FYVVÉY VS NN NY VY VV Y
La Providence, qui se plait À tircr le bien du |
mal, allait bientôt passer par-iessus les “épugnances administratives ei ouvrir la porte à l'évangélisation des tribus arabes, L'année 1867 est restée dans le souvenir des populations algériennes sous la dénomination lugubre d'année de la faim. Une mauvaise récolte, la déplorable organisation dé la p priété parmi les tribus de l'intérieur, et aussi le fanatisme imprévoyant des musulmans, firent d'une simple crise économique une famire effroyahle, Malgré les s ours empres-
1, Voir Ze Monde du 24 mai 1864.
sés et le dévouement gér freux de l'administration française, il devint bientôt impossible de nourrir ces #roës millions d'affamés, et le gouvernement dut se résigner à accepter le concours. si longtemps dédaigné, de l'Eglise. Des milliers d'orphelins erraient, nus et décharnés, dans les rues et le long des chemins. L'archevêque d'Alger, les évêques d'Oran et de Constantine, avec les aumônes des catholiques de France, ouvrirent des orphelinats, pour recevoir tous ces malheureux, dont le nombre s’éleva bientôt à quatre mille, Quand la crise fut passée, of rendit aux familles tous ceux qui furent réclamés par leurs parents ; mais près de la moitié n’avaient plus personne qui s'intéressât à eux. Mgr Lavigerie refusa positivement de les rendre à leurs tribus, malgré les injonctions du maréchal de Mac- Mahon, alors gouverneur de l'Algérie. Il se considérait, à bon droit, comme le père adoptif de ces orphelins, à qui il avait sauvé la vie, et qui refusaient de le quitter. La cause fut portée devant l'Empereur, qui donna, cette fois, raison à l'archevêque et lui permit de conserver ses enfants.
Ces orphelinats allaient devenir le noyau de la mission arabe, La plupart des enfants ayant de nandé et reçu, après un long temps d'épreuve, le baptême, se marièrent, quand ils furent devenus grands, avec les orphelines élevées chez les Sœurs. Le grand cœur de l'archevêque d'Alger était assez large pour suffire à la tâche qu'il 2vait entreprise. Dès 1872, un premier village d'Arabes chrétiens était fondé à Saint-Cypriendes-Attafs : quinze cents hectares de terrain, trente maisons, l'église, l'écoie, plus tard un hôpital indigène avec dispensaire, assuraient le bienêtre spirituel et temporel de la famille adoptive du prélat.
Le dévouement catholique avait eunn renversé la barrière élevée entre les Arabes et nous. Ce premier succès ne devait pas être le seul. Peu à peu l'administration dut se résigner À laisser l'Eglise catholique pratiquer, au milieu des populations musuimanes, l’apostolat pacifique de la charité, le seul d’ailleurs qu'elle réclame et qui soit possible en ce moment.
€ Pour l'expansion du catholicisme, écrivait, » en 1873, Mgr Lavigerie, je ne demande pas » autre chose que la persuasion et la liberté : et » cette liberté même, je ne veux pas en user » encore pour la prédicatioa directe de la foi aux » Arabes, Non, je crois que cette prédication, » faite imprudemment, au lieu de hâter l'œuvre, » l'éloignerait, et !- “endrait à jamais impossible, » en faisant naître le fanatisme. Je pense que le » rapprochement doit s'opérer peu à peu, par » l'exemple, par les bienfaits, par la charité, par » le temps enfin, l'artisan ordinaire de toute les » choses durables, »
Dès 1873, les PP. Jésuites pénétraient dans la grande Kabylie, où ils fondaient trois postes :
; * un an Tarte l'un ds)
nilsnst 1 s | Le HE inc au Fort National, chez les Beni-irater, ies
nn mL, MM Lu M
l'A d'e les mé inc
les M:
na!
rel
qu lé sai tro qui Re sib au
jeu
nistration le nourrir ernement , Si longd'orpherues et le lger, les avec les ouvrirent malheuà quatre ndit aux par leurs ent plus avigetie rs tribus, de Macl se conloptif de e, et qui t portée s, raison rver ses
oyau de ts ayant épreuve, nt devechez les d'Alger he qu'il village “yprienterrain, in hôpile biendoptive
‘enversé ous. Ce | Peu à
laisser >s popue de !a et qui
écrivait, ide pas rté ; et en user foi aux ication, l'œuvre, ossible, > que le eu, par ité, par ute.; les
dans la postes :
ten, ies
mm
deux autres chez les Beni-Venni et les Beni- Fraoucen. Partout ils se firent respecter, en ouvrant dans leurs maisons dispensaires et écoles. Les décrets dr ‘3 mars ont forcé les Jésuites à quitter ‘a Grande-Kabylie : mais ils n'étaient pas seuls à travailler chez les Berbères de l'Atlas, et leurs compagnons sont restés,
En parlant de la préfecture apostolique du Sahara, je reviendrai sur l’organisation des missions de la Kabylie.
Mais ici une question préjudicielle se pose : l'apostolat des musulmans d'Algérie est-il possible ?
Pour répondre à cette question, il faut avoir scin Ge distinguer entre les différentes races qui
peuplent notre grande colonie africaine, A notre arrivée en Algérie; nous trouvâmes, dans les villes du littoral, des Arabes et des Maures, ceux-ci descendants des anciens musulrnans chassés d’Espagne, ceux-là venus, au x11e siècie, de la péninsule arabique. Les uns et les autres ont tout le fanatisme et l’orgueil farouche des disciples du Prophète, et l’apostolat catholique n'a rien à faire avec eux, au moins pour le moment. Mais il en est autrement des tribus berbères de l’intérieur, qui sont les descendants des anciens chrétiens d'Afrique, et qui ont gardé, dans leur apostasie, bien ds restes du christianisme,
Quand les sectateurs de Mahomet envahirent