dans Marshall, Les Afissions chrétiennes
si grave et si empruntés à :
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Plaintes inutiles ! L'Indien était irrévocablement condamné, et il le sentait. € La plipart des » Indiens, observe Beecham (1), osent à peine » cultiver le sol, même dans les portions qui leur » sont nominalement concédées, de peur de » donner par là l’occasion de les dépouiller de » nouveau. }
— Il est certain, écrit un autre voyageur (2), > que les autorités fédérales elles-mêmes ont » souvent volé sans scrupule le pauvre Indien. »
— 4 Depuis leur arrivée dans le pays, dit un » journal de New-York (3), les blancs ont tou- » jours pillé et assassiné l'Indien. Ils agiront de » même jusqu’à ce qu’il ne reste plus un Peau- » Rouge sur le Continent, »
Ces témoignages si graves d'auteurs américains et protestants sont confirmés par M. de Tocqueville, dont on connaît pourtant les sympathies pour les Etats-Unis : € Les Américains, écrit-il, » ont acquis presque pour rien, à vil prix, des » provinces entières, que les plus riches souverains » de l'Europe n'auraient pu acheter... Après avir » refoulé dans les déserts les tribus indiennes, » ils les ont condamnées à une vie errante et » vagabonde, pleine de misères inextricables. La » condition morale et physique de ce peuple n’a » cessé de dégénérer, et leur barbarie a augmenté » dans la mesure de ces souffrances. Jamais on » ne vit dans une nation un développement si » prodigieux d’un côté, et une destruction si » rapide de l’autre (4). »
Cette destruction de tout un peuple ne rnarchant pas encore assez vite au gré des envahisseurs, ils eurent secours à des procédés devant lesquels eussent reculé des Cannibales.A certaines époques, on traqua ces malheureux comme des fauves, et une prime de cent livres (2.500 fr.) fut accordée à quiconque présenterait une chevelure d'Indien. Non contents de les empoisonner lentement chaque jour par l'abus des liqueurs fortes, des distributions de pains mélangés d’arsenic furent faites à plusieurs reprises dans les tribus. € Il est certain, écrit un naturaliste allemand (5), » que les blancs ont cherché plusieurs fois à » empoisonner en masse les tribus indiennes, » L'introduction systématique de la petite vérole, » au moyen de vêtements contaminés, dans les » peuplades de l'Ouest, est connue de tout le » monde ici, et j'ai bien souvent entendu raconter » cette histoire, »
Est-il étonnant après cela que des sauvages encore païens, exaspérés par de pareilles atrocités, aient usé de représailles terribles, et massacré impitoyablement tous les blancs qui leur tombaient sous la main ?
Les Séminoles, les Apaches, les Comanches,