DORE
le démon . par je ne sais quelles cérémonies, et lui offrent ensuite leurs hommages roligieux. Quelquefois ils décorent cette boue sèche de guirlandes de fleurs ou l'arrosent d'huile en forme de libation. Malheur à vous
si, d’un coup de pied, vousrenversez ce ridicule autel! Ils vous traduiront .
devant les ‘ribunaux, et les juges né manqueront pas de vous condamner comme ayant violé sacrilégement un objet du culte indien.
» Les pagodes et les tertres sacrés dont je viens de faire mention, quoique multipliés à l'infini, ne suffisent pas encore à la superstition du peuple. Il faut qu'il ait sans cesse sous !2s yeux st sur lui-même quelque objet de son culte, quelques signes de sa dévotion insensée. Mais quel est ce talisman vénére sans lequel un païen n'oserait sortir de sx maison ? Je vous le donnerais en cent, que vous n’en approcheriez pas. C'est, passez-moi l'expression, c'est la fiente de vache. Oui, tous les jours, la première chose que ïait un idolâtre à son réveil, est de s'en frotter le visage , la poitrine et les bras. Ainsi parfumé, il se tourne vers l’orient et adore le soleil. Il va ensuite se mavaner partout, marqué au front de cette empreinte révérée, et se montre aussi fier de ce singulier ornement que le serait un petit-maître d'étaler sa brillante parure. Voilà où en est encore l'immense majorité de la nation indienne. Ma plume se refuse à reproduire d’autres détails bien plus hrmiliants pour notre pauvre hüumanité.
» Les païens ont aussi des jours fastes et des jours néfastes. Ainsi on ne peut, sans courir un grand danger, ou du moins sans vouloir &houer dans toutes ses entreprises, aller au nord les lundis et les samedis , à l’ouest les mardis et les mercredis, au sud les jeudis, à l'est les vendredis et les dimanches. 1ls sont dans l'usage, et c'est pour eux une nécessité, de se frotter d'huile an moins une fois par semaine ; mais il faut se garder de le faire indistinctement quelque jour que ce soit; l'imprudent qui se le permettrait un mardi ou un vendredi, s'exposerait à avoir la fièvre ou quelque autre grave maladie; pour les jeudis oules dimanches, on courrait grand risque de perdre l'esprit et la beauté, »
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