LUX SUISSES 2 : LS
ch tend ns 5
tiques ab ———————————— ZURICH.
Vue du lac, siècle, aux
attaquer de . : ‘ venger, ils assassinèrent Leu, un des catholiques politiques et religieux. Leurs réclamations por catholique marquants de Fribourg ; puis, pour cacher leur | taient sur ces trois chefs : l'exécution loyale des traités de Vienne, qui avaient garanti la liberté des ca. oliques, le droit de garder chez eux des religieux qu'ils jugcaient utiles, des garanties pour
crime, ils essayérent vainement de déshonorer en effet, à À :
Il y avait leur victime, en répandant partout le bruit de / i . son suit ide,
irisons, des — = Euicerne Fi C'étiient les radicaux et les protestants qui
; la religion catholique menacée par Îles radicaux dors le : avaient commencé la vuerre civile, Les sept
ne pouvait cantons catholiques de Lucerne, d'Uri, d'Unter bus: wald, de Schwitz. de Zug, de Fribourg et du
Valais, se
deu
et les protestants coalisés. Toutes ces demandes furent rejetées, et les députés des Sept cantons quittèrent la diète (29 octobre 1847).
Re Voyant menacés dans leur indépen Immédiatement celle-ci appela cinquante mille hommes sous
S'orL'anisa
ee et dans leur {ot, formèrent entre eux la livue le commandement du général si | du Sonderbund. pour | pu SION CS
a défense de leurs intérêts Dufour, pour soumettre ce qu'elle appelait la
60 LES MISSIONS CATHOL'QUES AU XIXe SIÈCLE.
rébellion des cantons catholiques, Douze cantons, Berne, Schafthouse, Argovie, Thurgovie, les Grisons, Appenzell, Bâle, Glaris, Zurich, le Tessin, Vaud et Genève, s'unirent pour écraser les catholiques.
Ceux-ci, comprenant qu'ils étaient trop Lib pour soutenir la lutte, en appelèrent À | ‘ia tion des puissances signataires des traités de Vienne, M, Guizot, ministre des affaires étranvères de France, aurait bien voulu les secourir, Quoique protestant, il comprenait parfaitement que le droit était du côté des catholiq es ; mais il redoutait de se compromettre avec les radicaux
de la Chambre, dirigés por M. Thiers, qui pro- « Je
serai toujours du parti de la Révolution en Eu-
nonça à cette occasion la fameuse parole :
rope, » On se contenta donc de quelques vagues promesses et de demi-mesures, Une note diplomatique fut envoyée aux puissances signataires du traité de Vienne : l'Angleterre, l'Autriche, la Prusse, la Russie. L'Angleterre, qui est toujours du parti de la Révolution hors de chez elle, refusa de rien faire contre les radicaux suisses, et fit échouer la négociation.
Pendant ce temps, les cantons catholiques, abandonnés à eux-mêmes, contre la foi des traités, étaient écrasés.
Ce fut l'affaire de deux semaines :
Le 16 novembre, capitulation de Fribourg.
Le 21, capitulation de Zug,
Le 24, prise de Lucerne, par les troupes fédérales.
Le 25, capitulation du canton d'Unterwald.
Le 27, capitulation du canton de Schwitz.
Le 28, capitulation du canton d'Uri.
Le 29, capitulation du Valais.
Le Sonderbund catholique avait vécu, et le triomphe du radicalisme suisse était le prélude de la révolution de Février, qui allait ébranler tous les trônes de l'Europe. Trois mois plus tard, M. Guizot, réfugié à Londres après la chute de Louis-Philippe, pouvait méditer à loisir sur les inconvénients de l'habileté politique qui con siste à abandonner les faibles, de peur de se
créer à soi-méme des difficultés.
Les radicaux suisses abusèrent honteusement
de leur facile victoire : des gouvernements révo-
lutionnaires furent imposés de force aux cantons catholiques ; un article additionnel fut inséré duns la constitution pour interdire le séjour de la Suiste aux jésuites et à tous les membres des Congrégations qui leur sont affiliées, clause
imode, qui permet d'expulser, à un jour lonné, tous les Ordres religieux ; un grand nombre de monastères furent confisqués, et des amendes énormes imposées à ceux qu'on voulut bien laisser vivre, pour leur faire payer les frais de la guerre : l'évêque de Lausanne, Mgr Marilley, fut emprisonné, puis exilé jusqu'en 1855 ; un grand nombre de prêtres partagèrent le même sort ; pendant plusieurs années, le vol, le sacrilève, la confiscation, furent à l'ordre du jour. Comme le disait éloquemment le comte de Montalembert, dans le magnifique discours qu'il prononça au mois de janvier 1848, devant la Chambre des Pairs : € Le radicalisme suisse s'est présenté devant l'histoire avec une Sœur de Charité expulsée, dans une main,et un moine du Saint-Bernard spolié, dans l'autre, »
Depuis cette époque, l'Église catholique n'a
cessé d'être persécutée en Suisse, surtout dans les cantons protestants et mixtes. Pour donner une idée de la situation intolérable qui lui est faite en ce pays, je vais résumer ici le Mémoire présenté, au mois d'avril 1871, à la diète fédé rale, par tous les évêques de la Suisse, pour exposer les injustices dont les catholiques sont victimes de la part de leurs concitoyens
Dans la plupart des cantons, le flacel de l'État est rigoureusement exigé pour la publication de toutes les bulles et brefs du Pape, mandements, lettres et ordonnances des évêques, aussi bien que pour l'exécution de toutes Îles sentences rendues par l'autorité diocésaine, En vertu de cette disposition, l'État devient le juge supréme en matière de discipline, et même en matière de foi, puisque les pasteurs ne peuvent rien publier sans son autorisation.
Dans le diocèse de Bâle, qui est le plus exposé aux empiétements des gouvernements cantonaux, l'évêque a vu, presque chaque année, ses man dements supprimés.
En 1838, le canton de Berne interdit le mandement du carème sur les mauvaises lectures, comme attentant à la liberté de fx presse.
En 1861, le canton de Bâle-campagne interdit
un mandement sur les persécutions de l'Eglise
cantons
inséré jour de res des
clause in jour
grand , ét des \ voulut les frais re Maril- 855; un ce même le sacrilu jour.
le Monrs qu'il vant la » suisse le Sœur h moine
que n'a ut dans donner lui est Témoire te fédé se, pour
1Es sont
lacet de a publià Pape, :vêques, utes les üne, En le juge 1ème en peuvent
; exp )SÈ ItOnaux, CS Man
le man-
lectures,
interdit
l'Église
dans les temps passés, comme propre à fomenter l'intolérance et la haine entre catholiques et protestants,
En 1864, le canton de Thurgovie interdit un mandement sur le denier de Saint-Pierre, et déclare que les quéteurs seront passibles des peines contre les mendiants,
En 1865, les cantons d'Argovie et de Thurgovie interdisent la publication du Syllabus.
En 1866, le canton de Thurgovie refuse le {lacet à un mandement ordonnant de réciter à la messe l'oraison pour le Pape (co/lecta pro Papa). Les savants canonistes du grand Conseil s'étaient imaginé qu'il s'agissait d'une collecte d'argent,
En 1858, le Conseil d'État d'Argovie, pour des motils de moralité, de religion et de pédagogie, » fait enlever des écoles le catéchisme diocésain, et déclare qu'il n'autorisera un nouveau catéchisme qu'après qu'il aura été revu par les examinateurs de l'Etat.
En 1868, Argovie et Soleure défendent aux prêtres de se rendre à la retraite ecclésiastique ordonnée par l'évêque, Vers la même époque, Argovie interdit aux curés de prêcher plus d'une demi-heure, de chômer les fêtes supprimées par l'autorité civile, de remplir aucune fonction ecclésiastique dans les cantons voisins : il est ordonné aux curés d'enterrer avec les cérémonies ordinaires les enfants morts sans baptême,
En 1870, le même canton d'Argovie ordonne de lire en chaire, sans aucune réflexion ou commentaire, une longue diatribe contre le concile du Vatican, Voici un extrait de ce mandement laique, pour lequel on se varda bien de demander le #lacet de l'évêque ;
Le même jour où le sort de la guerre a té
» jeté entre deux grands peuples (l'Allemagne » et la France), on a proclamé à Rome, pour le
monde entier, comme un commandement de Dieu et une condition de salut éternel et temporel, une nouvelle doctrine de foi. qui est en elle-même une véritable déclaration de guerre aux intelligences, à la raison, à la science de ce siècle et à l'ordre social de l'avenir, et qui, si Dieu n'en décide autrement.
renferme les plus grandes menace pour la paix des peuples, »
En même temps, la conférence dio: ésaine,
composée de déput des neuf cantons qui
forment le diocèse de Bâle, protestait bruyamment, (le canton de Zug excepté,) contre la définition de l'infaillibilité, et défendait à l'évéque, Mgr Lachat, de publier / nouveau dogme.
L'Église catholique est donc dépouillée, dans une partie de la Suisse, du droit sacré qui lui a été confié par Jésus-Curisr d'enseigner les fidèles, et c'est l'Etat protestant ou libre-penseur qui se charge de les instruire à sa place.
Dans le même diocèse de Bâle, grâce à l'opposition des gouvernements cantonaux, il n'y eut pendant longtemps ni petit, ni grand séminaire, Toutes les subventions pour les étudiants catholiques, bien que provenant uniquement de fonds confisqués à | Église, sont restées entre les mains de l'État, qui assigne à chaque étudiant,' en Suisse où à l'étranger, l'établissement où il devra faire ses études,
À la fin des études scolaires, chaque étudiant ecclésiastique doit passer devant des commissaires civils un examen dit de maturité. Les examinateurs de l'État décident, souverainement et sans contrôle, si le candidat peut entrer dans l'état ecclésiastique, ou s'il doit en être pour toujours exclu. Ainsi l'évêque n'a rien à voir dans le choix et la réception de ses clercs.
Peut-il au moins élever à sa guise les futurs ministres de l'autel ? Dans le concordat passé, en
1828, avec les Etats diocésains pour le rétablis-
sement du siève de Bâle, on lit ceci :
€ Art, 8, Il sera établi à Soleure, résidence de l'évêque, un séminaire pour lequel les gouvernements de chaque canton fourniront la dotation et les bâtiments, »
Voilà enfin une disposition libérale : mais voyons la suite. Deux jours après, les mêmes États diocésains c mcluaient entre eux une convention clandestine, par laquelle ils se garantis. saient mutuellement le droit exclusif de surveillance, le #/acez pour la nomination des professeurs et directeurs du séminaire, et la faculté de prendie part aux examens par une Commission nommée par eux,
Pour savoir comment ce droit fut exercé, il suffit de se rappeler qu'en 1835, le canton de Soleure voulut imposer à l'éx que, comme pro-
lesseur de théologie morale, un prêtre suspect
Se
dans sa foi et dans ses mœurs. On tut donc forcé de renoncer au séminaire, et pt ndant 30 ans, les jeunes clercs furent obligés d'aller faire leurs études de théologie à l'étranger, sans surveil lance de l'évêque,
Pour atténuer un peu les inconvénients d'un pareil système, l'évêque de Bâle organisa dans sa maison un cours préparatoire à la réception des Saints Ordres : ce cours, qui durait six semaines, était manifestement insuffisant à la formation des nouvelles générations sacerdotales,
C'est pourquoi, de guerre lasse, Mgr Arnold,
deuxième évéque de Bâle, se décida, en 1858, à
Mgr Lachat,
subir les conditions des États diocésains : il accepta TOUT : le droit d inspe tion des commis saires civils, le #lacet pour la nomination des professeurs, la commission pour les examens de clôture, Le Saint-Siège désapprouva hautement cette convention, qui sacrifiait les droits impre: criptibles de l'Église. L'Évéque ne s'y était résigné que contraint et forcé: « Pour le moment, disait linfortuné prélat en versant des larmes, cela vaut mieux que d'être absolument sans séminairt
On va voir comment les États diocésains usérent des concessions qu'ils avaient arr hées
à l'Église.
En 1860, la conférence diocésaine notifiait à Mer Lachat, troisième évêque de Bâle, que la Théologie morale de Gury était interdite pour l'enseignement du séminaire, Ce livre, qui est accepté comme un excellent manuel élémentaire, à Rome et dans un grand nombre de diocèses, était jugé tmoral par les protestants, L'évéque obtempéra à linjonction des États, et remplaça Gury par un livre très estimé en Amérique, le manuel de Mer Kenrick, archevêque de Balti more otte concession de Mor Lachat fut considérée par la conférence comme une znconenante éronte, et sans même avoir pris l'avis du prélat, elle supprima purement et simplement le séminaire, Au fond, c'était là qu'on voulait aboutir par ces misérables chicanes.
Une fois ordonnés, les nouveaux prêtres sontils enfin placés sous la juridiction de leur évêque ? Pas du tout, Dans certains cantons, l'État s'est réservé la collation des bénéfices ; c'est lui qui nomme et qui révoque les curés ; l'évêque n'est là que pour leur donner l'institution canonique. I est méme arrivé plus d'une fois que, sur Île refus de l'és édue d'acc cpter des prêtres indignes présentés par L gouvernement, celui-ci les a mis en possession du temporel des paroisses,
Méme arbitraire pour la révocation des titulaires ecclésiastiques, Dans le canton d'Argovie, la loi déclare que les prêtres qui ont charge d'âmes seront nommés par les communes pour une période de six ans, après laquelle ils seront soumis à la réélection ; s'ils ne sont pas réélus, le poste est déclaré vacant, et la commune procède à l'élection d'un nouveau titulaire,
Dans le canton de Thurgovie, les prètres peuvent étre révoqués par les communes qui les ont élus, en tout temps et sans dédommagements
Dans le cours de ce sièc le, l'Église catholique a té spolite, en Suisse, d'une fortune de plusieurs millions de biens-fonds. On ne lui à pas même laissé la libre administration des quelques biens qui lui restent,
Dans les cantons d'Argovie, de Bâle, de Berne et de Soleure, l'administration de tous les biens ect lé siastiqué ; est confiée À des délécués civils. L'Église n'a pas même voix consultative, ét on ne rend aucun compte à lévéque de l'em
ploi de ces tonds
ie notifiait à
iâle, que la nterdite pour livre, qui est |élémentaire, À de diocèses, its, L'évéque , et remplaça Amérique, le ue de Balti- Lachat fut lé une 2Hc0npris l'avis du implement le qu'on voulait
prêtres sontleur évêque ?
, l'État s'est ; c'est lui qui l'évêque n'est nn canonique, s que, sur le tres indignes ui-ci les a mis DiSSCS,
tion des titu- 11 d'Argovie, i ont charge minupes pour elle ils seront nt pas réélus, la commune itulaire,
, les prêtres munes qui les MINALEMENts ise catholique ie de plusieurs ia pas même uelques biens
de Bâle, de on de tous les des délécués . consultative, éque de l'em
ee
Dans les cantons de Lucerne et de Thurgovie, on veut bien accorder au commissaire épiscopal le droit de prendre connaissance de l'emploi des fonds d'Église; c'est une sir! jolitessé, qui n'engage d'ailleurs à rien
Voyons maintenan: Len ue l'État fait de ces biens,
Les revenus d'un g | re de prébendes et de chapellenies sont a) $s aux écoles du gouvernement, Dans le canton d'Argovie, on a supprimé beauçoup de | à charge d'âmes; d'autres sont laissés : iuinent sans titulaires, afin de jouir des revenus,
Presque dans tous les cantons, les fonds des écoles catholiques ont été confisqués pour ouvrir des écoles neutres, dans lesquelles les protestants dominent, et que les enfants catholiques ne peu vent fréquenter, sans s'exposer à perdre leur foi,
Dans toutes les écoles, c'est le gouvernement qui nomme le maitre, c'est lui qui surveille l'enseignement religieux et choisit les livres. Déjà Argovie et Thurgovie ont supprimé dans Îles écoles l'enseignement du catéchisme,
Une disposition constitutionnelle, votée récem ment, interdit aux prêtres et aux membres des corporations religieuses les fonctions d'institu teurs où d'institutrices dans les écoles de l'État. Commis 5n le voit, c'est la perfection du système maçonnique : enseignement laïque, obligatoire et pas du tout gratuit, puisqu'il est subventionné en grande partie à l'aide des fonds enlevés aux catholiques.
Après avoir exposé la persécution que l'Église subit dans le diocèse de Bâle, les évêques de Suisse passent à la situation vraiment déplorable du Tessin,
Ce pays qui, comme on l'a vu, fut réuni à la Suisse en 1803, forme un canton tout catholique, dont la population, en 1870, s'élevait à 1 30.000 âmes, Malheureusement, depuis 1840, les radi Caux se sont emparés du pouvoir et ils oppriment indiwnement la majorité catholique,
Du jour où le Tessin entra dans la Confédé ration, les autorités fédérales manifestérent le désir, très légitime d'ailleurs, que ce pays füt détaché des diocèses italiens de Côme et de Milan, pour être érigé es diocèse, Le Souverain Pontife ne demandait pas mieux que de satisfaire à ce désir ; mais l'avènement des radicaux rendit
bientôt toute négociation impossible, [s commen
cèrent, malyré les protes’ ‘ions du Pape et des évêques, par fermer le séminaire de Pollégio et tous les collèges catholiques ; ils révoquérent ensuite les chanoines et interdirent à plusieurs prêtres toutes fonctions ecclésiastiques, et jusqu'à la messe, En compensation, le gouvernement cantonal réhabilita un certain nombre de prêtres interdits, et les installa dans les paroisses avec l'assistance de la force militaire,
Pris d'une véritable monomanie de sacristain, le même gouvernement défendit, sous des peines très sévères, les pèlerinages, les missions paroissiales, les retraites ecclésiastiques, le jubilé ordonné en 1850 par Pie IX pour l'Église universelle, et jusqu'au mois de Marie, même dans les maisons particulières, Une amende de 100 francs était prononcée contre le propriétaire de la maison où se serait tenue la réunion, et chacun des assistants était puni de 4 francs d'amende, Une pauvre veuve, ayant chanté chez elle un cantique de la Vierge, fut condamnée de ce chef à 4 francs d'amende,
Au mois de mai 1835, le gouvernement cantonal élabora une loi ecclésiastique pour le Tessin. Dans cette loi organique, l'État s'arrogeait le droit de patronage et de nomination à tous les bénéfices, avec la faculté de disposer de toutes les fondations et biens d'Église, d'ériger et de supprimer des paroisses ; il accordait aux communes la permission de révoquer en tout temps leur curé et de procéder à de nouvelles élections : le flacet de l'État était exigé pour tout acte émané du Saint-Siège ou de l'évêque ; par contre, les curés étaient tenus de lire en chaire, et sans commentaires, tous les actes de l'autorité civile F enfin, pour mettre le comble à tant d'innovations schismatiques, le gouvernement cantonal défendait aux évêques de Côme et de Milan de faire désormais aucun acte de juridiction dans le pays.
Le clergé du Tessin protesta contre une pareille loi ; il demanda au Conseil fédéral qu'on voulûüt bien au moins s'adresser au Pape pour faire sanctionner tant d'innovations, Voici la réponse qu'il reçut des patriciens de Berne :
€ Le Conseil fédéral ne voit pas de motifs d'intervenir dans ces matières, attendu que Île libre exercice du culte catholique dans le Tessin n'a reçu aucune atteinte, »
Cependant Rome se préoccupait d'établir un
sièue épiscopal dans ce pays ; mais le nouveau