SAM
Malacca (Portug. et métis). . . 2.000 »
Royaume d’Annam. . . : 310.000 >»
Tot. pour toute l’Indo-Chine : 320 000 chrétiens.
CHINE. n°
Ous voici aux portes de ce grand empire
de la Chine, si longtemps fermé à la curio-
sité eurc séenne. Au commencement de ce siècle, la Chine est divisée en trois évêchés et trois vicariats apostoliques. Les trois évêchés sont les sièges de Macao, de Péking et de Nanking, tous trois suffragants de Goa. Depuis un siècle le siège de Nanking est réuni à celui de Péking, et c'est dans cette ville que réside le titulaire, quand il réside, Quant au clergé portugais, il brille en Chine par son absence, En dehors de Macao, on ne rencontre, dans les trois diocèses, que quelques prêtres indigènes très clair-semés. Ces prêtres, également dépourvus de zèle et de surveillance, font peu de chose, et ce peu, ils le font
mal. En évaluant à 20.000, pour toute la Chine, |
le nombre des catholiques soumis à la juridiction portugaise, on sera sûr de ne pas s'écarter notablement de la vérité
A Péking, après la destruction des Jésuites, qui, là comme partout, a « ne catastrophe, ce sont les Lazaristes que Rome a envoyés pour tenir leur place, Mais les fils de saint Vincent de Paul
sont en bien petit nombre, et ne peuvent, malgré tous les efforts de leur zèle, se recruter suffisamment pour soutenir les œuvres dont ils sont chargés ; car la Révolution française, en fermant leur noviciat de Saint-Lazare, leur a Ôté jusqu'à l'espérance ‘ie voir grossir leurs rangs. Le chiffre de leurs chrétiens, à Péking et dans le nord de la Chine, s'élève à 55.000.
Au centre de la Chine, dans le Su-tchuen, c'est la Société des Missions Étrangères qui s'efforce d'étendre chaque jour le règne de DIEU parmi les infidèles. Hélas! là encore, la Révolution française menace de tout anéantir. Plus de séminaire à Paris, vartant plus de recrutement régulier possible ; plus de ressources pour envoyer de nouveaux apôtres et les entretenir. C'est une pénurie navrante d'hommes et d'argent, pénurie qui se fera sentir jusqu'au milieu du siècle. En 1800, il y avait au Su-tchuen I vicaire apostolique, 3 missionnaires, 19 prêtres indigènes et 47.000 chrétiens.
Au Fo-kien, nous trouvons un second vicariat apostolique, confié aux Dominicains espagnols. Il compte 35.000 chrétiens.
Enfin, il y a, au Chan-si, un troisième vicariat apostolique, qui appartient aux Franciscains. Le nombre des chrétiens est de 30.000.
în résumant tous ces chiffres, nous trouvons pour la population catholique de la Chine, en 1900 :
Macao et missions portugaises. . 20.900 Cath.
Péking (Lazaristes). . , . . . : + 55-000 »
Vicariat apostolique du Su-tchuen, . . 47:090 ?» Vicariat apostolique du Fo-kien. . . 35.000 }» Vicariat apostolique du Chan-si. . . 30 000 }
Total pour toute la Chine : ‘187.000 cath.
D'après les catalagues des Jésuites, sous le
règne de Kang-hi, la Chine comptait, en 1700,
1200 chrétientés et près de 800.000 chrétiens. On
voit combien ce malheureux XVIIe siècle a été fatal aux missions.