‹ Les missions catholiques au XIXme siècle [microforme]Chapitre 263 sur 404 · MGR LAVIGERIE BÉNISSANT JN ORPHELIN ARABE · texte numérisé non relu

MGR LAVIGERIE BÉNISSANT JN ORPHELIN ARABE

sulmans, vint ruiner ces Eglises. L'agonie de | embrassèrent l'islamisme,maissans pouvoirarriver

l'Afrique chrétienne, violemment séparée du cenire de la catholicité et privée detous les rapports possibles avec l'Occident, dura des siècles : agonie lente, cruelle, héroïque et trop peu connue des historiens modernes.

Qu'on se représente les angoisses de ces évêques et de ces prêtres, courbés sous le cimeterre de leurs oppresseurs, assistant aux funé. railles de leur Eglise, et voyant tomber un à un ses derniers pasteurs, sans espoir possible de les remplacer, Pour fuir leurs cruels vainqueurs, les ne rest uleal

1. Lettre aux Conseils centraux de la Profagation de la Foi, sept, 1868,

à se faire reconnaître par les autres musulmans pour de vrais sectateurs du Prophète, C’est qu'aussi ils ont conservé un grand nombre de traditions chrétiennes, Jamais on ne verra les Mzabites entrer dans une mosquée : leur nom même signifie cnguième, comme celui de Touareg, qui veut dire abandonné, indique que les Arabes les considèrent comme des schismatiques, vivant en dehors des guatre sectes orthodoxes de l'islarn. Comme les Kabyles de l'Atlas, les tribus berbères du désert ont conservé la monogamie chrétienne et le droit romain. Chez eux, DIEU s'appelle Adane :; c'est l'Adonaï chrétien, à peine défiguré :

au lieu du paradis sensuel de Mahomet, ce Dieu habite un ciel spirituel, où il est entouré d’esprits bienheureux, Ardgelous; évidemment encore, ce sont ncs5 anges.

€ La croix, écrit un voyageur français (1), se trouve pariout chez les Touaregs, dans leur alphabet, sur leurs armes, sur ieurs boucliers, dans les ornements de leurs vêtements ; ils portent sur le front en tatouage une croix à quatre branches égales. »

y NAN R. P. POUPLARD, DES MIss

Enfin les tribus du grand désert ont gardé l'usage de la confession publique, telle qu’elle se pratiquait aux premiers siècles, de l'imposition de la pénitence et de l’absolution donnée par le prêtre. Il est certain qu’il y a là d'anciens souvenirs chrétiens à recueillir et à réveiller dans le triple intérêt de la foi, de la civilisation et de l'influence française.

Quand on pourra s'approcher de ces farouches enfants du désert, on découvrira peut-être qu'ils sont restés plus chrétiens qu'on ne le

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