Rapport à la Société des Missions de Londres
LES MISSIONS CATHOLIQUES AU XIXm SIÈCLE.
les deux partis, se tinrent toujours sous la réserve, |
| bien des privations, au milieu « | et de sectaires hostiles à leur foi.
1871 à 1873, fit beaucoup de ruines dans l’archipel et compromit l'indépendance de Samoa. Pour soutenir la lutte, les deux partis vendirent à vil prix leurs meilleurs terres aux Américains et aux Allemands, afin d'acheter des fusils à aiguille et des ganons perfectionnés. Pendant deux ans, les villages furent détruits, les cases incendiées, les plantations dévastées, la terre demeura sans culture. Enfin la paix fut conclue, le 17 mai 1873, sur les instances de Mgr Elloy, qui fut invité par les chefs à apposer sa signature au traité. Mais les indigènes s’aperçurent bien vite qu'en cédant aux incitations des ministres, ils avaient compromis l'indépendance de leur pays et fait le jeu des! étrangers, qui sont désormais établis à demeure dans ces îles, dont ils possèdent les meilleures terres.
Les malheurs de la guerre et l'attitude conci-: liatrice des missionnaires catholiquesont beaucoup fait à Samoa pour dissiper les préventions et ramener les esprits à la vraie Eglise, Dernièrement, quand les députés (car Samoa jouit des splendeurs du régime représentatif) ont fait une constitution, les chefs- protestants, aussi bien que les catholiques, en remirerit une copie à l’évêque, le priant de faire ses observations, Ce nouveau code, rédigé par des sauvages, pourrait servir de modèle à plus d’une de nos constitutions modernés$ : il proclame la liberté des consciences, sanctionne l'indissolubilité du mariage, interdit les danses obscènes, l’ivrognerie, et prescrit le repos du dimanche.
On peut donc dire qu’à Samoa le catholicisme, bien que numériquement très inférieur au protestantisme, a triomphé finalement des calomnies qui l’assaillirent zu début. Mais si l'esprit public, d’hostile qu’il était d’abord, lui est devenu favorabie, il n'en a pas moins toujours à lutter contre la propagande des nombreux catéchistes protestants, richement payés et répandus dans les moindres villages.
C'est pour contrebalancer leur influence et répondre à un vrai besoin, qu'en 1875, Mgr Elloy ouvrit, à Vaea, près d'A pia, qu'on: peut considérer comme la capitale de tout l'archipel, une école de catéchistes, qui commença avec 6 jeunes gens non imariés et 11 ménages, et qui, après avoir fourni une centaine de catéchistes à la mission, dont 67 actuellement en exercice, compte encore 45 élèves. Après quelques années de préparation sérieuse, la plupart de ces jeunes gens se marient, et la mission envoie les jeunes ménages ouvrir de nouveaux postes et préparer la voie au missionnaire, Jusqu'ici la mission n’a eu qu’à se louer du dévouement et de la docilité de ces catéchistes, qui s’exilent volontairement loin de leurs familles et de leurs villages, pour aller vivre, au prix de aïens grossiers
On compte à Samoa environ 5.000 catholiques contre 30.000 protestants, appartenant à toutes
| les dénominations religieuses.
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catéchiste, mais pas de prêtre, imitèrent cet exemple. Ils firent deux cent: lieues à travers des flots inconnus, Sur une méchante barque qu'une vague aurait submergée, Pour venir à Samoa recevoir les exemple pour nos catholiques d'Europe, qui ont l'église et le prêtre à leur porte, et qui, souvent, n’en usent pas !
longtemps à ces pieux désirs, E sionnaire fut envoyé aux îles T faire la première Communion depuis, la mission les fait visit
l'évêque constata qu'à Nukunom seulement 80 habitants, tous ] Exception, savent lire, ce de la ville la plus civilisée d'Europe,
On vient d'élever à Apia une belle église cathédrale, et malgré leur petit nombre, les catholiques, étroitement unis dans la Profession d’une même
foi, semblent bien désormais evoir l'avenir pour eux.
Îles Tokelau. Le groupe des îles Tokelau, à 150 lieues nord-ouest de Samoa, est composé d'une centaine d'ilots, de formation madréporique, comme les Paumotous, Plusieurs de ces îles sont encore inhabitées ; les autres renferment 60, 80, 100, et les plus peuplées 1 50 habitants, Population misérable, qui vit uniquement de la pêche et des fruits du cocotier.
En 1863, on vit arriver à Samoa quelques indigènes de Nukunonu, qui avaient été évangélisés en Passant par un catéchiste de Wallis. Confiants en la protection de DIEU, ils s'étaient lancés en pleine mer sans boussole, et avaient fait, sur de méchants troncs d'arbre, un voyage de 350 milles pour
venir chercher des prêtres et demander le baptême. La foi héroïque de ces braves gens ne fut Pas trompée, Contre toute espérance, ils débarquèrent à Samoa, demeurèrent quelque temps à la mission, reçurent le baptême et furent rapatriés sur une embarcation
moins primitive, avec quelques catéchistes qu'on leur envoya faute de missionnaires. Leurs Pauvres pirogues furent conservées À la mission comme un einento de la foi qui leur avait fait braver tous les périls.
En 1875, les habitants d’une autre île, qui, depuis sept ans, avaient un
Sacrements, Grand
Il était impossible de résister plus
n 1877, un misokelau pour faire
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Situation religieuse du vicariat
apostolique au I Janvier 1807.
LE CATHOLICISME DANS LES
de la Société de Marie,
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es enfants, sans | l'écart des cruels Sauvages de la Nouvelle-Calé qu'on n'oserait affirmer | donie, mais nos missi
Nouvelle-Calégos:
ILES DE L'OCÉANIE, 1800-1890. 401 prend l'archipel de Samoa et les îles Tokelau, — 5:250 catholiques, sur 35.000 habitants.
Personnel : 1 administrateur apostolique, naires,
1 prêtre indigène, 67 catéchistes,
12 Sœurs de N.-D, de l'Océanie, dont 10 indigènes ; 2 maisons,
Œuvres: 15 résidences, pelles, 43 oratoires.
1 collège de catéchistes, Saint-Joseph de Vaéa, 47 élèves.
Le Séminaire de Lano (Wallis) sert pour les deux vicariats.
Apia : école d’Anglais,blancs et indi
17 mission- 52 missions, 11 églises, 22 cha-
gènes; pensionnat
A de filles, 193 élèves ; 47 écoles élémentaires, 7 58 élèves,
MGR ELLoy, vicaire apostolique de l'Océanie centrale,