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RPRÈS avoir parcouru les cinq parties du monde, pour constater le développement des Missions et les progrès acquis au cours de ce siècle, il ne sera pas sans intérêt de connaitre les ressources qui sont mises aux mains des Missionnaires catholiques pour accomplir leur œuvre, ressources encore bien modestes, si on les rapproche du riche budget de l’apostolat protestant, mais c'est la gloire du catholicisme de faire beaucoup avec peu. À l'exemple de son Maitre, l'homme aposto. lique doit apprendre à vivre de privations. Encore faut-il pourtant fournir à sa formation et aux longues traversées qu’il doit faire pour se rendre à son poste, lui assurer à peu près le pain quotidien, le mettre en état d'ouvrir des chapelles, des écoles, des orphelinats, des séminaires, des hôpitaux, et de soutenir toutes ces œuvres, qui constituent et assurent le développement d'une mission ; d'autant que ses néophytes, presque toujours pauvres et persécutés, sont hors d'état de l’assister, et qu'ils ont souvent besoin, au contraire, que le missionnaire leur vienne en aide, surtout aux époques de famines et de persécutions.
Pour toutes ces œuvres indispensables, les Missionnaires reçoivent un viatique annuel de cng à six cents francs, plus quelques secours plus ou moins éventuels, qui leur sont envoyés par leurs familles ou par leurs amis d'Europe. Quand on réfléchit aux charges nombreuses qui pèsent plus ou moins sur tous les Missionnaires, on ne peut que bénir la divine-Providence qui renouvelle chaque jour pour eux le miracle de la multiplication des pains, et leur permet de suffire à leurs œuvres avec un budget annuel dont se contenteraic À peine un valet de ferme en France,
Avant la Révolution, les gouvernements catholiques et la générosité des fidèles avaient pourvu par de riches fondations au soutien de l’Apostolat ; de let côté, les Ordres religieux, alors riches et prospère entretenaient souvent à leurs frais ceux de leurs membres qui travaillaient dans les Missions ; enfin le nombre, alors assez restreint, des ouvriers apostoliques (en 1780, il ne s'élevait pas à trois cents) permettait facilement de subvenir à leur entretien.
De nos jours, toutes ces conditions sont changées, La Révolution a mis sa main rapace sur le riche patrimoine de l’Apostolat ; les Ordres religieux, Spoliés, dispersés, pourchassés, en France, en Italie, en Espagne, en Portugal, un peu partout, vivent au jour le jour, heureux quand ils peuvent subsister, D'un autre côté l'Apostolat catholique a pris, au cours de ce siècle, de merveilleux accroissements, Sans parler des grandes Eglises d'Angleterre, de Hollande, du Canada, des Etats-Unis, des Indes, du Japon, de l'Australie, entrées
Missions catholiques.
4 ww LE BUDGET DE L'APOSTOLAT. rar
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aujourd'hui dans la hiérarchie, mais dont la plupart ont encore besoin d’être aidées,la Sacrée-Congrégation de la Propagande embrassait, au 1er janvier 1801, 7 délégations apostoliques, 110 vicariats et 43 préfectures apostoliques. C’est, en y joignant plus de 100 diocèses, 300 diocèses où missions proprement dites à la charge de la charité catholique. Dans ces 300 missions travaillent actuellement plus de 4000 ouvriers, et chaque année de nouveaux champs s'ouvrent à l'Apostolat. À mesure que le nombre des chrétiens augmente, les anciennes missions se dédoublent et de nouvelles se fondent : l'Orient, les îles de l'Océanie, l'Afrique centrale tout entière s'ouvrent aux apôtres de JÉSUS-CHRIST, Que d'hommes, que de ressources sont nécessaires pour créer, entretenir et développer toutes ces œuvres!
Grâce à D'EU, les hommes sont encore ce qui manque le moins. Un souffle pareil à celui du Cénacle semble passer de nos jours sur l'Eglise de JÉSUS- CHRIST. Dans tous les séminaires de lApostolat, les ouvriers se pr. sent, ardents et nombreux. Mais comment subvenir aux frais qu'exigent leur formation, leurs voyages, leur modeste entretien dans les Missions ? DIEU, qui proportionne toujours la grâce aux besoins, a suscité, au cours du XIXe siècle, un certain nombre d'œuvres pour répondre à cette nécessité et constituer le budget de l’Apostolat,
Au nombre de ces œuvres se place incontestablement, au premier rang, l'œuvre de la Propagation de la Foi,