SON ÉM. LE CARDINAL MANNING
SA ferme oise
catholicisme, Dans les cinq années (1841-1846) qui furent les plus fécondes du mouvement puséyste, on compta jusqu'à 60 ministres qui renon-
! cèrent à l'Église établie pour entrer dans la
véritable Église de JÉSUS-CHRIST,
Depuis, ce mouvement, bien qu'un peu ralenti, a continué, et si l'on voulait compter aujourd'hui tous les transfuges de l’Ég ise anglicane qui l'ont quittée pour se faire catholiques, on arriverait à plus de 1200,
Un grand nombre de ces illustres trarsfuges de l'Eglise anglicane embrassèrent le sacerdocé, et devinrent, en Angleterre, les colonnes de l'Eglise catholique. Les deux plus en vue étaient, il y a quelques années, les cardinaux Manning et Newman. Le cardinal Newmn, savant Oratorien, s’occupait de vastes recherches, qui s'adressaient surtout à l'élite de la société anglaise ; le cardinal Manning, archevêque de Westminster, était à la tête du nouvel épiscopat ; tous deux étaient environnés du respect universel, et les protestants les premiers se montraient fiers de la haute situation qu'ils occupaient dans le pays. Il y a quelques années, les deux cardinaux furent admis aux grandes réceptions de la cour, et l'aristocratie anglaise, si dédaigneuse d'habitude, leur ouvrit ses rangs avec un empressement qui témoigne que nous sommes loin des temps de Henri VIII et d'Elisabeth,
Le docteur Pusey n'eut pas le bonheur de suivre ses nobles amis jusqu’au bout. Après avoir pris, en 1833, la tête du mouvement, il les abandonna tous, les uns après les autres, sur le chemin de Rome, et, cherchant un compromis impossible à trouver entre l'erreur et la vérité, il essaya de former un parti mitoyen qui ne fût ni l’anglicanisme, ni le catholicisme, qui répudiât à peu près tout de l'Eglise officielle, excepté le nom, qui adoptât à peu près tout de l'Eglise romaine, hormis l'autorité infaillible, sans laquelle elle ne serait rien.
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