acte n'a pas
ir les schismatiques, remettait tout en question, Un instant, on put croire que c'en était fait de l'union bulgare, Ses adhérents, qui s'élevaient déjà à plus de 60.000, des. cendirent à 4.500. Découragée de la
perte de son chef, et ne voulant
à aucun prix retomber sous le joug des Gre ;, la masse de finit par se faire reconnaitre par le Sult communauté indépendante, sous le chat bulgare, 1
la nation an comme titre d'exar- Æ patriarche schismatique de Constantinople Essaya en vain de S'y opposer, en excommuniant l'exarque dans un synode général de tous les patriarches, celui
de Jérusalem excepté,
L'exarque brava les foudres du Phanar, soutenu par l'or et par l'infli
ience politique de la Russie, qui, mieux
avisée que la e LA
aisser échapper
longtemps, de mettre
la main sur la nationalité bulgare.
Au moment où tout semblait
France, s'est bien gardée de 1 l'occasion, convoitée depuis
humainement perdu pour l'union bulgare, l'action providentelle commença à se manifester. Jusqu'alors, comme je l'ai dit, le mouvement était plus politique que religieux, Dieu, qui voulait sans doute Cpurer ces vues trop humaines,
permit qu'il échouât pour se
reconstituer sur de meilleures bases, Au nombre des rares mem
es du cle sé demeurés fidèles à l'union, se
trouvait un jeune diacre, Raphar! Popoff, qui avait Rome Myers,
accompagné à ‘ski. La vue du centre de la catholicité avait suit sur son âme une impression profonde, Ordonné prêtre par Mer Brunoni, il fut envoyé à Andrinople, où il semploya de
toutes ses forces à raffermir les convictions, un instant ébranlées, de ses compatriotes, [1 réussit | à conserver un petit noyau de fidèles à Andri- | nople et dans une dizaine de villages aux en- | virons, C'est pourquoi, malgré sa jeunesse, Pie IX
se décida à l'élever à l'épiscopat, avec le titre | d'évêque-admiristrateur des Bulgares unis. Pour | prévenir le retour de la Catastrophe précédente, le jeune prélat fut placé, avec son peuple, sous la juridiction du vicaire pPatriarcal de Constantinople ( 1865).
M. Eugène Boré, Supérieur général de 1
a Congrégation de la Mission et de la Compagnie des Filles de la Charité.
J'ai dit plus haut comment, Pour venir au secours de cette Église en détresse, Pie IX avait demandé au RP. d'Alzon d'envoyer quelques-uns de ses religieux en Bulgarie, Unis aux RR. PP. Résurrectionistes, les Augustins de
l'Assomption se mirent avec zèle
à ouvrir des séminaires, des collèges et des écoles Pour tirer la nation bulgare de l'ignorance avilissante dans laquelle elle Croupissait, pendant que le R, P, Galabert, leur
supérieur, était placé auprès du nouvel évêque,
Mgr Popoff, pour lui servir de théologien, pré venir une nouvelle défection et être, selon le mot aimable de Pie IX, l'Ange gardien du jeune
prélat,
De leur côté, les Lazaristes de la Macédoine ouvraient, à Salonique et à Monastir, des écoles pour les Uniates, Enfin le vicaire patriarcal de Constantinople envoyait à la Propagande quel.
ques jeunes Bulgares choisis parmi ceux qui
donnaient Île plus d'espérance de pouvoir un jour être élevés au sacerdoce, Pendant qu'on s'occupait ainsi de répandre l'instruction parmi les Bulgares, tenus jusqu'alors, même le clergé, dans une ignorance effroyable, le nouvelévêque, Mgr Raphaël Popoff, reconnu officiellement par la Porte,commençait la visite pastorale de son troupeau, Partout il fut reçu avec en-
thousiasme par
les rares villa-
ges demeurés
Mgr Raphael Popoff,
cune raison politique, aucun avantage matériel n'attire aujourd'hui les Bulgares à l'union, tout au contraire, Il en résulte que ceux qui se convertissent sont amenés par la grâce, et qu'ils sont décidés à tout souffrir pour rester les enfants dociles de l'Église romaine,
Myr Raphaël Popoff, étant mort en 1874, eut pour successeur un évêque bulgare récemment converti, Mgr Nil Isvoroff. Immédiatement, plus de douze cents familles deKoukouche, son ancien siève épiscopal , se déclarèrent pour l'union, et le mouvement s'étendit de proche en proche aux villages voisins,
Rome comprit bientôt qu'un seul évêque ne pouvait plus suffire à la tâche. En 1883, la Propagande décida l'érection de deux nouveaux vicariats apostoliques pour les Bulgares, l'un à
Andrinople
pour la Thra-
ce, l'autre à
Évéque-administrateur des Bulgares-Unis,
fidèles à l'union. [ls avaient eu bien du mérite à
persévérer, en dépit des vexations et des intri
vues des schismatiques, qui s'en allaient répé-
tant partout que Bulgares, et qu'il n'y avait de salut pour eux qu'en se jetant dans les bras de la Russie.
A la fin de cette première visite (1867), le | chiffre des Bulgares unis était déjà remonté à
Rome
avait abandonné Îles
0000, Le mouvement de retour vers Rome à
continué depuis, lentement mais sûrement, Au-
Salonique pour la Macédoine.
Mur Nil Isvoroff dut fixer sa résidence à Constantinople, avec le titre d'archevêque administrateur des Bulgares. Mer Petkoff, ancien élève de la Propagande, fut le premier vicaire apostolique de la Thrace, et Mgr Mladénof fut choisi pour la Macédoine, Les deux nouveaux vicaires apostoliques furent reconnus en cette qualité par la Porte.
Le vicariat apostolique de la Thrace comptait en 1889 :
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ine, be à aden aire F fut aux ette
tait
Un vicaire apostolique, 13 prêtres indigènes, 7 Pères Résurrectionistes, dont 3 de rite latin et4 de rite bulgare ; 7 religieux de l'Assomption, dont 5 de rite latin et 3 de rite bulgare : au total, 27 missionnaires, 17 stations, 15 églises ou cha. pelles, 2,900 catholiques,
Un séminaire à Andrinople, sous la direction des Pères de la Résurrection : 1 gymnase partagé en sept classes et une école industrielle, 8 pensionnaires et 10 externes : 7 écoles élémentaires pour les enfants bulgares des deux sexes, Les Augustins ont, dans la même ville d'Andri-
nople, 1 alumnat qui compte 35 élèves, dont 18 bulgares, Ils ont une autre école à Philippopoli.
Les Sœurs de Charité et les Oblates de l'Assomption ont dans la Mission plusieurs écoles et orphelinats.
Enfin, il y a dans le vicariat apostolique de Thrace 1 monastère d'hommes de rite bulgare, 10 reli- Lieux, et 1 monastère de femmes de même rite, 35 reli-
vieuses, . Fondateur des Missions de
Le vicariat apostolique de la Macédoine comptait en 1880 :
Un vicaire apostolique, 18 prêtres indigènes assistés de quelques Lazaristes, 35 Stations, 22 églises, 31 chapelles 25,000 catholiques (1).
Un séminaire à Salonique sous la direction des Lazaristes, so élèves : 22 écoles élémentaires, 1,200 garçons, 100 filles,
En dehors des deux vicariats de Thrace et de
1. D'après un rapport de Mgr Miadénoff(voir Missions catho. | ligues, année 1885, n° 820) le nombre des Bulgares unis de la Macédoine s'élevait alors à 60.000, répandus dans 70 villes ou villages. Le chiffre que je donne est extrait des J/rssiomes catho.
CR Le R, P, G
»s Augustins de l'Assomption en Orient,
lice, 1889, 11 semble officiel,