‹ Les missions catholiques dans toutes les parties du monde [microforme]Chapitre 40 sur 175 · T4 LES MISSIONS CATHOLIQUES · texte numérisé non relu

T4 LES MISSIONS CATHOLIQUES

enfants de vos fabriques , je suis porté à croire que les pauvres ici sont beaucoup mgins à plaindre que ceux de la Grande-Bretagne. J'ai été souvent frappé de la bonne mine et de l'air enjoué de nos jennes Indiens,

plus heureux que ces jeunes victimes de la misèr. 10 1 débauche qu'on voit errer sur vos places comma de livide, :queie us chaque fois que le travail des manufactures vst «aspendn : : spectacle dont

j'ai été souvent témoin. dans rue patrie !

» Nous n'avons pas non plus a descendre dans ces sr luits souterrains qu'habitent t:nt de malheureux en Angleterre, an:r°+ :‘üides et dégoùtants , à peine éclairés par quelque pâle rayon de iuwière, où l'air corro.spu et pestilentiel qu'c* respire engendre at propage le typhus. Ne vaut-il pas beaucoup mieux, dans un climat chaud comme celui-ci, reposer sur la terre nue que sur ces misérables haillons où j'ai vu, étendus pêle-mêle , nos enfants d'ouvriers, dont les corps amaigris , consumés par la faim et par l'excès du travail, sont encore défigurés par la crasse qui les ronge ? Il est vrai que lorsque ia famine ravage ie pays , ou que le choléra décime ses habitants, toute comparaison doit ceser.

» Que n'aurais-je pas à dire encore sur vos maisons de travail? mais je ne m'étendrai pas sur ce sujet , bien qu'il soit un de caux qui réveillent en moi les plus vives sympathies comme les plus douloureuses pensées. Soyez assurés, mes chers amis , si vous êtes au nombre de mes lecteurs , que je n'ai pas oublié les scènes de souffrances dont j'ai êté souvent avec vous le témoin ; prissiez-vous , à votre tour, vous souvenir de moi sorsque vous êtes agenouillés devant Celui qui est le Père des pauvres!

» J'ajouterai une dernière observation sur le paupérisme indien : c'est qu'entre les familles fortunées et la classe indigente , il existe une ligne de séparation aussi tranchée , tout aussi profonde que celle qui divise les castes ; mais avec celte différence importante que le pauvre peut devenir riche, tandis que le paria , commé je j'ai déjà fait remarquer, ne peut jamais devenir membre d'une tribu supérie, -e.

» Toutes les fois que ces préjugés nationaux ne blessent en rien les intérêts de la religion , nous sommes obligés de les respecter. Essayer de les déraciner, serait peine inutile ; outre qu'on produirait presque toujours beaucoup de mal, on se rendrait tout aussi ridicule que si l’on voulait, en Angleterre, persuader aux lords de diner à la même table que leurs domestiques , sous prétexte que devant Dieu tous les hommes ne sont que cendre et poussière. Ce serait là une réponse suffisanwe aux vaines

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