COMPOSÉ
dernier vers les sources du Nil, Don Vinco, gentilhomme VÉronais, à été par les nègres et continue à être chanté dans leurs
assemblées, »
e des officiers 15, négriers de pes, épaves de iche et la plus emis naturels 3, qui auraient de civilisé, rit un des preparvenus à uvaient bon à e nous avons 1; ils ont été m, à aux mission- À Khartoum, le Pâques, la messe solenéglise; mais, l, chantait la \ la file des vrérent avec in de l'office, ue le consul qui rapporte 16 agréable nissionnaire :
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Du reste, restés assez C’onnus, ont nir Vénéré ; nourut l'an on Angelo ! Composé
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Cependant, Mgr Kircher, successeur de Don Knoblecher, se préoccupait d'assurer l'avenir de la mission, De 1846 à 1861, dans un espace de quinze ans, guarante-un missionnaires avaient succombé à l'insalubrité du climat ou s'étaient vus forcés de rentrer en Europe. Seul, un Ordre religieux pouvait suffire à un si lourd apostolat, La Propagande, entrant dans les vues du prélat, confia en 1861 la mission de l'Afrique centrale aux RR, PP, Franciscains. Ce fut la seconde période de l'histoire de la mission, période mar. quée par l'abandon des postes de Gondokoro et de Sainte-Croix, dont les violences toujours impunies des négriers rendaient décidément Je séjour impossible aux religieux,
€ Comment, écrit M. Berlioux, aurait pu se développer l'œuvre chrétienne, au milieu d'un pays où la croix était bientôt suivie par la ban nière des négriers ? Après av; ‘tendu des paroles de vertu et de Paix, à gène voyait arriver la corruption et les brigandages : en sortant de l'église, il devait fuir devant les chasseurs d'hommes (1), »
D'autre part, les Franciscains ne furent pas plus épargnés par la mort que ne l'avaient été les premiers missionnaires, En moins de deux ans, la moitié de l'effectif, 22 missionnaires sur 50, avaient succombé: les autres, brisés par le climat, étaient à peu près incapables de travailler, Le préfet apostolique, découragé Par tant de difficultés, se retira, et il ne resta que deux ou trois Franciscains à Khartoum, sous la direction du vicaire apostolique des Latins d'Égypte. Cet
état de choses subsista jusqu'en 1872,
Ici commence la troisième période de l'histoire de la mission, période de prompt relèvement, qui s'achève dans une catastr phe. Quelques années auparavant, Mgr de Canossa, évêque de
‘érone, avait ouvert dans sa ville épiscopale un séminaire pour l'évangélisation de l'Afrique centrale, [nstruits par l'expérience de leurs devanciers, les prêtres de la nouvelle Société étaient résolus de s'avancer prudemment et de se préparer de loin à leur difficile apostolat, En 1867, ils ouvrirent au Caire une maison d'acclimatation et deux Instituts de nègres, l'un pour les jeunes
1, Berlioux, Za traite ortentale,
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noirs, dont ils se réservèrent la direction, l'autre pour les négresses, qu'ils confièrent aux Sœurs de Saint-Joseph de l'Apparition de Marseille, En même temps, ils s'occupèrent de l'évangéli. sation des nègres d'Égypte. Ce n'était pas le travail qui Manquait, car, en 1870, on comptait 25-000 nègres dans la seule ville du Caire, Des écoles, un catéchuménat, une infirmerie pou: les noirs malades furent annexés aux deux Instituts, En s'acclimatant aux ardeurs du climat d'Afrique, les missionnaires se Préparaient en même temps aux difficultés de leur apostolat aupres des noirs du Soudan,
En 1872, voici quelle était la situation des Instituts du Caire : 8 missionnaires, 1 étudiant en théologie, 4 Frères coadjuteurs ; 21 nègres à l'orphelinat des Barçons ; 6 Sœurs de Saint Joseph, 18 institutrices noires ; 42 négresses à lorphelinat des filles,
La nouvelle Société était en état de se charger de la mission, à peu près abandonaée, du Soudan, Ur, décret de la Propagande, en date du 21 mai 1872, confia aux prêtres du Séminaire africain de V-one le vicariat apostolique du Soudan, dont M, Comboni était nommé provicaire, en atte:idant qu'il recût, en 187;, le titre de vicaire üpostolique avec !: dignité épiscopale,
Le nouveau supérieur se mit sans retard à préparer son départ pour l'Afrique. Après avoir été admis en audience particulière par S. M.
l'empereur d'Autriche qui daigna lui renouveler l'assurance de l'intérêt sympathique qu'il continuait de Porter à la mission, M. Comboni, ayant jeté à Vérone les bases d'une nouvelle Société de religieuses destinées à la : ission, l'Institut des Pieuses Mères de la Nigritie,,: ‘embarqua, au mois de septembre 1872, en Compagnie de quatre prêtres du séminaire de Vérone, de Dom Pie Hadrian, Bénédictin du Mont-Cassin, ori ginaire de la Nigritie, de quatre catéchistes noirs et de cinq institutrices noires, élevées en Eur pe. Le 26 septembre, la Caravane apostolique, com posée de dix-neuf membres, arrivait au Caire.
L'année précédente, Don Carcereri, supérieur des Instituts du Caire, était Parti pour le Kordofan, avec un autre missionnaire et deux Frères de sa Société.
Le plan des nouveaux missionnaires, plan très judicieux, qui leur avait été suggére par la Connaissance des difficultés devant lesquelles