‹ Les missions catholiques dans toutes les parties du monde [microforme]Chapitre 24 sur 175 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

otre allaitant en ce lieu l'Enfant Jésus, la terre se trouva une fois humectée de à et si quelques gouttes du lait virginal de Marie. Son entrée est fort basse , etl'on cher y desced par six marches ; sa voûte est soutenue de trois colonnes qui ‘une empêche qu'elle ne tombe en ruines, parce que non-seulement les chréelle tiens , mais les Turcs mêmes en tirent beaucoup de terre, laquelle a, ‘une dit-on , une vertu contre les fièvres, et certaines propriétés favorables e de aux nourrices et à leurs enfants. Au milieu de la grotte, il y a un autel Ces où les Pères de Terre-Sainte célèbrent quelquefois la messe. Après avoir huit prié quelques instants dans cette grotte, les religieux de Bethléem, qui f n'a nous avaient accompagnés dans cette visite , suivis à leur tour d'un grand l'ar- nombre de fidèles , entonnèrent en arabe les litanies de la sainte Vierge. acée Un peu au delà de cette grotte , on en trouve une autre dite la grotte des rCÉS Pasteurs ; les Arabes l’appellent encore le village des Pasteurs. On prés et tend qu'Abraham faisait paître ses troupeaux dans ce lieu, et que les voit bergers de Judée furent avertis dans le même endroit de la naissance sses- du Sauveur. La piété des fidèles a transformé cette grotte en une chaaix ; pelle dont se sont emparés les Arméniens schismatiques ; ils peuvent nité. seuls y célébrer.

qaire » Une demi-lieue plus loin, et après avoir gravi à cheval une montagne aux assez élevée, on nous fit remarquer à droite une plaine assez étendue ; è de au milieu de cette plaine on montrait quelques ruines. Ce sont là, nous ciel dit-on , les ruines de l'ancienne Engaddé, si célèbre dans la sainte Ecriéem. ture par la quantité et la qualité des vignes qui y croissaient. On assure que r du - c'est dans une de ces cavernes que David se contenta de couper le bord dans de la robe de Saül, son ennemi » qui le cherchait pour le mettre à mort. de la De cette hauteur s'offrit à nous un poixi de vue magnifique. À la suite de acun quelques ondulations de montag:‘:, nous découvrions la cime de deux nt à hautes tours qui s'élèvent dans une vallée profonde ; on nous dit que éem, C'était le couvent de Saint-Sabbas. À gauche de ce couvent , et tout à fait aque à l'extrémité de l'horizon, s'étendait une grande nappe d’eau ; c'était la r du mer Morte. Toujours en tournant vers :a gauche , se dessinaient, entourés ent , de gothiques remparts, les maisons d’une grande cité ; c'était Jérusalem. spect Nous joutmes quelques instants de cet imposant spectacle, et à la hâte nous aître revinmes sur nos pas, pour pouvoir, avant la nuit, être rendus au cousaint : vent. Sur notre route, nous remarquâmes encore les ruines d'un ancien monastère; c'était celui de Sainte-Paule , devenn autrefois si célèbre par imée les soins qu'y recevaient, sans distinction, de la part de cette sainte, tous

rge les pieux pèlerins qui visitaient les saints lieux.

nes

NT La fête de la Nativité du Sauveur approchait ; quelle joie pour nous de nous retrouver dans cette bourgade célèbre (Bethléem)t Nous eûmes le bonheur d'officier pontificalement la nuit de Noël. Alors , traversant solennellement la basilique de Sainte-Hélène, et portant entre nos mains l'image du divin Enfant, nous allâmes , après la messe solennelle de minuit, la déposer avec respect sur le lieu même où était né l'Enfant Jésus, et bientôt après sur le lieu même où il avait été couché dans la crèche; c'est là que nous eûmes la consolation de célébrer nos trois messes.

» Le jour du départ étant ensuite arrivé, nous descendimes de nouveau dans la grotte sainte; et, après avoir baisé pour la dernière fois chacun des lieux vénérés, nous nous remîmes en marche, nous dirigeant vers le bourg de Jean in montana. Avant d'y arriver, nous visitâmes la fontaine de Saint-Philippe, source d’eau vive auprès de laquelle on trouve quelques restes d’une ancienne église ; c’est là, dit-on, que saint Philippe baptisa l'eunuque de la reine d’Ethiopie. Après avoir franchi en grande hâte, à l'exemple de Marie, les montagnes de la Judée, nous arrivâmes sur une hauteur qui dominaitle bourg, à peu de distance duquel est le lieu à jamais célèbre de la visite de Marie à Elisabeth, et de la naissance du saint précurseur. La nouvelle de notre arrivée fut pour les religieux , comme pour les fidèles, le sujet d'une grande joie. Ces derniers venaient tout récemment d’être victimes d'une mesure aussi sévère qu'insolite ; plusieurs de leurs parents avaient été pris, quoique chrétiens , pour être enrôlés daus les armées égyptiennes. Ils pensaient , et avec raison, qu'en notre qualité de représentant du Saint-Siége, nous pourrions leur être de quelque utilité en cette circonstance. Dieu sait tout ce que nous avons fait plus tard, et non sans succès, auprès de l'autorité supérieure , dans l'intérêt de leur cause.

» Un monument indiquait autrefois la place qu'avait occupée la pauvre mais vénérable demeure où le Précurseur fut sanctifié dans le sein de sa mère et tressaillit en présence du Die1 qui le visitait. Nous n'y trouvâmes plus que les restes d'un monastère et d'un temple en ruines ; mais il faudrait être là comme nous le fûmes , sur ces ruines , à la place même

où était Marie il y a dix-huit siècles, pour sentir ce que nous. dûmes éprouver en répétant les paroles de : e beau cantique qui a retenti à travers les âges : Magnificat anima » a Dominum..….. »

pour Nous , traentre olenit né uché r n08

veau dacun ers le ntaine quel- | baphâte, r une lieu à | saint omme t tout sieurs nrôlés notre re de avons , dans

jauvre in de trou- ; Mais même jûmes à tra-

Page 1