‹ Les missions catholiques au XIXme siècle [microforme] (volume 2)Chapitre 31 sur 478 · partie · texte numérisé non relu

partie

singulièe années preuves outer les ‘pondant à voter

re, Léon

Cr w

XIIT à fait du clergé allemand l'éloge le plus délicat et le mieux mérité, en disant que, s'il n'a pas hésité à reconnaitre au pouvoir civil un certain droit d'approbation dans le choix des titulaires ecclésiastiques, c'est qu'après le noble exemble d'intrépidité apostolique qu'a donné le clergé de l'Église d'Allemagne tout entier, le vicaire de Jésus-Curisr n'a pas à craindre qu'il

y cût de mauvais choix possibles à faire dans

ses rangs,

Sans doute es traces de la lutte subsistent encore, et ne seront pas effacées de sitôt : les Jésuites ne sont pas rentrés, les archevêques de Cologne et de Posen ont dû donner leur démission; pour faciliter l'accord, ils restent à Rome dans un exil honorable ; un grand nombre d'œuvres, d'établissements, d'associations utiles ont succombé ; mais l'Église catholique, la recommenceuse éternelle, comme l'appelait Paul Bert,

+ RS PES, SRE + RS vr

un de ses ennemis, ne se décourage pas facilement ; elle reprend chaque jour son œuvre cent fois interrompue et cent fois reprise à nouveau,

Résultat indéniable : dans l'Allemagne protestante, le catholicisme a fait de grands progrès au cours du xix siècle, En 1800, il comptait, dans ces régions, un peu plus de six millions de fidèles, dirigés par un clergé médiocre et un épiscopat détestable, Aujourd'hui, après les bouleversements politiques et la perte de sa-haute situation territoriale, il a réorganisé sa hiérarchie, réformé entièrement l'esprit de son clergé, et, aux derniers recensements officiels, il comptait 16.231.724 fidèles, En retirant 3.464.564 âmes qui appartiennent à la Bavière catholique, il reste pour la Prusse et les principautés protestantes de l'Allemagne, 12.767.360 catholiques. Leur nombre a dunc plus que doublé en 90 ans.

Tree LOEEE DEEE Or ete rire LE

RRRELUTEEE EEE LL [PTT x tri CHARNAENANETANELNNENNTEANERANAENEATATE Ie LLLLLLELEE LEE LS SNS

sœ : Coste Cinquieme. :#=

DC

hiie 5 ni ie GS ST

N Hollande,

dans le cours de ce siècle,

le catholicisme «a brisé, les chaines sous lesquelles l'intolérance calviniste l'avait long-

temps retenu captif. On à vu

quelle était, en 1800, la position précaire des catholiques hollandais, C'est encore

Louis Napoléon, roi de Hollande, d'après Philippoteaux

à la France, ouvrière souvent inconsciente des Diet,

Napr né nn ay ant placé

œuvres de qu'ils durent leur affranchis

sement. sur le trône de

Hollande son frère Louis, il se trouva, par une

exception rare à cette Époque, que ce prince

était un catholique sérieux. Sans violenter en |

rien la liberté de conscience de ses sujets calvi

fit un devoir d'émanses coreligionnaires ; et,

nistes, le nouveau roi se ciper les catholiques, pour la première fois depuis la Réforme, la Hollande reçut chez elle un évêque catholique, le vicaire apostolique de Bois-le-Duc.

Malheureusement le prince Louis prit trop au sérieux, au gré de Napoléon, son titre de roi de Hollande ; il se refusa positivement à ruiner sa nouvelle patrie, au profit du blocus continental décrété par l'empereur. Aussi il ne tarda pas à être brisé par son terrible frère, et la Hollande fut réunie à l'empire (1810),

Ce changement de régime ne fut pas favorable à l'Église, On était alors aux plus mauvais jours de la lutte entre le sacerdoce et l'empire, Napoléon, ayant visité en 1811 sa nouvelle conquête, en compagnie de l'impératrice Marie-Louise, affecta de ministres protestants, et réserva toutes ses bru

témoigner toutes ses faveurs aux talités au clergé catholique. En lisant, dans M' d'Haussonville, la scène incroyable qu'il fit à cette occasion au vicaire apostolique et à ses prêtres, on se prend malgré soi à répéter le mot de Talleyrand : € Quel dommage qu'un si grand homme ait été si mal élevé !»

Du reste, la domination guère en Hollande,

française ne dura Le congrès de Vienne réunit sous le même sceptre la Belgique et la Hollande, et leur donna pour roi un prince protestant, Guillaume de Nassau, Le nouveau roi commença par persé uter les catholiques les rat cques de Tournai et de Gand furent jetés en prison et condamnés à la déportation, les séminaires furent fermés, les tracasseries se multiplièrent contre les prêtres fidèles à leur devoir, À la fin, la patience des catholiques belges se lassa ; ils se 1530,

révoltérent et, en ils réussirent à former

un État indépendant. Guillaume, resté roi de

r d'émanaires ; et, orme, la atholique,

it trop au de roi de ruiner sa ntinental ‘da pas à

Hollande

favorable vais jours re. Napoconquête, e- Louise, eurs aux ; ses bru dans M' qu'il fit à et à ses ter le mot n si grand

ne dura nne réunit Hollande, rotestant, commença véques de prison et ires furent ent contre la fin, la sa : ils se à former

té roi de

Page 1