un révérend ministre protesta aussitôt par lettre | avait reçus avec joie, [ls s'établirent à Ouko- \ dans cette | contre l'arrivée des missionnaires catholiques | Nangama, sa capitale; mais cette station fut er : dans un territoire qu'il s'était habitué à consi- | encore détruite, au bout d'un an, En 1884, le des mission-

dérer comme sien, et leur intima l'ordre d'aller chercher fortune ailleurs, Le Père répondit avec L à la religion énergie et dignité à cette singulière prétention : Hottentots | mais le révérend ministre ne se tint pâs pour et de la vie 1 | battu ; bien qu'il eût reconnu, d'assez mauvaise es établisse. grâce, le droit des prêtres catholiques à prêcher rs spirituels, l'Évangile en tous lieux, il intrigua si bien auprès sont entre- du roi indigène, que, l'innée suivante, la mission | dans la plu- d'Omaruru fut forcée de se dissoudre, | ‘as naires (1), » À cette occasion, je journal protestant Ze | des missions Temps porte une accusation bien grave contre | ‘Afrique, où ce ministre, nommé Dichl, A l'occasion d'une sses pendant conférence qui eut lieu entre le roi du pays et olicisme pût le commissaire du Souvernement impérial allemand, le chef indigène aurait dit : |

nl a ’ Le é FR yées dans la Ué pour les blancs, A cette occasion ; vingt

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roi fut empoisonné, à Cause, dit-on, de son ami. | N , nl ‘ | Européens furent massacrés, dont un Père et un | Frère du Saint-Esprit, et la station fut pillée et (4 1 n | détruite, } | 0 |

À, Un autre poste, fondé chez les Amboellas, aux <

bre comme | |

€ J'ai été accusé d'avoir versé le sang des | 11 > oo e : | <> | €, va nous ! [ missionnaires catholiques, Ils sont venus iciet | | e qui carac. | | je leur ai conseillé de rester; mais, vu l'oppo- | 4 6 e É 4 Î eureux con- : SION manifestée par vous, les missionnaires ui distingue allemands, ils sont Partis ; vous, M, Dichl, vous 1 4 4 À 34 estantes au | avez pris quelques.uns de mes gens, vous êtes {l | | allé à leur résidence, à Omaruru, et vous avez | étiennes qui | brisé la porte avec une hache, Ces missionnai- | h. u sud, sous | res ont été chassés Par vous et sont allés dans ’ 1 onnaires de | l'Ovampo, et c'est là qu'ils ont été tués. C'est il es de n'im- | vous qui les avez chassés, ce n'est pas moi, » son! accueil- + æ M. Dichi, ajoute Le Zemps, n'a pas répondu à .# :s rivales,» | | cette grave accusation. I] doit au monde civilisé c tristesse : des explications positives, s'il est en mesure u ‘ .

vertus chré- d'en fournir (1). »

| L'est avec répugnance que je rappelle une si ssion catho- | ï STAVE accusation, portée contre un ministre du | Le if. re ‘vancoils : ne s 2e » A PT nirac + n très diff | saint Evangik Par ses propres coreligionnaires : R. P. Duparquet, de la Congrégation du Saint-Esprit la Congré.- | mais j'espère qu'il suffit de faire connaitre de et du Saint-Cœur de Marie, ancien Préfet apostolique un premier | pareils actes d'intolérance de la part des parti de Cimbébasie, s, et avait | sans fanatiques de la liberté absolue de cons- ER TE . ET É- + Tossamédès | Clence, pour en rendre le retour à jamais impos- : , a hu A ! | " —— bords du Zambéze, réussit mieux et put s'établir protectorat > Sible. Observons que, par un sentiment de Re . > on \ Fe + : ‘ solidement ; mais ] insalubrité du climat emporta apostolique | charit‘ chrétienne, les Missionnaires catholiques, : cn ; le il che . plusieurs missionnaires, sie, il cher- dans leurs Correspondances publiques, avaient tu 4 ee en — . halie.de | Es Ce: difficultés n'ont Pas permis à la mission erritoire de | ce regrettable incident. Sn : à re | . à Fe de Cimbébasie de prendre beaucoup d'accroisnt les intri- Les missionnaires chassés d ( )maruru S etaient ‘ ) dE Tr À sements, Au bout de dix ans, en 1890, elle coms sérieuses rélugiés, avec quelques-uns de leurs néophytes, Réevis ; , 0 A x , ‘ AR mence à peine à sortir des traverses qui accomfondé une les uns à Humbé, aux bords du Cunène, les ; ; k | e re | Pasnent toujours les nouvelles fondations. e Damara : | autres dans l'Ovampo, où le roi Kipandéka les | ale, | 1. Correspondance du Temps, reproduite dans le Zren Public Personnel : 1 préfet apostolique, dans le nord de la misdu 13 janvier 1889, sion, 1 vice-préfet chez les Betchouanas, dans le sud, — | Û !

LIQUES AU XIXe SIÈCLE.

12 missionnaires prêtres et 12 Frères coadjuteurs de la Congrégation du Saint-Esprit,

Œuires : 5 stations : Humbé, Huilla, N.-D. des Amboellas, Makefng et Mulmani.

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