MGR GASNIER, ÉVÊQUE DE MALACCA
à cette heure où les besoins étaient de la Société des Missions Étrangères de Paris,
si grands, la pénurie des mission-
naites, pénurie amenée par les épreuves de l'Eglise de France, allait arrêter, pendant plus d'un quart de siècle, l'élan de l’apostolat, et retarder les progrès de la foi dans le royaume annamite,
Les circonstances étaient pourtant bien plus favorables qu'elles nel’avaient été depuis longtemps, puisque la reconnaissance de Gia-long allait assurer à l'Eglise annamite trente années de paix. Les vicaires apostoliques employèrent ce temps à relever les ruines de leurs églises. Le
petit nombre de missionnaires, qui mouraient les
uns après les autres, sans voir arriver de succes- |
L'Eglise annamite allait entrer, à la mort de Gia-long, dans une carrière d'épreuves, qui n'est pas encore fermée, à l'heure où j'écris ces lignes. Minh-Mang, fils et successeur de Gia-long (1820), détestait l’Europe et tout ce qui en vient. Comprenant à merveille, dans son orgueil de lettré, que le seul moyen qu'aient les Orientaux de défendre leur civilisation, c’est de s’isoler, il avait résolu de s’enfermer, lui et son peuple, dans un cercle infranchissable, et de repousser, à tout prix, l'influence et les idées de l'Occident. I] commença par renvoyer en France MM. Vannier et Chaigneau, seuls survivants de la petite troupe dévouce
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