KABYLIE
RÉSIDENCE DES RR,. PP. JÉSUITES A DJEMA SAHRIDJ, CHEZ LES BENI FRAOUCEN.
l'Afrique au Vrie siècle, les chrétiens, forcés d'abandonner aux vainqueurs les villes du littoral, les plaines et les vallons fertiles des bord; de la mer, se réfugièrent, les uns dans les montagnes inaccessibles de l'Atlas (Kabyles), les autres dans les oasis du grand désert (Mzabites et Touareg), Mais les uns et les autres conservèrent leur langue nationale, le berbère, et leurs traditions civiles et religieuses. Jusqu'au XxI° siècle, il paraît même qu'ils eurent un clergé, puisque nous vorons l'évêque africain Servandus, sacré à Rome par saint Grégoire VIT qui le renvoya ensuite à son troupeau, C'est ie dernier document historique qui nous soit parvenu sur les chrétiens d'Afrique. Kefoulés loin des côtes, sans communication possible avec l'Europe chrétienne, il est probable
qu'ils pardltpans cine Fe
Ï H nt successivement leurs évêques et leurs prêtres, et qu'ils se laissèrent entrainer peu
à peu à embrasser le mahométisme, Mais il est à remarquer qu'aujourd'hui encore, les Arabes refusent de les reconnaitre pour de vrais croyants, et que la haine la plus vivace n’a cessé d'exister entre les Arabes, la race conquérante, et les tribus berbères de l'intérieur, Il est bien fâcheux ar à l'époque de la conquête, cet antagonisme de races et de croyances ait été ignoré des Français. En nous appuyant sur les Berbères, qui forment les trois quarts de la population algérienne, il nous eût été facile de soumettre les Arabes et de nous assurer la possession tranquille du pays.
Mais, dira-t-on, ces Berbères ne sont-ils pas musulmans aussi bien que les Arabes? Sans doute, ils sont musulmans, mais combien ils diffèrent des vrais Arabes ! D'abord, en subissant le Coran comme loi religieuse, ils ont toujours
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