Matteucci, L'Afrique éxfplorce
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de l'Ordre des Capucins
jours bienveillant, Yeux et à laisser aux catholiques l'usage de
avait consenti à ferme
Un seul Capucin, le P. Ferdinand, avait pu échapper à la Proscription et rester au Choa
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AFRIQUE ORI ENTALE,
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a , Son Éminence le Cardinal Massaja, ns ++
ancien vicaire apostolique des Gallas. |
tolises CLTHISES
pour le surveiller, le dénonça à
pour diriger les douze prêtres indigènes chargés d'administrer la mission,
blé Ÿ +. 1.
Le roi Ménéhk, tou-
; Mais l'évêque cophte, placé au Choa
innès, qui
ordonna à son vassal de confisquer tous les |,
établissements des catholiques, 11 y eut donc, en |
1882, recrudescence dans la persécution, le P, Ferdinand fut expulsé et toutes les chapelles | fermées,
Dès 1881, le nouveau vicaire apostolique, Mgr Taurin, était de retour sur les côtes de la Mer Rouge. Ne pouvant pour le moment rentrer au Choa, il fonda plusieurs établissements sur | la côte : une procure à Berbérah, procure qui fut depuis transférée à Zeilah, et une station à Obock, sous la protection du drapeau français, Après avoir installé deux mi ionnaires dans la ville toute musulmane d'Harrar, dont le fanatisme des habitants ne laisse aucune prise à |
l'apostolat, mais qui est environnée de tribus
Gallas, sur lesquelles on peut agir, le vicaire |
apostolique se rendit très secrètement auprès de
Ménélik, pour voir ce qu'on pouvait espérer de
surveillé, reçut l'évêque avec bienveillance, et
lui permit volontiers de s'établir au milieu des
tribus Gallas, en attendant l'heure où l'Abyssinie pourrait de nouveau être ouverte aux mission:
sa bonne volonté, Le roi, toujours étroitement | |
naires ; en conséquence, en 1884, une nouvelle |
station fut ouverte chez les Anias.
| Mais la persécution recommença bientôt sur |
un autre point de la mission.
En 1885, les musulmans d'Harrar, fanatisés par les victoires du Mahdi au Soudan, forcérent
tous les Gallas des environs, paiens et catholi- |
ques, d'embrasser, au moins extérieurement, le | mahométisme, En 1886, une mission scientifique italienne, composée de neuf membres, fut traitreusement attirée dans une embuscade et mas-
sacrée par ordre de l'émir, Pendant plusieurs
mois, les missionnaires d'Harrar demeurèrent
entre la vie et la mort, Enfin, après avoir con-
fisqué leur résidence et leurs cinq églises, l'émir
à la côte, L'évêque, un prêtre, un Frère et treize
enfants, appartenant à la mission, 5e réfugitrent à Obock.
Mais au mois de décembre de cette même
| daigna leur octroyer la permission de se retirer |
année 1885, Ménélik, agissant au nom de son
suzerain Joannès, vint mettre le siève devant la
ville d'Harrar, Cont il S'empara, au bout de deux
4 és.
OLIQUES AU XIXe SIECLE,
mois, Le gouverneur abyssin, placé dans la ville, permit aussitôt à l'évêque d'y revenir et de reprendre en paix l'évangélisation des Gallas
La mort de Joannès a dû rouvrir aux mission-
naires les portes du Choa. Les bonnes dispositions de Ménélik ne sont pas douteuses, car dernièrement encore, à l'occasion des noces d'or du Souverain Pontife, il a tenu à joindre son hommage à celui de tous les princes chrétiens, 4 paix semble donc assurée, au moins pour quelque temps, à la mission si longtemps éprouvée des Gallas, Mais reste toujours une grave difficulté, l'insécurité des communications avec l'extérieur, L'occupation par l'Italie de plusieurs points de la côte, les récentes annexions des Anglais et des Allemands au Zanguebar, ont surexcité à l'excès le fanatisme des Arabes, qui gardent plus soigneusement que jamais toutes les routes de l'intérieur, afin d'empêcher les uropéens dé pénétrer dans le pays. Deux missionnaires capucins viennent tout récemment encore d'être les victimes de leur farouche intolérance, Partis de Zeilah, le 21 décembre 1889, pour se rendre chez les Gallas, le P. Ambroise, du diocèse de Poitiers, et le Frère Étienne, du diocèse de Valence, ont été massacrés, dans la nuit du 23 décembre, par un parti de Somalis. Puisse le sang de ces deux apôtres être le dernier versé |
Voici quelle était, au ver janvier 1890, la situation religieuse :
Le vicariat comprend :le Choa et les nombreuses tribus Gallas répandues sur les pentes méridionales du grand plateau d'Éthiopie. Il a pour limites : au nord, le vicariat d'Abyssinie : à l'ouest, celui du Soudan ; au sud, celui du Zanguebar ; à l'est, la côte des Somalis. La population totale est de 15.000.000 d'habitants, en partie musulmans, en partie paiens, à l'excepuon du Choa, qui appartient au schisme de Dioscore, Les catholiques sont environ 6.000,
Lersonnel : 1 vicaire apostolique, 7 missionnaires capucins, 6 prêtres indigènes.
Œuvres : 4 résidences et 4 missions, 6 églises ou chapelles. 25 Séminaristes étudiant sous la direction des PP, Capucins, dans les trois résidences d'Obock, d'Harrar et de Zeïlah,
2 écoles élémentaires : 23 enfants, 1 hôpital À Obock,
é dans la ville, revenir et de des Gallas
raux missionnnes disposilouteuses, car les noces d'or à joindre son ces chrétiens, | moins pour temps éprours une grave ications avec : de plusieurs inexions des nguebar, ont s Arabes, qui amais toutes mpêcher les s. Deux mis-
récemment rouche intoembre 1880, . Ambroise, Étienne, du rés, dans la de Somalis.
être le der-
2 1890, la
:t les nomles pentes hiopie. Il a Abyssinie :
l, celui du omalis. La l'habitants, , à l'excepchisme de »n 6,000,
ires capucins,
ou chapelles.
s PP. Capuet de Zeilah,
LES MI
Statistique comparée des missions d'Éthiopie,
En 1840 : 1 préfet apostolique et ment arrivés en Abyssinie,
En 1870: 2 vicaires apostoliques, indigènes, ? églises ou chapelles, 4 écoles, 10,000 Catholiques,
En 1890 : 2 vicaires apostoliques, 17 missionnaires, 26
prêtres indigènes, 18 églises ou chapelles, 10 écoles, 19.560 catholiques.
3 missionnaires récem-
12 missionnaires, 13 prêtres
Tableau des missions de l'Afrique orientale en 1890 :
Zambèse : 1 préfet apostolique, 2$ missionnaires, 12 églises ou chapelles, 17 écoles, 2,500 catholiques.
Zanguebar septentrionat : à vicaire apostolique, 18 mis.
sionnaires, 12 églises ou chapelles, 10 écoles, 1.800 catholiques,
Zanguebar méridional : 1 préfet apostolique, ? mission. naires, ? églises ou chapelles, ? catholiques.
Abyssinie ; 1 vicaire apostolique, r2 missionnaires, 10 églises ou chapelles, 8 écoles, 13,560 catholiques,
Gallas : 1 vicaire apostolique, 7 missionnaires, 6 églises ou chapelles, 2 écoles, 6.000 catholiques,
Total : 5 missions, 3 vicaires apostoliques, 2 préfets, 62
missionnaires, 40 églises ou chapelles, 37 écoles, 23,860 catholiques.
Missions Catholiques.
remanmaenass man me 2 À
DRE ME Pen ed
SSID 1e
E centre de l'Afrique, le continent mystérieux, dont l'intérieur de.
meura inconnu aux Romains, a longtemps attendu le soleil de la
I civilisation. * Que de problèmes
soule :vVaient, il y a trente ans encore, ces régions
ignorées de l'Europe, et GT seul l'infâme négrier connaissait les chemins ! € Jusque vers le milieu du siècle, écrivait récemment l'explorateur Banning, l'Afrique intérieure presque tout entière
Pour mesurer l'effort
accompli en une quarantaine d'années, les con-
restait à reconnaitre.
temporains n'ont qu'à se reporter en souvenir à la carte d'Afrique, qu'ils ont étudiée dans leu jeunesse (1). » J'ai précisément sous les veux, ces cartes remontant à
en ce moment, une de
1858 ; de vastes espaces laissés blanc, avec
la désignation : Pays inconnus, voilà, en dehors des côtes soigneusement explorées depuis trois cents ans, l'aspect général qu'elle présente, Aujourd'hui, grâce aux voyages de Speke, de Baker, de Burton, de Livingstone, de Stanle y, de Brazza, de Cameron et de vingt autres e xplorateurs, le continent noir n'a pre sque
secrets pour nous, et l'Europe dre réunie
plus de
à Bruxelles et à Berlir, s'est partagé ce vaste monde qu'il s'agit d'ouvrir au christianisme, au commerce et à la civilisation.
L'Église catholique n'avait pas attendu la réunion des diplomates européens pour se préoccuper des intérêts spirituels de cette contrée, elle
avait créé le vicariat apostolique de l'Afrique
Dès la première moitié du siècle,
centrale, devenu depuis le vicariat du Soudan : et quand les voyages de Stanley eurent révélé à