écoles de paroisses, Garçons et filles
Total : 5083 € et 278.397 élèves.
Certes, voilà des chiffres qui font honneur au zèle des évêques de l'Amérique anglaise, Ces chiffres montrent à tous, amis et ennemis, que, sans décréter l'enseignement obligatoire, sans attenter au droit sacré des familles, le catholi. cisme, Quand il est libre, sait tenir son rang sur le terrain de l’enseignement.
insister Sur Uii point trop évident? C'est préci-
tablissements d'enseignement,
a respecté généralement jusqu'ici les droits du Père de famille. Elle donne à tous, même aux
196 LES MISSIONS CATHOLIQUES AU XIXm SIÈCLE.
Jésuites, la vraie liberté d'enseignement, Aux plus habiles et aux plus dévoués, le succès |
Si le catholicisme tiènt victorieusement tête à tous ses ennemis dans la question de l'éducation, sur le terrain dela charité il n'a pas même de rivaux capables d'entrer en lutte aver lui, On sait ce que la charité officic!le de l'’r.glicanisme a fait pour le pauvre ; elle l'enferme comme un malfaiteur dans ses Work'ouses. Sans doute, on rencontre çà et là, chez les protestants, des hommes de cœur, qui s'occupent avec intérêt à soulager la misère ; mais il leur manquera toujours ce que l'Ecriture appelle si bien Z/inte/ligence du pauvre(r), je veux dirc les délicatesses de la charité, le don de soi-même, ces vues surnaturelles qui font reconnaître dans celui qui souffre le représentant même du CHRisr. Cela, je ne crains pas de l'affirmer, parce que c'est un fait indéniable, on ne le rencontre que dans l'Eglise catholique. Là seulement on trouve aussi des institutions publiques de charité, des Ordres religieux consacrés au service de toutes les misères humaines,
Que le protestantisme nous montre ses Sœurs de Charité, ses religieuses Hospitalières, ses confréres de Saint-Vincent de-Paul, ses Petites “œurs des Pauvres ! Que peut-il opposer à ces milliers d'âmes héroïques qui ont tout quitté, qui ont dit adieu à toutes les joies du monde, pour se consacrer uniquement, et jusqu'à la mort, au soulagement des membres souffrants de JÉSUS- CHRIST?
Toutes ces œuvres de dévouement catholique s'épanouissent aujourd'hui dans les missions de l'Amérique du Nord. Près de deux cents institutions de charité : orphelinats, écoles d'enfants sauvages, maisons d: préservation, refuges pour les malheureuses filles que le vice a flétries, hôpitaux, asiles pour les vieillards, se multiplient chaque jour dans les nouveaux diocèses. Pas une misère qui rest: zans soulagement, pas une souffrance qui ne soit consolée, C'est l'éternel honneur du catholicisme d'avoir compris, son le mot de Bessuet : € l'éminente digri’: des pauvres dans l'Eglise, » et c'est à ce signe sacré di: dévouement et de la charité fraternelle qu’on reconnaîtra toujours les vrais disciples de JÉSUS-CHRIST, comme il l'a «it dans l'Evangile,
Population catholique. Le peuple catholique s'est grandement multiplié dans l'Amérique angiaise, au cours de ce siècle. En 1800, nous tror-""ons environ 120.009 catholiques au Canada, et 17.000 dans l'ile de Terre-Neuve. ‘Aujourd’hui, les missions de l'Amérique anglaise comptent plus de @eux millions deux cent mille catholiques. Il est vrai qu’elles ont reçu l'appoint de sept à huit cent mille Irlandais ; mais comme un nombre au moins égal de Franco-Canadiens
DRASS SSE
est passé dans le même japs de temps aux Etats-Unis, on peut négliger l'émigration irlans daise, et tenir pour acquis le chiffre tota! de ce merveilleux accroissement, qui est dû presque uniquement à la fécondité des familles catholiques ; car on a remarqué qu'à cause peutêtre des antipathies de races, le mouvement des conversions est beaucoup moins accentué dans l'Amérique du Nord qu'il ne l'est en Angieterre.
Ces cathuliques sont très généralement fidèles av < enseignements de leur Eglise, Exposés aux attaques “ontinuelles de l’hérésie, placés sous la main d’une puissance hostile et jalouse, ils ont compris qu'ils devaient faire de leur foi la sauvegarde sis nationalité menacée, C'est pourquoi le clergé catholique a constamment soutenu la lutte contre les eïrvahissements de l'Anglo- Saxon, Le peuple canadien s'en souvient, et il est reconnaissant. Il se serre avec amour autour de ses évêques et de ses prêtres et pourvoit généreusement, par la dirne de ses biens, à tous les besoins du culte. Sans doute, sur une population qui dépasse deux millions, on aurait tort de s'attendre à ne rencontrer que des ‘ints ; mais l'immense majorité du peuple cuadien est demcurée fidèle aux enseignements de la fci et aux pratiques de la religion.
Il y a cependant, surtout depuis une trentaine d'années, un certain nombre de points noirs que je tiens à signaler, en termirant cetie étude sur les missions de l'Amérique anglaise. Je veux parler des progrès alarmants du libéralisme catholique, surtout dans les grandes villes, du développement des sociétés secrètes, en particulier de la Franc-Maçonnerie,. l’implacable adversaire de l'Église de JÉSUS-CHRIST, et des intrigues des politiciens qui, pour se donner de l'importance et jouer un rôle, voudraient s'an., nexer aux Etats-Unis, ce qui, à mon avis, serait un grand malheur pour l'Église du Canada.
Sans doute, ces tendances fâcheuses, qui se manifestent surtout parmi les Franco Canadiens, ne font que de commencer, et le danger parait encore éloigné, Mais que nos frères du Canada prennent garde à eux !
L'exemple du Wieux-Pays, comme ils l'appellent, est là pour leur montrer ce que deviennent les nations qui s’aventurent sur ces pentes redoutables. Qu'ils voient ce que nos libéraux, nos francs-macons et 10s politiciens réunis ont fait de la France catholique. Pas de défaillances, pas de compromis avec le libéralisme, pas de concessions à ce qu'on anpelle les idées inodernes. Si, comme je le disais en commençant, c'est la justice qui élève !:s nations, c’est aussi l'abandon des principes catholiques qui amène tôt u tard, mais infailliblement, leur décadence et leur ruine, Nous en faisons aujourd’hui chez nous l'expérience, Que notre exemple serve au moins de leçons à nos frères du Canada !
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E 10 novembre 185
que Mgr john Caroll, le premier évêque de Baltimore, recevait la conederation épiscopale ; son clergé se composait alors d'une vingtaine de prêtres, et son peuple comptait moins de quarante
mille catholiques, perdus au milieu le quatre | millions de protestants, dans !a propor ‘on d'un |
Dorr cent.
Au bout d’un siècle, les choses ont bien changé de face. Là où s'exerçait la juridiction d'sn seul évêque, l'Église catholique compte aujourd’hui treise provinces ecclésiastiques partagées entre qualre-vingt-trois titulaires, Plus de sept mille prêtres instruisent et dirigent Æwis millioï:s de fidèles (1) sur une population totale de soiranteang millions d'âmes, dans la Proportion «un sur huit.
On voit d'un coup d'œil les progrès du cath licisme aux États-Unis. Dans aucune mis:{on, ils n'ont été si rapides et siconsolants, Au i la joic était grande parmi les pasteurs et parmi jes fidèles, accourus de tous côtés pour célébrer le glorieux anniversaire, Les deux jours suivants, se tint le congrès catholique, dans lequel de nombreux crateurs, la plupart laïques, se firent entendre, pour affirmer leur foi religieuse, en même temps que l'attachement de leurs coreligionnaires aux institutions du pays. Le 13 novembre, cette grande fête religieuse et nationale fut clôturée par l'inauguration d'une Université
catholique à Washington. Au banquet qui termina la journée, le Secrétaire d’ tat était assis en face du cardinal Gibbons, archevêque actuel de Baltimore, et, sur la fin du repas, le Président de la République, M. Harrisson, fit son entrée solennelle dans la salle du festin et porta un toast à la hiérarchie catholique des États-Unis. Le cardinal après avoir remercié chalenreusement le Président et les nobles visiteurs qui l’accom- Pagnaient, ajouta ces paroles remarquables :
{ Les enfants de Ja génération présente appren-
l. La plupart des publications sur les États-Unis donnent couramment Île chiffre de dix millions de catholiques. Je m'e
Suis tenu au chiffre des Missiomes catholice, qui est officiel, mais peut-être un peu faible,
Re - ETATS-UNIS, 1800-1890. :
Frrriosts 251:
9, l'épiscopat des tats-Unis, réuni à Balti.
more, célébrait, avec une solennité extraordinaire, le premier Ceritenaire de l'établissement de la hiérarchie romaine dans le pays. Il y à, en effet, cent ans