‹ Les missions catholiques au XIXme siècle [microforme]Chapitre 399 sur 404 · ANG · texte numérisé non relu

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YEL est l'état actuel des Missions catholiques dans les cinq parties du monde, à la fin du x1xe siècle, On a vu, au chapitre premier, la situation des Missions en 1800. Qu'on compare les progrès acquis, soit pour le personnel, soit pour l'organisation et le développement des œuvres. La marche en avant est incontestable et saute aux yeux des plus prévenus,

En 1809, les ouvriers apostoliques font défaut partout. La ruine de la Compagnie de Jésus à été, à la fin du dernier siècle, le signal de la de âcle. Les vocations se font de plus en plus rares, et la Révolution française, en détruisant partout les Ordres religieux, en fermant tous les séminaires de l'apostolat, en spoliant les ressources que la piété des siècles avait amassées pour l'évangélisation des infidèles, semble avoir frappé À mort l'œuvre des missions. C'est à peine si, en groupant tous les chiffres, on trouverait, dans le monde entier, trois cents missionnaires : Franciscains, Dominicains, Lazaristes et prêtres du séminaire des Missions Etrangères de Paris. Perdus à d'immenses distances les uns des autres, sans autres ressources désormais que la charité précaire de leurs néophytes, ils s'épuisent dans un travail disproportionné aux forces humaines et meurent avant l'heure, sans avoir vu arriver les successeurs que la pénurie des temps ne permettra pas de leur envoyer.

Aujourd'hui, 32 communautés ou congrégations d'hommes ont plus de 12.000 missionnsires prétres qui se partagent l'évangélisation du globe, Ils sont assistés, en beaucoup d'endroits, par un nombreux clergé indigène ; une vingtaine d’Instituts de Frères, qui comptent dans l:s Missions plus de 5.006 membres, tiennent les écoles ou remplissent les emplois de catéchistes.

Il faut leur adjoindre, spectacle merveilleux que ni les temps apostoliques, ni le Moyen-Age n’ont vu, 44.000 religieuses européennes, assistées de 10.000 Sœurs indigènes, qui ont tout quitté, tout sacrifié pour venir partager les labeurs des Apôtres du CHRIST, tenir nos écoles, nos hôpitaux, nos orphelinats, nos refuges, nos dispensaires, et faire bénir de tous, même des payens les plus obstinés, des Musulmans et des Bouddhistes, les œuvres de la charité catholique, dont ces peuples infortunés n'avaient pas même l'idée.

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