XVII INTRODUCTION
revivent les ravissantes images de cette république chrétienne , que Miratori a peinte d'un seu! mot, en intitulant la description qu'il en à faite : Ja Chrétienté heureuse , il Cristianesimo felice.
Qui ne serait jaloux et fier de s'associer à l'œuvre de ces vrais bienfaiteurs de l'humanité t Quele activité , quelle gloire n'en revient-il pas à
-mêmes t « En assistant , dirons-nous avec l'un des écrivains de nos e vour le service
nous chères Annales , en prenant part à ces combats de l'Eglis de Dieu, à ces morts viciorieuses, à ces contessions intrépides des néophytes , à tant de sacrifices et de vertus , il faut bien , tôt ou tard, qu'on ait honte de soi-même et qu'on veuille aimer Dieu davantage. On s’attache plus tendrement à cette Bonté éternelle qu'on voit sans cesse occupée à solliciter les hommes , sans cesse repoussée par la haine et V5 mépris. On finit par se pénétrer de cette sainte passion si énergiquement exprimée par Bourdaloue , lorsqu'il montre « les intérêts de Dieu remis en nos mains, tellement que nous en devons être les garants , et qu'autant de fois qu'ils souffrent quelque altération et queique déchet, Dieu a droit de s'en prendre à nous, puisque le dommage qu'ils éprouvent n'est que l'effet et une suite de notre infidélité... Quand vous travaillez pour vous-mêmes, continue-t-il, comme vous êtes vous-mêmes petitst Quoi que vous fassiez, tout est petit, tout est borné, tout est réduit à ce néant inséparable de vos personnes et de vos états. Mais quand vous vous intéressez pour Jésus-Christ, tout ce que vous faites a je ne sais quoi de divin. » Ce n’est pas en effet, une vaine formule que cette invocation : « Saint François Xavier, priez pour nous. » Invocation qui rappelle la mémoire de cet homme, à qui l'amour divin ne laissait pas de repos. Ca devier recueilli chaque semaine , c'est une coopération à la rédemption du monde par le sang de Jésus-Christ. Voilà l'ouvrage auquel nous nous associons. À l'exemple du Sauveur, nous commençons à aimer les
hommes, sans ces liens plus iroits que forme la communauté de race,
des pren:
de D Pas] faible de tal comm une n08 p nos … tions :
temps les ass concile la Cor ration, tentati
courue
INTRUDUC'YION XIX
de patrie et de religion ; à en aimer autant que le Sauveur en aima croix. Choz ces peuples
sur la pervers , mauñits par les voyageurs ; parmi ces tribus cannibaies dont on nous a raconté les horribles festins, nous ne voyons plus que des âmes immortelles , souverainement dignes de pitié et de dévouement, En apprenant ainsi à secourir des misère:
comment resterions-nous insensibles à celles que nous voyons, louchons , qui nous attendent au senil de nos portes, da fond de nos prisons et de nos hôpitaux ? Non, 1
absentes ,.
que nous 24 nos rues, au
"OEuvre de la Propagation
de la toi, en tournant le cours Ge la charité vers des contrées lointaines,
n'ôte rien aux panvres de nos villes,
» Que sera-ce si, nous éjevant À des vues plus hautes et plus dégagées
des pensées de la terre , nous regardons où vont n08$ offrandes ? Elles prennent le même chemin ou
nos prières. Elles vont dans ces trésors de Dieu
» où l'obole de la veuve est comptée , où un verre d'eau n'est
pas perdu , où nul ne donne tant qu'il ne reçoive bien davantage, Nos
faibles mérites vont s'y confondre avec ceux des apôtres, des martyrs,
de tant de catholiques souffrants , persécutés, Entre eux et nous tout est
CoMMUN : nous avons une fleur dans ioutes leur lonnes ; il n’y a pas
qui ne prie au ciel pour nos péchés, qui ne fasse descendre la miséricorde sur nos têtes et sur nos maisons.
une de leurs larmes que les anges recueillent,
Nous ne sommes oubliés dans aucune de leurs supplicA-
tions ; ils ont appris à prier pour nous en voyant chaque année , au
temps de la commémoration des morts, leurs prêtres monter à l'autel pour
les associés défunts de la Propagation de la foi. Les Pères «u dernier
concile américain de Baltimore s'unissent aux évêques de la Chine et de
la Corée, afin de nous bénir, Rien ne peut résister à cette sainte conspi-
ration, Si la moitié de l'Europe, au seizième siècle , tint ferme contre les
tentatives de la réforme et contre ses violences, peut-être t-elle se-
courue plus qu'elle ne le pense par ces nombreux rissioaaires italiens, plus q P