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usurpation vier 1873, Genève,
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détruire ses œuvres. On commença, selon l'usage, | tères de la communauté cath
par l'expulsion des MO di ln, Voici quelles étaient,
Genève :
Un hôpital à Plainpalais (faubourg de Genève), fondé en 1846, et desservi par les Sœurs de Saint-Vincent-de. Paul,
Un hospice à Carouge, desservi par les Petites- Sœurs des Pauvres.
Quatre orphelinats de jeunes filles, tenus par les Sœurs de Saint-Vincent-de- Paul.
Des écoles libres de garçons, tenues par neuf Frères des Ecoles chrétiennes, et donnant l’instruction à 701 enfants.
Des écoles libres de filles, tenues par les Sœurs de Saint-Vincent-de-Paul et donnant l'instruction à 908 jeunes filles.
Un pensionnat et une école normale de filles à Carouge, tenus par une congrégation de dames, appelées les Fidèles Servantes de JÉSUS,
Une loi de 1872 commença par imposer aux Congrégations religieuses de se faire autoriser.
Elles se soumirent à cette exigence, et le 27 juin 1872, un arrêté du Grand Conseil refusait l'autorisation aux Congrégations enseignantes, et fermait les écoles des Frères et des Sœurs, Exceptionnellement, et à titre personnel, les religieuses hospitalières étaient autorisées à demeurer dans le canton pour assister les pauvres,
Trois ans plus tard (23 août 1875), un nou veau décret révoquait cette autorisation ; et chassait de leurs hôpitaux les Sœurs de Saint- Vincent-de-Paul et les Petites-Sœurs des pauvres,
Une pétition, signée de 40 médecins et de 655 dames protestantes, avait demandé, au nom de l'humanité, le maintien des religieuses hospitalières ; mais la Loge avait parlé, elle fut obéie.
La Sœur Vincent, Supérieure de l'hôpital de Plainpalais, était raourante au moment des expulsions. Il fallut l’arracher de son lit et la jeter dans une voiture, pour la transporter à la frontière. La fière cité de Genève, qui donnait asile en ce moment à plusieurs pétroleuses, était évidemment en danger si une vieille Sœur de Charité, qui avait passé 47 ans de sa vie au service des pauvres dans le canton, était restée quelques jours de plus, pour mourir dans son lit !
L'expulsion des Congrégations religieuses n'était, comme d'habitude, que le premier acte du drame. On ne tarda pas à s'attaquer au clergé paroissial, en S'appuyant sur une poignée de libres-penseurs, qui, se disant catholiques. libéraux, protestaient contre les décrets du concile,
Mais il fallut forger de nouvelles lois, pour |
L'ÉGLISE DANS LES CANTONS SUISSES, 1800-1890. ee a SE
cette époque, les œuvres du culte catholique, dont voici les pri des Congrégations religieuses dans le canton de dispositions ;
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Après s'être débarrassé de l'évêque, il fallait | livrer à ces apostats les églises et les presby-
olique. Le 27 août 1873, le Grand Conseil vota une loi organique
ncipales
ART. IV,— Les curés et vicaires sont nommés par les électeurs catholi ues, inscrits au rôle des électeurs cantonaux et domiciliés dans ja paroisse,
ART. V. — Sont éligibles tous les ecclésiastiques ordonnés prêtres dans l'Église catholique. Ils ne peuvent, sans l'autorisation du Conceil d'Etat, exercer de fonctions ou Accepter des dignités ecclésiastiques autres que celles qui leur ont été conférées par les électeurs.
ART. VI. — Avant leur installation, les curés et vicaires prêteront serment d’obéissance à la constitution et à la loi organique du culte catholique.
ART, VII. — Les curés et vicaires peuvent toujours être suspendus par le Conseil d'Etat pour violation de leur ser-